-------- PAR : GUEYE FIAVI DEKPEYA ---------  Une semaine après la pentecôte, le Saint Esprit souffle sur la cause des prisonniers politiques : l'église demande leur libération

Depuis le 11avril 2011, une chape de plomb couvre le drame que vivent les militants du Front Populaire Ivoirien. Traqués de partout par les nervis de Dramane Ouattara, ils sont tués ou enfermés dans des prison lugubres où ils connaissent des fortunes diverses. Certains(300 environs) bien que présents dans les fichiers de la justice ivoirienne seront portés disparus. D'autres, après 4 à 5 ans de détention arbitraire, n'ont pas encore rencontré de juge pour savoir de quoi ils sont accusés. D'autres encore, tels des otages politiques, font l'objet de chantage honteux d'un pouvoir moribond rattrapé par ses mensonges et mystifications diverses. 
Malgré le rapport de la CDVR formel quant aux solutions susceptibles de booster le processus de réconciliation nationale en vue de reconstituer la cohésion sociale, Dramane Ouattara est resté sourd et impénétrable. 
A l'occasion de l'ouverture du procès du Président Laurent GBAGBO devant la CPI, le 28 janvier 2016, le FPI parcourt monts et vaux pour expliquer les enjeux dudit procès et mobiliser les Ivoiriens en vue de la libération de l'illustre prisonnier de la Haye et par ricochet celle de tous les prisonniers politiques. Certaines autorités coutumières rencontrées à l'occasion ont prêté une oreille attentive au discours du parti de Laurent GBAGBO, quand d'autres, comme le roi de Moossou, ont montré toute leur petitesse face à une cause nationale juste. 
Lors du pèlerinage national des chrétiens catholiques à la basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro pour la célébration de la Trinité, l'Église Catholique s'est enfin emparé de la cause des prisonniers politiques dont elle a demandé la libération par la voix de l'évêque de Katiola, ce dimanche 22 mai 2016. Alors qu'aux premières heures du drame de la Côte d'Ivoire, les prélats ivoiriens s'étaient murés pour ne rien voir, rien entendre, à l'exception du père Djereké et de l'évêque de Yamoussoukro, cette subite sortie, même si elle est à saluer, mérite néanmoins d'être interrogée !
Pour l'heure, saluons tout juste ce souffle du Saint Esprit qui a vigoureusement secoué cette église dont les hiérarques enkylosés par la torpeur et les prébendes de Dramane ont pendant longtemps servis de caution morale à la dictature du boucher de Sindou ! 
De la pentecôte et encore de la pentecôte pour une nouvelle vraie Côte d'Ivoire souveraine, digne et solidaire.

 
 
------ PAR :MA MIAN EDJOKE ------
Dès son arrivee SANGLANTE au pouvoir, dramane wattra erige le gang Children of ...en Organisation d'Utilité Publique. Mais contrairement à ce qui devrait être la préoccupation de ceux qui invitaient les ivoiriens à ne pas donner leur voix à la pauvreté , nous constatons une proliferation des " microbes" qui defient même les forces de l'ordre.
- Où sevissent les " microbes ?? Dans les quartiers pauvres.
- Qui attaquent ils ?? Les populations pauvres
- Pourquoi attaquent ils les populations ? Parce qu'ils sont pauvres et cherchent de quoi repondre à leurs besoins.
Ces pauvres enfants transformés en " microbes" ne sont ils pas aussi des Children of A... ( des enfants d'Afrique) ?? À quoi servent tous nos milliards engloutis dans cette " operation dite d'utilité publique " ??
IL y avait un pauvre homme comme nous ( Le President GBAGBO Laurent ) qui a accedé au pouvoir, il avait pour ambition d'améliorer nos conditions de vie mais, à cause de certains intrus, on se retrouve avec une autre personne ( dramane wattra) flanquée d'une épouse la plus criminelle et cupide que l'Afrique peut connaitre.
Oui Le Président GBAGBO Laurent est RÉELLEMENT pauvre sinon , les colons se serait contentés de brandir toutes les sommes detournées au lieu de se ridiculiser avec des temoins aux declarations plus STUPIDES les unes que les autres.
En fait chers ADO rateurs, les riches que representent Ce couple diabolique à la tête du pays , travaillent pour que les pauvres restent pauvres générations après générations . Pourquoi les " microbes" qui ne craignent pas les forces de l'ordre ( ils font même fermer des commissariats ) n'attaquent ils pas les quartiers de riches et de " blancs" si vraiment ils sont dans le besoin ??
Chers ADOrateurs, ouvrez un peu les yeux , ce couple est COMPLÈTEMENT entrain de vous " ENTUBER" proprement.
Avec vos enfants " microbes" vous voilà maintenant à dormir au clair de lune et sous la pluie ( mamie buldozzer s'occupe de vous )
GRANDISSEZ pour vos enfants chers ADOrateurs pendant qu'il est encore temps .
 
--- PAR : MA MIAN EDJOKE ------- LE PROCÈS DE GBAGBO ET GOUDÉ A DANS SA FORME COMME DANS SON FOND , REVELÉ LA VERITÉ , QUE CHERCHONS NOUS ENCORE ....???
Beaucoup parmi nous disent souvent qu'ils attendent la vérité à travers le procès de la Honte qui oppose son Excellence GBAGBO Laurent, Président Légitime de la Côte d'Ivoire aux forces des tenèbres de l'imperialisme . En disant dès le départ de ce procès que, c'est le procès de la HONTE, on a implicitement reconnu la vérité que certains cherchent. Le plus important dans tout ce qui se passe, c'est : QUE FERONS NOUS APRÈS CETTE VÉRITÉ ..??? C'est la vraie question qui devrait entrainer la vraie reponse. Pendant que ces comediens sont entrain de nous distraire avec un procès humiliant, nous nous devons de Continuer la lutte EMANCIPATRICE !! Ce procès n'est qu'un obstacle que les impérialistes ont placé sur notre chemin et pendant qu'on nous distrait, ils cherchent eux l'alternative pour contrer cet eveil de la conscience Africaine qui a produit des GBAGBO, des Simone , des Pickass, des GOUDÉ etc etc .La gestion approximative de ce procès par l'accusation indique bien que l'esprit patriotique et nationaliste sème la panique chez les neo colons parce qu'ils ne s'y attendaient pas de si tôt. C'est pour cette raison que nous ne cessons d'appeler nos fréres et nos soeurs à entamer dès maintenant sur nos terres, les actions pour l'obtention de notre Liberté. Le procès est important certe !! Mais le plus important c'est le sacrifice de Notre PRESIDENT GBAGBO Laurent , c'est un sacrifice dans l'interêt de TOUS . Pour la paix du coeur de tous ces combattants embastillés , CORSONS LA LUTTE SUR LE TERRAIN .
 

LA MAIN DE LA FRANCE DANS LA CHUTE DE GBAGBO

Sunday, 14 February 2016 12:16
-------- Par: Shannon Ebrahim. -----------
La CPI s’est discréditée lorsque les pays comme la France, craignant la perte de leur emprise sur les économies de l'Afrique de l'Ouest, la manipulent.
Je me suis récemment retrouvée assise dans un café en plein air à Kigali, dans la capitale du Rwanda, sirotant du vin sud-africain en ressassant les problèmes du continent. Mon compagnon de déjeuner est un haut fonctionnaire de la MONUSCO, la force de l'ONU pour le maintien de la paix dans l'Est de la RDC. Il a passé la plus grande partie de sa carrière en mission de maintien de la paix en Afrique centrale. Après avoir combattu le viol quotidien des femmes dans le Kivus pendant des années et ayant réalisé l'incapacité de l'ONU à mettre fin à ce fléau, mon collègue de l'ONU s'est donné la mission de faire en sorte que les auteurs de violations des droits de l'Homme sur le continent répondent de leurs crimes.
Mais nous savions tous les deux que dans quelques jours le Sommet de l'UA rallierait ses Etats membres à prendre des mesures concrètes pour se retirer de la Cour Pénale Internationale (CPI). C'est ce qui s'est exactement passé le 30 Janvier par la voix du président kényan Uhuru Kenyatta, lui-même visé par la CPI, qui engagea la bataille. Bien que mon collègue de l'ONU et moi déplorons le contournement de la justice par la CPI, nous restons convaincus du fait que cette institution ayant ainsi perdu sa crédibilité, les Africains n'ont plus foi en sa capacité de rendre justice de façon impartiale. Il ne s'agit pas seulement de ce que seuls les Africains sont ciblés par cette institution, mais aussi du fait que les grandes puissances, la France en particulier, ont sérieusement réussi à manipuler la CPI et à l'utiliser pour leurs propres intérêts stratégiques sur le continent.
L'ouverture à la Haye du procès de l'ancien président Ivoirien, Laurent Gbagbo, le mois dernier, après cinq ans d'incarcération, a mis à nu cette manipulation de la CPI par la France. Mon collègue de l'ONU et moi avons discuté de toute la manigance que la France avait mise en place dans le but de neutraliser Gbagbo qui est pourtant venu au pouvoir par des élections démocratiques en 2000, mais qui a cherché à réduire le contrôle de la France sur son ancienne colonie. Gbagbo est ainsi devenu la plus grande menace pour la domination de la France, non seulement sur la Côte-d'Ivoire, mais sur toute la région, étant donné que sa lutte pour le déliement de l'emprise des sociétés françaises sur l'économie de son pays pourrait faire tâche d'huile dans toute la sous région ouest africaine.
La France aurait planifié cinq coups contre Gbagbo qui ont tous échoué. Elle a finalement procédé par le bombardement de sa résidence présidentielle en utilisant les forces spéciales françaises qui ont par la suite capturé le président, sa femme et son fils pour les remettre à «leur homme», Alassane Ouattara; soutenu par les rebelles qui sont formés et armés par la France. L'ancien président français Nicolas Sarkozy aurait fait pression pour que Gbagbo soit transféré à La Haye en 2011. Pendant cinq ans, les procureurs de la CPI enquêtent sur les accusations portées contre lui. Certains éléments de preuve retenus contre lui par l'accusation dans les audiences préliminaires ont été prouvés fabriqués donc irrecevables. Une des vidéos diffusées et tenues comme preuves des massacres perpétrés par ses partisans serait en réalité une scène filmée d'un homme brulé vif au Kenya. Mon compagnon de déjeuner m'a informée qu'il n'est de secret pour personne que George Soros, un important bailleur de fonds de la CPI, est un ami proche de Ouattara et que la France a financé en grande partie les enquêtes de la CPI contre Gbagbo.
Un candidat à la présidence de la République centrafricaine, Pascal Bida Koyagbele, m'a dit qu'il avait rencontré le procureur en chef de la CPI, Fatou Bensouda en octobre de l'année dernière lors d'un dîner de remise de prix aux Pays-Bas, cérémonie au cours de laquelle Pascal Bida lui-même recevait le prix de leadership africain. A cette occasion donc, M. Koyagbele a demandé à Fatou Bensouda son avis sur le cas Gbagbo. Selon Koyagblele toujours, elle a donné la réponse suivante :
<< il n'y a rien de sérieux contre Gbagbo, c'est juste une pression politique venant de la France et je ne peux rien faire. >>
Koyagbele soutient que Bensouda avait sollicité le soutien de la France pour sa nomination comme procureure en chef de la CPI.
La raison de la nécessité pour la France de neutraliser la force politique qu'est Gbagbo est qu'il était déterminé à défaire l'emprise de la France sur la banque, l'assurance, le transport, le commerce de cacao et sur la politique de l'énergie en Côte-d'Ivoire. Durant le court laps de temps de son régime, il avait invité des entreprises d'autres pays à participer aux appels d'offres pour les projets du gouvernement. Gbagbo était dépassé par les couts très élevés des projets exécutés par les entreprises françaises. Par exemple, pour la construction d'un pont, les français demandaient 200 milliards de francs Cfa. Gbagbo s'est donc détourné des Français au profit des chinois qui ne demandaient que 60 milliards de francs Cfa et ceci en 2002.
Plus important encore, jusqu'à ce jour, la France maintient son pacte colonial avec ses anciennes colonies. Selon les termes de ce pacte, le Trésor français a le contrôle de leur monnaie, des réserves de capitaux et des politiques commerciales et d'investissement. Selon l'accord entre la France et ses anciennes colonies sur la création du franc CFA, les banques centrales de ses anciennes colonies sont obligées de garder 80 pour cent de leurs réserves de change dans un compte d'opérations tenue au trésor français. Cela a rendu impossible pour ces pays africains la mise en place de leurs propres politiques monétaires.
Le défi que Gbagbo a opposé à cette situation d'esclavage a été en fait le plus grand défi qu'a connu la domination française dans cette région depuis la période postcoloniale. Son incarcération à La Haye est donc une solution de dernier recours, quand tous les autres moyens pour le neutraliser ont échoué. Telle est la mission assignée à la CPI dans la dispensation de la justice en ce qui concerne le cas Gabgo.
(Soucre : The Star)
Une traduction en français par le camarade Athanase Sessegnon, porte parole de la représentation FPI d'Afrique du Sud. Remerciement spécial a l'ambassadeur Abié Zogoué

MORTS POUR LA SOUVERAINETE NATIONALE

Monday, 08 February 2016 20:11
------- KOFFI KOFFI LAZARE -------
Les morts sont les racines des vivants sur la terre qu’ils ont choisis de féconder. Claude MANCERON (1)
A l’ouverture du procès intenté contre le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi) de La Haye, au cours de leur exposé d’accusation, la procureure Fatou Bensouda et son équipe, les 28 et 29 janvier 2016, ont tenté, bien maladroitement il faut en convenir, de démontrer que les deux illustres personnalités ivoiriennes sont poursuivies pour crimes contre l’humanité. Selon les accusateurs, les deux prévenus ont, dans un plan commun prémédité, fait assassiner en masse des Ivoiriens, particulièrement les populations du Nord, les Dioula, de confession musulmane. Mais alors qu’officiellement, depuis plusieurs années, l’on avait habitué, par le relais des média occidentaux, que la crise post-électorale a occasionné 3 000 morts du fait du refus du président Laurent Gbagbo de céder le pouvoir qu’il aurait perdu, l’accusation a finalement retenu, que c’est seulement 166 (2) parmi ces morts qui relèvent de la responsabilité directe du président Laurent Gbagbo et de son ministre Blé Goudé. Ce chiffre de 166 morts qui n’a pas varié, avait été déjà avancé par l’accusation le 19 février 2013 lorsque le président Gbagbo comparaissait devant la Chambre préliminaire de la Cpi. Témoin, le journal L’obs Monde qui dans sa livraison du 19 février 2013 rapportait : « Les crimes qui sont reprochés à Laurent Gbagbo sont le meurtre, en tant que co-auteur direct, d'au moins 166 personnes, de viols et violences sexuelles sur au moins 34 femmes, d'actes de persécution contre au moins 294 victimes et d'actes inhumains contre 94 personnes».(3) Pour l’accusation, ces personnes visées étaient toutes des partisans d’Alassane Ouattara. Mais si l’on admet ce chiffre de 166 morts alors que toutes les chancelleries et autres observateurs de la scène politique ivoirienne croient avoir dénombré 3 000 morts, que sont devenus alors les 2834 autres que l’accusation a cru bon de les extraire de son dossier? Qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils été tués ? Qui les a tués ? Pourquoi ne sont-ils pas pris en compte dans l’accusation de Bensouda? Ne sont-ils pas des humains au même titre que les 166 morts identifiés comme proches d’Alassane Ouattara? Ces 2834 morts, on peut les considérer comme étant ces jeunes qui sont morts devant la résidence du Chef de l’Etat ivoirien, accourus tous là, pour défendre la nation et sa souveraineté. Pour le pouvoir politique mis en place au nom d’une communauté ethnique, les Dioula et les populations du Nord, pour l’islam dans sa faction intolérante, le djihadisme, proche d’Aqmi, missionnaire de la mort sur le continent africain, et pour l’exploitation économique et le pillage des ressources naturelles de notre pays pour satisfaire les puissances occidentales notamment les multinationales impérialistes et néocolonialistes, des Ivoiriennes et des Ivoiriens, dans la fleur de l’âge, sont tombés sous les balles assassines et l’éclatement foudroyant des bombes et des obus de mercenaires étrangers et des armées française et onusienne coalisées. 3 000 ! C’est le chiffre annoncé officiellement par l’Afp repris en chœur par tous les media au service de cette barbarie pour donner une idée de l’ampleur du nombre des victimes de la tragédie que la Côte d’Ivoire a connue, les 9, 10 et 11 avril 2011. Cette tragédie voulue et orchestrée par la France, et soutenue par les Etats-Unis, a été longtemps planifiée et finalement a été exécutée par l’Onu, pour mettre fin au régime de Laurent Gbagbo et de son parti, le Front populaire ivoirien (Fpi), qui avaient tracé un autre horizon à leur peuple, celui de ne plus le soumettre au diktat de l’extérieur et de l’aider à prendre son destin en main. Pour cette attitude jugée arrogante, inconcevable et inacceptable parce que venant d’un pays d’Afrique, des moyens de destruction massive n’ont pas été lésinés pour faire courber l’échine à ce peuple qui a manifesté une claire volonté « indépendantiste » trop prononcée sous la conduite d’un chef libéré de tout complexe du Blanc. En prenant d’assaut la résidence officielle d’un chef d’Etat, pour arrêter son locataire Laurent Gbagbo, élu par son peuple aux élections démocratiques du 28 novembre 2010 et proclamé souverainement, président de la République (4) par le Conseil constitutionnel qui seul est habilité, suivant la Constitution du pays, à annoncer les résultats définitifs (5), les forces françaises et onusiennes se sont comportées comme des forces d’occupation et ont remis en cause l’indépendance de notre pays. En effet, les Occidentaux et particulièrement les Français qui ambitionnent de contrôler le monde pour exploiter à outrance ses richesses, ne peuvent pas tolérer l’émergence ou l’affirmation d’un nationalisme dans une partie de la planète. Or, depuis son avènement « inattendu » pourrait-on dire, au pouvoir, Laurent Gbagbo, a clairement affirmé un désir ardent et une détermination à se battre pour le respect à la fois de l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Le 4 décembre 2010 encore, ne déclarait-il pas à la face du monde lors de son investiture boycotté par la plupart des diplomates accrédités dans notre pays, y compris, le Nonce Apostolique, doyen du corps diplomatique :
« La souveraineté de la Côte d’Ivoire, c’est elle que je suis chargé de défendre et elle, je ne la négocie pas » ?
C’est cette déclaration qui, de toute vraisemblance, a provoqué la colère des maîtres du monde et les a poussés à noyauter ce qui s’apparentait à une témérité contre leur visée de mainmise sur cette partie de l’Afrique occidentale dont les dernières prospections minières annonçaient des réserves en minerais et en pétrole, en quantité et en qualité. Mais le peuple de Côte d’Ivoire, et particulièrement les jeunes qui avaient bien compris le message du président Laurent Gbagbo et y avaient décrypté l’essence de leur avenir et celui de la nation, firent bloc autour de lui, lorsque le déluge de feu des philistins des temps modernes se déversa sur le pays. En effet, entrainés dans les tourbillons de l’histoire où de manière anachronique ces forces extérieures tentaient d’annihiler les acquis de l’indépendance et de la démocratie arrachés et forgés dans la sueur, les larmes et le sang de leurs parents et de leurs aînés des années 90, ces jeunes n’entendaient pas du tout revivre les horreurs du temps de l’esclavage encore moins les oppressions de celui de la colonisation triomphante. Pour eux, la Côte d’Ivoire était indépendante et elle devait le rester, même si cette indépendance « a été octroyée » avait-on coutume de le dire pour la minimiser. Reconnue depuis 1960 et inscrite dans les livres de l’Onu comme un Etat à part entière, elle devait jouir pleinement de sa souveraineté. Aussi, descendirent-ils spontanément dans la rue, les mains nues, pour défendre la patrie à travers les institutions du pays et les personnalités qui les incarnaient. Et ils avaient bien raison. Car que signifie une indépendance sans reconnaissance de la souveraineté pleine et entière ? Une indépendance sans souveraineté, donc sans liberté de choix de son devenir, est une indépendance vide, une indépendance viciée, une indépendante atrophiée, une indépendance dépendante ? Aussi, comprend-on bien que la lutte des pères fondateurs de notre pays, a été une lutte inachevée. Il ne s’agit donc pas d’être seulement indépendant. Il faut aussi et surtout que le monde voit notre pays comme une nation souveraine. Car les nations véritablement libres, ce sont celles dont la souveraineté est reconnue et respectée. Tant que les Etats africains dits indépendants continueront de se laisser assister, orienter, encadrer, noter, leurs programmes de développements montés et apprécier avant exécution par les anciennes métropoles, on peut dire que ces Etats sont victimes d’illusion. Car, il faut le dire, une nation sans souveraineté, Jean Ziegler a raison de le souligner, est une protonation (6) c’est-à-dire « une sociabilité rudimentaire, limitée dans sa construction, asservie aux seuls besoins de ceux qui l’organisent de l’extérieur ». Elle est avant tout, une « création de l’impérialisme » (7), observe-t-il. Et de s’expliquer :
« (Cette nation) n’exprime qu’une souveraineté fictive, la totale dépendance de l’économie du pays à l’égard du centre métropolitain » (8)
Le président Gbagbo, très tôt, s’est attaché à construire une véritable nation démocratique en s’éloignant des vicaires des puissances occidentales qui ont favorisé par leur gouvernance dictée de l’extérieur, la permanence de la protonation avec le renforcement de l’unité et du sentiment national. Historien et nourrit à la culture progressiste, il s’est convaincu que ses prédécesseurs dans plusieurs Etats africains ont été poussés à être des despotes par les multinationales et les groupes financiers contre leurs peuples. Aussi, suivant les pas du Chilien Salvador Allende qui avait entrepris pour son pays, une nouvelle guerre contre les multinationales américaines, ce que ce dernier a lui-même appelée « la guerre pour la seconde indépendance », « pour la construction nationale, la souveraineté économique et la liberté réelle du peuple » (9), Laurent Gbagbo va-t-il s’engager, au nom du droit d’autodétermination qu’a tout peuple, de tracer de nouveaux sillons de liberté pour son pays. A plusieurs occasions au fil des élections, il a exposé ses ambitions pour la nouvelle Côte d’Ivoire. En 1991 déjà, il constatait qu’au début de l’indépendance de notre pays, « la plupart des Ivoiriens s’intéressant à la politique étaient pour le parti unique. Les tenants du pouvoir l’étaient parce qu’ils prétendaient que seul le parti unique était capable de garantir l’unité nationale et de créer un environnement propice au développement. Nous savons ce qu’il en est advenu : le parti unique a créé une société profondément inégalitaire où tous les avantages étaient réservés à un petit nombre, l’immense majorité n’ayant que des devoirs ; le parti unique a créé une société liberticide : les libertés de presse, de réunion, d’association, de critique, etc., furent supprimées » (10). Ayant pris conscience de cela et remarquant que dans toute l’Afrique, tous les Etats dont les leaders, quelque soit leur idéologie, avaient fait l’option du parti unique étaient dans l’impasse économique, il choisit de lutter pour les libertés. Mais cette ambition, dès qu’il parvint au pouvoir, a été farouchement combattue, puisque, si elle se réalisait pleinement, elle nuirait gravement aux intérêts des multinationales et des groupes d’argent. Et pendant dix ans le pays a connu une guerre impérialiste qui s’est achevée par son arrestation suivie de sa déportation à La Haye. Au cours de cette guerre injuste et anachronique, les jeunes ivoiriens, de toutes appartenances régionale, religieuse et même politique qui ont saisi la profondeur quasi-mystique de son ambition pour notre pays, se sont mobilisés pour sauver la nation en péril. Ils se sont dressés « pour opposer au mauvais destin une même volonté résolue » de défendre leur pays comme l’a observé le président Laurent Gbagbo (11). Face à cette volonté, les forces impérialistes se sont coalisées pour parvenir à bout de leur détermination avec une rare bestialité. Lorsqu’ils apprirent dès le 9 avril 2011, que les chars et l’aviation militaire de Licorne et de l’Onuci avançaient vers la résidence du chef de l’Etat, visiblement pour éliminer celui-ci, comme le firent les forces américaines à travers Agostino Pinochet en 1973 à Santiago, les jeunes se mobilisèrent pour former un bouclier humain croyant ainsi dissuader les assaillants. Mais c’était sans compter avec l’inhumanité féroce de ceux-ci. Balles et grenades furent lâchées sur eux. Bilan ? Les accusateurs de Laurent Gbagbo ne veulent pas s’en préoccuper. Car, il ne s’agit pas de morts proches d’Alassane Ouattara. Du fait qu’ils soient des citoyens patriotes qui ont défendu leur pays et sa souveraineté, en tentant d’arrêter la marche des forces françaises et onusiennes, leur mort compte pour rien. Tout comme tous les morts qui ont jonché la route vers le pouvoir d’Alassane Ouattara depuis la nuit du 19 septembre 2002. La France et la Communauté internationale ne sont pas à leurs premières injustices et sélections de morts sur le continent africain. Dans la crise qui a endeuillé le Rwanda, le Tribunal pénal international du Rwanda où Fatou Bensouda était le substitut du procureur, avait refusé de prendre en compte les crimes commis par le FPR et a refusé d’enquêter sur les facteurs déclenchant du génocide. De la même façon, en Côte d’Ivoire, la même Fatou Bensouda, devenue procureure de la Cour pénale internationale, refuse d’enquêter sur les crimes de la rébellion depuis 2002, les crimes de Guitrozon, Petit Duékoué, Nahibly, etc., les crimes postélectoraux après les élections de 2010 commis par les FRCI dans la zone d’Anonkoua-Kouté et dans les rues d’Abidjan, etc. Parce que tout simplement tous ces morts, ne sont pas des hommes aux yeux des nouveaux colonisateurs de notre pays. Mais un jour, tous ces morts seront justifiés. Et le tribunal de l’Histoire sera implacable contre ceux qui ont levé le glaive contre la Patrie sous la conduite des impérialistes friands des richesses de nos terroirs. En attendant ce jour, l’on doit retenir que les morts oubliés par Bensouda, sont tous des Ivoiriennes et des Ivoiriens, dans la fleur de l’âge, porteurs d’espoir pour leurs familles, qui sont morts pour la Patrie. Ils sont morts pour la souveraineté de la Nation ! Pour honorer leur mémoire, nous les survivants, devons poursuivre leur action de défense de la patrie jusqu’à ce que la souveraineté de l’Etat soit reconnue et respectée. Le souvenir de leur sang versé, doit pousser tout citoyen à répondre sans calcul, spontanément, et toute affaire cessante, en tout lieu et en tout temps, à l’appel de la Patrie. Cela doit être compris comme un devoir sacré et en même temps comme un hommage solennel perpétuel adressé à tous ceux dont le sang pétillant qui a été versé, fécondera une nouvelle nation, la nation ivoirienne souveraine, grande et prospère.
Lazare KOFFI KOFFI

 

------- PAR : BAKARY EN AVANT Cissé -------

 

"La 1ère fois que j'ai eu l'occasion de sourire, je crois, c'est le jour où trois fonctionnaires de la CPI sont venus pour me demander comment j'allais payer mes frais d'avocats. Je leur ai répondu que les comptes en banque sur lesquels je recevais mon seul revenu, c'est à dire mon salaire depuis mon accession à la présidence en 2000, avaient été bloqués, et que je n'avais rien d'autre. Ils ne m'ont certainement pas cru, ils ont décidé de diligenter des enquêtes internationales. J'ai plaisanté : je leur ai dit que s'ils trouvaient quelque chose, qu'ils gardent tout pour eux. Ils ont cherché partout, en France, en Suisse, aux États-Unis, dans les paradis fiscaux... Ils ont eu beau faire , ils n'ont rien trouvé, pas de fortune cachée, pas de biens immobiliers mal acquis à l'étranger. Sarkozy aussi s'est démené pour chercher partout... Évidemment, qu'ils n'ont rien trouvé, parce que je n'ai pas grand chose : lorsque j'étais professeur, j'ai pu comme tous les autres professeurs à l'université, obtenir un prêt à taux avantageux qui m'a permis d'acheter une petite maison à Abidjan. Au village, j'ai hérité du terrain familial sur lequel j'ai fait construire une modeste maison pour ma maman. S'il y en a qui sait que je ne suis pas vénal, c'est bien Ouattara. Chaque fois qu'il venait me voir à Abidjan, c'est à dire très souvent, il me téléphonait, et j'assurais sa protection, parce qu'il avait toujours peur. Il me disait : "Tu sais ce qui étonne les hommes d'affaires ? Que tu ne leur demandes jamais rien pour toi. " Lui-même était étonné de mon attitude. " Laurent Gbagbo "Pour la vérité et la justice

MEDIAPART RÉVÈLE QUE JEUNE- AFRIQUE EST UN SAC À MERDE ET BRAS ARMÉ DE LA FRANÇAFRIQUE »

 
Dans un violent article intitulé «Jeune Afrique: Racisme, chantages, escroquerie, mercenariat, rackets…perquisitions d’une maison close… », Médiapart, reconnu pour ses enquêtes pointues et ses publications explosives, fait des révélations inouïes sur Jeune Afrique (JA).
Françafrique, Tyrannie, Mépris, corruption, colonisation, endoctrinement, Médiapart dit absolument tout au sujet du groupe de presse conduit par Béchir Ben Yahmed (BBY) depuis plus d’un demi-siècle, en prenant les cas du Cameroun, du Gabon, du Sénégal, du Tchad et de la Mauritanie. Le journal en ligne s’est d’abord interrogé sur l’apport de JA sur le continent africain. Pour lui, JA s’est enrichi sur le dos des Africains en s’alignant toujours sur les positions françaises:
«Les violons s’accordaient régulièrement entre BBY et Jacques Foccart qui révéla dans ses mémoires qu’il avait un rituel d’un dîner par mois avec le propriétaire de J.A» et même que Jacques Foccart avait désigné BBY comme son légataire testamentaire universel. Que peut-on donc attendre d’un héritier légal de Jacques Foccart? J.A fait clairement partie intégrante des réseaux Foccart avec la mission de salir, d’insulter les dirigeants et chefs d’Etat de la seule Afrique Noire. Depuis sa création, J.A n’a jamais traité un chef d’Etat Arabe de dictateur, de tueur, et pourtant tout le monde peut faire son constat sur la réalité des pays arabes. J.A est la manifestation de la haine et de la soumission des seuls Africains noirs à la France.
En dehors des opérations de chantage à l’encontre des chef d’Etat africains, s’ajoute l’escroquerie qui fait que ce journal soit vendu deux fois. Chaque impression est d’abord présenté au chef d’Etat ou homme politique concerné avant d’être mis en kiosque. C’est ainsi qu’il permet de maintenir en négociation et mettre la pression sur les dirigeants noirs africains. Au Cameroun, un contrat pour la somme de 650 millions de FCFA à verser chaque année permet au régime de Paul Biya de bénéficier d’un traitement de faveur. Cette somme a été payée pendant 4 ans. Après le refus du Président camerounais de payer, J.A a pondu un dossier pour zapper et critiquer Paul BIYA.
Au Sénégal, de vives tensions avaient opposé le régime de Diouf à BBY au sujet de la couverture de la crise qui a opposé le Sénégal à la Mauritanie en 1989. Les premiers papiers de J.A étaient une véritable lapidation médiatique du régime de Diouf. L’élite sénégalaise avait bien compris que BBY avait choisi le camp de ses frères arabes. Le régime de Diouf paniqua et envoya une délégation pour négocier à coups de millions de FCFA.
Le cas du Tchad peut se résumer à la personne du Président Habré, à son combat contre Khadafi et à la position de BBY. La façon dont BBY, un vieillard de 83 ans s’occupe personnellement, avec une haine féroce, à démolir l’image d’Hissein Habré (HH), a poussé ses propres collaborateurs noirs africains à s’interroger sur cette attitude raciste.
Au Rwanda, pendant longtemps, le régime de Juvenal Habiarimana a signé d’importants contrats publicitaires, J.A a fait des affaires en or avec les auteurs du génocide. Désormais, on fait la cour à Kagamé, signature d’un contrat de 350 000 dollars, François Soudan exalte Paul Kagamé, désormais décrit comme ayant fait de son pays un paradis sécuritaire etc.
Le Gabon d’Ali Bongo Ondimba a refusé d’assurer les fins du mois de l’hebdomadaire qui selon certains, le faisait sous Omar Bongo. Aujourd’hui, notre pays est sous la menace et les critiques de ce grand business qui a fait sa fortune dans l’intimidation, l’escroquerie, le racisme et la haine. Pour Médiapart, J.A reste un excellent outil d’endoctrinement des populations noires africaines au service de la France en Afrique (Françafrique) et qui a pour seule loi: «obéir ou mourir».
Source: Mediapart avec Times Gabon

------  PAR : MME CLOTILDE OHOUOCHI   YAPI  -----

La Côte d'Ivoire est un véritable melting-pot où se fondent parfaitement des populations de toutes origines, de toutes confessions et de toutes catégories sociales. Bien sûr, tout n'est pas parfait, loin s'en faut. La complexité psychologique des individus à vivre ensemble de façon harmonieuse est l'une des difficultés de la vie en société. La sagesse africaine l'illustre éloquemment à travers sa métaphore de la langue et des dents, condamnées à poursuivre ensemble leur mission commune de mastication, malgré les morsures dont la première (la langue) est régulièrement victime. Le schéma manichéen et caricatural de "Nord musulman et Sud chrétien", servi à l'envi par le vocabulaire des analystes internationaux dans leurs prévisions apocalyptiques sur la Côte d'Ivoire et repris ici par le procureur, est un faux-débat qui ne résiste pas à l'analyse. En Afrique, le facteur religieux dans les conflits n’est pas binaire, opposant simplement musulmans et chrétiens. Il déchire souvent les communautés de même obédience religieuse. Les exemples sont légion. 

Cette partition artificielle de la Côte d'Ivoire ne s'appuie sur aucun fondement réel, ni politique, ni économique encore moins géographique. Selon le Recensement général de la Population et de l'Habitat de 1998, en termes d'occupation spatiale, 77% des Musulmans résident dans le Sud et seulement 23% dans le Nord. Dans tous les villages, hameaux et lieux-dits du Sud, des communautés venues des régions savanicoles cohabitent avec leurs frères des autres régions. De plus, au plan politique, les Nordistes qui possèdent théoriquement le pouvoir économique, ont, dans les gouvernances successives, d'Houphouët-Boigny à Laurent Gbagbo, occupé des responsabilités de premier plan aux côtés de leurs compatriotes des autres régions, pour bâtir la Côte d'Ivoire moderne. L'ethnicisation à outrance du débat politique instaurée en 1995 par le concept mal énoncé de l'ivoirité, théorisé par M. Henri Konan Bédié, et le cri de victimisation poussé en écho par M. Ouattara, va installer le pays dans une zone de turbulences dont les pics sont le 19 septembre 2002 et le 11 avril 2011. Aujourd'hui, le concept du "rattrapage ethnique", concept à relents vindicatifs et bellicistes, planifiant la catégorisation des ivoiriens par l'instauration du principe de la préférence tribale et régionaliste, est érigé en mode de gouvernance. La CPI ne doit pas verser de l'huile sur le feu par les allégations mensongères et les insuffisances de l'Accusation. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé doivent être relaxés et recouvrer leur liberté pleine et entière pour offrir une chance à la paix en Côte d'Ivoire.

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