------- PAR : Dr CLAUDE KOUDOU -------
Le 22 avril dernier, le Président Laurent Gbagbo a reçu Laurent Akoun, Président délégué de son parti. Il y a donc aujourd'hui un peu plus d'un mois que cette rencontre a eu lieu. Un point a été fait au premier destinataire des recommandations, en l'occurence Sangaré Abou Drahamane. Et une entrevue entre les deux hommes est encore prévue pour bientôt.
Laurent Akoun, actuellement en tournée européenne travaille sereinement que le pouvoir d'Abidjan et ses alliés envoient leurs journaux relais pour verser dans la diversion, le dilatoire et l'intoxication. Mais c'est leur profession. Qui plus est, le procès de la honte à la CPI est tellement dur pour le pouvoir d’Abidjan et ses parrains qu’ils ne peuvent gagner en sérénité. Donc dont acte !
Mais encore, le pouvoir et ses alliés ont peur de l'approche tactique cultivée par le célèbre hôte de la prison de Scheveningen et son visiteur du 22 avril 2016. Alors, les spéculations vont bon train : "Laurent Gbagbo a demandé la réconciliation entre Sangaré et Affi ; Laurent Gbagbo a désavoué Laurent Akoun ... ". Mais étaient-ils présents, ces "journaleux" au moment des échanges entre les deux hommes ? Le pouvoir est-il frileux par rapport à la scission du FPI - qu'il a montée de toutes pièces -, à défaut de le "vider de sa substance "?
Il serait judicieux qu'au lieu de se construire des conjectures pour en être en proie, le pouvoir, ses satellites et leurs journaux colporteurs réinitialisent leur pratique politique. En effet, après avoir cru, avec les conseils de Sarkozy que la Côte d’Ivoire pourrait être gouverné en emprisonnant certains de ses fils et filles - dixit le rattrapage ethnique -, les contraindre à l'exil quand ils ne sont pas enlevés pour être torturés, geler leurs avoirs et/ou les mettre au chômage en les licenciant pour les rendre vulnérables et dépendants – à l’instar de la chasse aux sorcières par les Nazis –, le pouvoir et ses satellites aventuriers devraient ouvrir les yeux pour poser des actes allant dans le sens d'une réconciliation en vue d’une paix viable.
Il n'y a pas de honte à revenir à l'évidence. C'est plutôt l'imposture qui doit mettre mal à l'aise. La réalité est que la violence politique avec son contingent de pratiques violentes et barbares a naturellement traumatisé le peuple ivoirien. Mais cela n'a été que pour un temps. Puisqu'après avoir contenu ses moments d'émotions, le vaillant peuple de Côte d'Ivoire puise graduellement dans ses réserves démocratiques, accumulées petit à petit depuis la restauration du multipartisme, pour se refaire.
Les sorties hasardeuses, fondées sur un fond falsificateur ne sont donc qu'artificielles et ne résisteront pas aux faits. Il faut dire qu’accéder au pouvoir avec un coup de force a tenu un temps. Mais à l'heure de l'internet et des réseaux sociaux, tous les méandres des barbouzeries ont des chances minces à ne plus être découverts.
 
Les Ivoiriens attendent la paix. Ceux qui ont amené la guerre ont aujourd'hui le dos au mur. Ils doivent faire avec cette réalité au lieu de continuer de se couvrir de dérision.
------- PAR : Dr CLAUDE KOUDOU -------- Quand les valeurs africaines sont détruites pour diviser les populations. Quel type de rassemblement sur l’idée d’une nation et la construction d’une nation ivoirienne ?
Un tel questionnement, parce qu’il est ouvert, peut aider à trouver des points de convergences dans des moments de crise, comme ceux que connaissent les pays africains mais singulièrement la Côte d’Ivoire. Cette dernière ayant joué un grand rôle et le joue encore dans l’accueil des ressortissants d’autres pays, en particulier ceux de la sous-région ouest-africaine. La nécessité d’examiner une telle problématique tient à ce qu’il y a un besoin – si nous tenons à nous (re)lever – d’asseoir des repères aux fins de contribuer à la sensibilisation ou à l’éducation des plus jeunes et des générations futures. Mais un tel débat, par sa nature transversale a également le mérite de moins cristalliser des passions et peut circonscrire des sources de légitimation vers un procès en sorcellerie de la part de ceux qui, en étant pour le « droit à la différence », estiment néanmoins que des opinions contraires à une pensée unique, ne peuvent avoir de place dans leur bord, entendons la gauche en général. Ce type de considérations intente de façon épidermique des « procès en sorcellerie ». S’il est vrai que depuis des décennies, certaines élites se montrent complaisantes si elles ne collaborent pas simplement à ce que les systèmes d’oppression et de prédation résistent ou affaiblissent les luttes pour l’émancipation, il n’en demeure pas moins que les approches sectaires constituent d’autres poches de difficultés.
La question qui se pose singulièrement en Côte d’Ivoire mais qui est pendante dans toute l’Afrique, est « quel mode de société et quelles valeurs sont viables pour les Africains ? » La Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, a été frappée le 11 avril 2011 à cause de sa volonté de s’émanciper de l’ancienne puissance tutélaire et ainsi prendre son destin en main ; objectif pourtant noble parce que les autorités occidentales notamment la France nous ressassent que les « Africains doivent prendre leurs destins en main ». L’hypocrisie institutionnalisée de ceux qui veulent en réalité garder l’Afrique sous leur domination mérite de bâtir des forces sur des questions transversales comme celles sur les valeurs partagées ou celles qui doivent l’être – pour l’intérieur des Etats – ; et pour l’extérieur des Etats, la même problématique avec des pans panafricanistes.
En restant sur le cas de la Côte d’Ivoire, on peut d’abord rappeler que depuis l’accession à son indépendance politique, deux écoles de pensées s’opposent : une qui est pour la perpétuation de l’ordre ancien ; celle-là a d’ailleurs fait croire qu’elle travaillait à l’épanouissement du peuple. Et une autre école, progressiste celle-là qui aspire à l’indépendance effectivement politique mais surtout, à celle économique pour le bien-être des populations. La première école, conservatrice se comporte comme le prolongement sinon le protégé de l’ancienne puissance tutélaire.
Elle a donc toujours cherché, si elle n’étouffe pas les velléités émancipatrices dans l’œuf, à les réprimer sévèrement à la première manifestation publique soupçonnée ou effective. C’est dans cette ambiance de peur que les forces progressistes, avec à leur tête le Front populaire ivoirien, obtiennent la restauration du multipartisme en Côte d’Ivoire le 30 avril 1990. Après cette étape, il faut maintenant la démocratie. C’est la dynamique qui devait conduire à son installation qui a été brutalement arrêtée par les bombes franco-onusiennes, sous l’influence de l’autre falsificateur de l’histoire dans l’Hexagone, en l’occurrence Nicolas Sarkozy ; celui-là qui a travesti la résolution 1975 des Nations Unies pour régler des comptes en Côte d’Ivoire – en plaçant un ami à la tête de ce pays – et en Libye avec celle 1973, croyant dans ce dernier cas effacer ses casseroles sur les financements de sa campagne présidentielle de 2007.
En Côte d’Ivoire, les populations sont paupérisées ; il n’y pas de liberté d’expression ; la multiplicité des prisonniers politiques et des détentions arbitraires sont l’expression d’une enfreinte criante des droits de l’homme ; la corruption est devenue la règle et la bonne gouvernance l’exception ; le rattrapage ethnique prôné par Alassane Dramane Ouattara cultive beaucoup d’injustices ; la gabegie et la cupidité d’un clan en cols blancs pillent le pays avec le soutien de l’ancienne puissance coloniale, – disons la puissance néocoloniale – dont la diplomatie économique n’est pas regardante des multiples dérives énoncées ci-dessus. Nous avons une preuve récente de la bouche du ministre français des Affaires étrangères qui encense les autorités ivoiriennes – en réponse à la question d’un sénateur communiste sur la situation des prisonniers politiques –, sur des prétendus efforts pour la réconciliation nationale ... Il s’agit là d’un déni méthodique qui est à l’opposé des valeurs humanistes et droit-de-l’hommistes que la France brandit à satiété quand elle veut donner des leçons, puisque les déclarations de Jean-Marc Ayrault ne correspondent en rien à la réalité du terrain. Les autorités françaises se permettent ainsi de quitter Paris pour faire des proclamations sous l’impulsion d’inspirations de séjour de 24 ou 48 heures, aux côtés d’Alassane Dramane Ouattara, niant de cette façon les souffrances des populations ivoiriennes. C’est une manœuvre à tromper l’opinion.
Par ailleurs, il est presque probable qu’Hillary Clinton et Alain Juppé accèdent respectivement à la magistrature suprême aux USA et en France. La proximité d’Hillary Clinton avec madame Dominique Ouattara est connue. Et pour le deuxième cas, la possibilité de l’enterrement des dossiers de l’emblématique « affaire du bombardement à Bouaké » est forte. Ces contingences devraient être de bons motifs de rassemblement pour arracher les libertés confisquées. Surtout que, quels que soient les bords dont ils se réclament ou auxquels ils sont assimilés, les Ivoiriens sont victimes de la mauvaise gouvernance d’Alassane Dramane Ouattara.
Dans l’ouvrage « La Côte d’Ivoire face à son destin, Et si l’Afrique était Gbagbo ? Ed. L’Harmattan ; Oct. 2010 », sous le titre de sa communication au colloque, organisé par le Réseau Côte d’Ivoire Diaspora, le 16 octobre 2010 : « Pourquoi soutenir le Résistant Laurent Gbagbo ? Enjeux scientifiques et enjeux de civilisation : Entre Histoire, Mémoire et Symbole », Malick Ndiaye écrit : « Ce n’est pas la guerre qui a amené la crise, mais tout au contraire la crise qui aurait conduit à la guerre. Mais de quelle crise s’agit-il, dont la présidentielle de 2010 après celle de 2000, aurait pour but de réduire les fractures et de panser les blessures ? Voilà la question dont on ne peut faire abstraction qu’en imagination. Le fait est que si d’aucuns ont pris les armes, ce n’est pas au nom de la Démocratie, mais bien contre elle ; car les élections d’Octobre 2000, pour « calamiteuses » qu’elles fussent, d’après les propres mots de Koudou Laurent Gbagbo, n’en n’étaient pas moins régulières. Partant, ce qui est en jeu le 31 octobre 2010, tout comme le 26 octobre 2000, ce n’est pas la violation, ni les listes électorales, ni les organes de contrôle et de supervision, le nombre de candidats et de candidatures, mais le choix de société ouverte et de régime des libertés qui était sorti des urnes. Une guerre contre la Démocratie, n’est-ce pas le schéma catastrophe qui a fait plonger la Côte d’Ivoire et menacé la sous-région d’entropie ? »
Pour menacer la cohésion de nos pays, des valeurs comme le respect, la solidarité, la fraternité, l’amour du « compromis sous l’arbre à palabre », … ont été détruites ou substituées à la culture de la violence, de la barbarie, des assassinats politiques et de l’imposture.
Comment sortir de ce piège qu’il faut absolument défaire pour rassembler et aller vers la construction d’une Nation ivoirienne à laquelle la logique du « diviser pour mieux régner » de la puissance néocoloniale s’oppose ? En cela, la suite de la déclinaison de Malick Ndiaye vient encore fouetter notre orgueil : « Et pourtant, l’on ose encore prétendre aujourd’hui qu’un scrutin arraché à une République demi-évanouie, par des milices armées et des chefs de guerre stipendiés, soutenus en sous-main par une communauté internationale en goguettes, avec un canon sur la tempe, aurait la vertu de rendre la démocratie à la Nation et la Paix au peuple ! En vérité, pour qui a gardé en mémoire la succession des évènements et les propos comme les écrits des principaux protagonistes, l’alternative historique : « Démocratie ouverte contre Dictature monolithique » est dépassée en Côte d’Ivoire ; le rendez-vous c’était en 2000 ! ».
Quand on suit donc le parcours de Laurent Gbagbo, on s’aperçoit que la haine, les rancœurs, la mesquinerie, la fermeture, l’égoïsme et le sectarisme … n’habitent en aucune manière son approche de la chose politique. Pour rassembler les Ivoiriens, au-delà d’obédiences substantiellement artificielles et dans l’esprit des valeurs qui constituent le tryptique « Espérance, Hospitalité et Fraternité », le démocrate Laurent Gbagbo s’est toujours mis au-dessus de la mêlée, à la différence de ceux qui, aujourd’hui exercent les hautes fonctions de l’Etat et/ou aspirent à l’exercer en Côte d’Ivoire. On observe que des médias-relais et des « intellectuels mercenaires » intoxiquent l’opinion pour donner un visage humain à l’impérialisme occidental et l’accompagner ainsi dans le nouve(au)l (dés)ordre mondial, c’est selon.
La démarche incomprise par certains quand d’autres l’ont prise pour de la naïveté – sans nier somme toute certaines difficultés pour ne pas parler d’insuffisances –, plaide en faveur de l’otage de Scheveningen. En fait, si l’envoyé des conservateurs du Fonds monétaire international (FMI) qu’est Alassane Dramane Ouattara réussit à déstructurer l’économie ivoirienne pour la vendre à la découpe, il n’a pas été à la hauteur du charisme qu’il a « vendu » à ses mandants. Alassane Dramane Ouattara a été préparé plusieurs années durant par les tenants des institutions de Bretton woods pour remplacer l’élu démocratique du peuple, c’était là l’indocile Gbagbo. La violence politique qu’incarne Ouattara qui contraint devrait remplacer la voie démocratique qui permet les discussions. Punir celui qui prône un « partenariat gagnant-gagnant » avec la France, tel était l’agenda caché dans le cahier de charges de la Cour pénale internationale. Cette juridiction, par ses rapports incestueux avec la politique, est tombée dans son propre piège parce que les conflits d’intérêts ont vite couru dans le prétoire.
Dans l’intérêt des Ivoiriens, Et si Alassane Dramane Ouattara voulait amoindrir les effets du scandale, il se tournerait vers la « realpolitik » en regardant simplement ce qui se passe dans le pays, au lieu de s’enfoncer dans des aventures cosmétiques. Comme quoi, pour une réconciliation nationale viable, il faut passer par La Haye – voir Gbagbo – avant d’arriver au Ghana, dans les camps des réfugiés. L’équation est difficile. Mais il faut se pencher sur sa résolution avant que les inconnues ne ferment définitivement les portes d’une sortie humaine encore possible. La réalité qu’il ne faut pas se cacher est que la violence politique et le musèlement des opposants ont incontestablement atteint leurs limites.
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Côte d’Ivoire : Quand les valeurs africaines sont détruites pour diviser les populations. Quel type de rassemblement sur l’idée d’une nation et la construction d’une nation ivoirienne ?
Par Claude KOUDOU
Un tel questionnement, parce qu’il est ouvert, peut aider à trouver des points de convergences dans des moments de crise, comme ceux que connaissent les pays africains mais singulièrement la Côte d’Ivoire. Cette dernière ayant joué un grand rôle et le joue encore dans l’accueil des ressortissants d’autres pays, en particulier ceux de la sous-région ouest-africaine. La nécessité d’examiner une telle problématique tient à ce qu’il y a un besoin – si nous tenons à nous (re)lever – d’asseoir des repères aux fins de contribuer à la sensibilisation ou à l’éducation des plus jeunes et des générations futures. Mais un tel débat, par sa nature transversale a également le mérite de moins cristalliser des passions et peut circonscrire des sources de légitimation vers un procès en sorcellerie de la part de ceux qui, en étant pour le « droit à la différence », estiment néanmoins que des opinions contraires à une pensée unique, ne peuvent avoir de place dans leur bord, entendons la gauche en général. Ce type de considérations intente de façon épidermique des « procès en sorcellerie ». S’il est vrai que depuis des décennies, certaines élites se montrent complaisantes si elles ne collaborent pas simplement à ce que les systèmes d’oppression et de prédation résistent ou affaiblissent les luttes pour l’émancipation, il n’en demeure pas moins que les approches sectaires constituent d’autres poches de difficultés.
La question qui se pose singulièrement en Côte d’Ivoire mais qui est pendante dans toute l’Afrique, est « quel mode de société et quelles valeurs sont viables pour les Africains ? » La Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, a été frappée le 11 avril 2011 à cause de sa volonté de s’émanciper de l’ancienne puissance tutélaire et ainsi prendre son destin en main ; objectif pourtant noble parce que les autorités occidentales notamment la France nous ressassent que les « Africains doivent prendre leurs destins en main ». L’hypocrisie institutionnalisée de ceux qui veulent en réalité garder l’Afrique sous leur domination mérite de bâtir des forces sur des questions transversales comme celles sur les valeurs partagées ou celles qui doivent l’être – pour l’intérieur des Etats – ; et pour l’extérieur des Etats, la même problématique avec des pans panafricanistes.
En restant sur le cas de la Côte d’Ivoire, on peut d’abord rappeler que depuis l’accession à son indépendance politique, deux écoles de pensées s’opposent : une qui est pour la perpétuation de l’ordre ancien ; celle-là a d’ailleurs fait croire qu’elle travaillait à l’épanouissement du peuple. Et une autre école, progressiste celle-là qui aspire à l’indépendance effectivement politique mais surtout, à celle économique pour le bien-être des populations. La première école, conservatrice se comporte comme le prolongement sinon le protégé de l’ancienne puissance tutélaire.
Elle a donc toujours cherché, si elle n’étouffe pas les velléités émancipatrices dans l’œuf, à les réprimer sévèrement à la première manifestation publique soupçonnée ou effective. C’est dans cette ambiance de peur que les forces progressistes, avec à leur tête le Front populaire ivoirien, obtiennent la restauration du multipartisme en Côte d’Ivoire le 30 avril 1990. Après cette étape, il faut maintenant la démocratie. C’est la dynamique qui devait conduire à son installation qui a été brutalement arrêtée par les bombes franco-onusiennes, sous l’influence de l’autre falsificateur de l’histoire dans l’Hexagone, en l’occurrence Nicolas Sarkozy ; celui-là qui a travesti la résolution 1975 des Nations Unies pour régler des comptes en Côte d’Ivoire – en plaçant un ami à la tête de ce pays – et en Libye avec celle 1973, croyant dans ce dernier cas effacer ses casseroles sur les financements de sa campagne présidentielle de 2007.
En Côte d’Ivoire, les populations sont paupérisées ; il n’y pas de liberté d’expression ; la multiplicité des prisonniers politiques et des détentions arbitraires sont l’expression d’une enfreinte criante des droits de l’homme ; la corruption est devenue la règle et la bonne gouvernance l’exception ; le rattrapage ethnique prôné par Alassane Dramane Ouattara cultive beaucoup d’injustices ; la gabegie et la cupidité d’un clan en cols blancs pillent le pays avec le soutien de l’ancienne puissance coloniale, – disons la puissance néocoloniale – dont la diplomatie économique n’est pas regardante des multiples dérives énoncées ci-dessus. Nous avons une preuve récente de la bouche du ministre français des Affaires étrangères qui encense les autorités ivoiriennes – en réponse à la question d’un sénateur communiste sur la situation des prisonniers politiques –, sur des prétendus efforts pour la réconciliation nationale ... Il s’agit là d’un déni méthodique qui est à l’opposé des valeurs humanistes et droit-de-l’hommistes que la France brandit à satiété quand elle veut donner des leçons, puisque les déclarations de Jean-Marc Ayrault ne correspondent en rien à la réalité du terrain. Les autorités françaises se permettent ainsi de quitter Paris pour faire des proclamations sous l’impulsion d’inspirations de séjour de 24 ou 48 heures, aux côtés d’Alassane Dramane Ouattara, niant de cette façon les souffrances des populations ivoiriennes. C’est une manœuvre à tromper l’opinion.
Par ailleurs, il est presque probable qu’Hillary Clinton et Alain Juppé accèdent respectivement à la magistrature suprême aux USA et en France. La proximité d’Hillary Clinton avec madame Dominique Ouattara est connue. Et pour le deuxième cas, la possibilité de l’enterrement des dossiers de l’emblématique « affaire du bombardement à Bouaké » est forte. Ces contingences devraient être de bons motifs de rassemblement pour arracher les libertés confisquées. Surtout que, quels que soient les bords dont ils se réclament ou auxquels ils sont assimilés, les Ivoiriens sont victimes de la mauvaise gouvernance d’Alassane Dramane Ouattara.
Dans l’ouvrage « La Côte d’Ivoire face à son destin, Et si l’Afrique était Gbagbo ? Ed. L’Harmattan ; Oct. 2010 », sous le titre de sa communication au colloque, organisé par le Réseau Côte d’Ivoire Diaspora, le 16 octobre 2010 : « Pourquoi soutenir le Résistant Laurent Gbagbo ? Enjeux scientifiques et enjeux de civilisation : Entre Histoire, Mémoire et Symbole », Malick Ndiaye écrit : « Ce n’est pas la guerre qui a amené la crise, mais tout au contraire la crise qui aurait conduit à la guerre. Mais de quelle crise s’agit-il, dont la présidentielle de 2010 après celle de 2000, aurait pour but de réduire les fractures et de panser les blessures ? Voilà la question dont on ne peut faire abstraction qu’en imagination. Le fait est que si d’aucuns ont pris les armes, ce n’est pas au nom de la Démocratie, mais bien contre elle ; car les élections d’Octobre 2000, pour « calamiteuses » qu’elles fussent, d’après les propres mots de Koudou Laurent Gbagbo, n’en n’étaient pas moins régulières. Partant, ce qui est en jeu le 31 octobre 2010, tout comme le 26 octobre 2000, ce n’est pas la violation, ni les listes électorales, ni les organes de contrôle et de supervision, le nombre de candidats et de candidatures, mais le choix de société ouverte et de régime des libertés qui était sorti des urnes. Une guerre contre la Démocratie, n’est-ce pas le schéma catastrophe qui a fait plonger la Côte d’Ivoire et menacé la sous-région d’entropie ? »
Pour menacer la cohésion de nos pays, des valeurs comme le respect, la solidarité, la fraternité, l’amour du « compromis sous l’arbre à palabre », … ont été détruites ou substituées à la culture de la violence, de la barbarie, des assassinats politiques et de l’imposture.
Comment sortir de ce piège qu’il faut absolument défaire pour rassembler et aller vers la construction d’une Nation ivoirienne à laquelle la logique du « diviser pour mieux régner » de la puissance néocoloniale s’oppose ? En cela, la suite de la déclinaison de Malick Ndiaye vient encore fouetter notre orgueil : « Et pourtant, l’on ose encore prétendre aujourd’hui qu’un scrutin arraché à une République demi-évanouie, par des milices armées et des chefs de guerre stipendiés, soutenus en sous-main par une communauté internationale en goguettes, avec un canon sur la tempe, aurait la vertu de rendre la démocratie à la Nation et la Paix au peuple ! En vérité, pour qui a gardé en mémoire la succession des évènements et les propos comme les écrits des principaux protagonistes, l’alternative historique : « Démocratie ouverte contre Dictature monolithique » est dépassée en Côte d’Ivoire ; le rendez-vous c’était en 2000 ! ».
Quand on suit donc le parcours de Laurent Gbagbo, on s’aperçoit que la haine, les rancœurs, la mesquinerie, la fermeture, l’égoïsme et le sectarisme … n’habitent en aucune manière son approche de la chose politique. Pour rassembler les Ivoiriens, au-delà d’obédiences substantiellement artificielles et dans l’esprit des valeurs qui constituent le tryptique « Espérance, Hospitalité et Fraternité », le démocrate Laurent Gbagbo s’est toujours mis au-dessus de la mêlée, à la différence de ceux qui, aujourd’hui exercent les hautes fonctions de l’Etat et/ou aspirent à l’exercer en Côte d’Ivoire. On observe que des médias-relais et des « intellectuels mercenaires » intoxiquent l’opinion pour donner un visage humain à l’impérialisme occidental et l’accompagner ainsi dans le nouve(au)l (dés)ordre mondial, c’est selon.
La démarche incomprise par certains quand d’autres l’ont prise pour de la naïveté – sans nier somme toute certaines difficultés pour ne pas parler d’insuffisances –, plaide en faveur de l’otage de Scheveningen. En fait, si l’envoyé des conservateurs du Fonds monétaire international (FMI) qu’est Alassane Dramane Ouattara réussit à déstructurer l’économie ivoirienne pour la vendre à la découpe, il n’a pas été à la hauteur du charisme qu’il a « vendu » à ses mandants. Alassane Dramane Ouattara a été préparé plusieurs années durant par les tenants des institutions de Bretton woods pour remplacer l’élu démocratique du peuple, c’était là l’indocile Gbagbo. La violence politique qu’incarne Ouattara qui contraint devrait remplacer la voie démocratique qui permet les discussions. Punir celui qui prône un « partenariat gagnant-gagnant » avec la France, tel était l’agenda caché dans le cahier de charges de la Cour pénale internationale. Cette juridiction, par ses rapports incestueux avec la politique, est tombée dans son propre piège parce que les conflits d’intérêts ont vite couru dans le prétoire.
 
Dans l’intérêt des Ivoiriens, Et si Alassane Dramane Ouattara voulait amoindrir les effets du scandale, il se tournerait vers la « realpolitik » en regardant simplement ce qui se passe dans le pays, au lieu de s’enfoncer dans des aventures cosmétiques. Comme quoi, pour une réconciliation nationale viable, il faut passer par La Haye – voir Gbagbo – avant d’arriver au Ghana, dans les camps des réfugiés. L’équation est difficile. Mais il faut se pencher sur sa résolution avant que les inconnues ne ferment définitivement les portes d’une sortie humaine encore possible. La réalité qu’il ne faut pas se cacher est que la violence politique et le musèlement des opposants ont incontestablement atteint leurs limites.

----- PAR : Dr CLAUDE KOUDOU -----

Les internautes commentent ce geste - qui paraît surprenant à la lumière de tout ce que nous savons - depuis plusieurs heures. Certains en rajoutent naturellement puisqu'il s'agit de commentaires. Mais en quoi ce geste de Michel Gbagbo envers Guillaume Soro ou le geste de Guillaume Soro envers Michel Gbagbo engage-t-il le Front populaire ivoirien et son Président Laurent Gbagbo, le père du fils ?

Michel Gbagbo est un homme responsable, enseignant en psychologie, a-t-il voulu accomplir un acte de civilité ? Personne n'en sait rien. Il ne faut pas aller vite en besogne parce que deux Ivoiriens s'embrassent.

Par ailleurs, après l'arrogance qui était motivée par une position de toute-puissance, on commence un peu à regarder le monde avec ses contradictions. Si Soro envisage de rechercher le bon camp ; celui où il y a du coeur, c'est à lui de l'exprimer. Ne tirons donc pas de conclusion hâtive devant ce geste. Ce serait confondre tout.

FRONT POPULAIRE IVOIRIEN : NATIONAL Chargé de la Communication et du Marketing politique
Réaction du Front populaire ivoirien à l’article titré « Une faute lourde de la CPI au procès Gbagbo » publié le 7 février 2016 dans le journal « La Croix ». Dans cet article, le journaliste Laurent Larcher écrit : « … Cette erreur a aussi des conséquences pour la sécurité des témoins protégés. La passion qui entoure ce procès, les crimes dont il est question, ne sont pas de nature à calmer les esprits. Il y a dans le camp pro-Gbagbo une culture de la violence et de la brutalité : c’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’ancien président ivoirien et Charles Blé Goudé, son ancien ministre de la jeunesse, sont poursuivis à La Haye. Désormais, la vie de ces quatre témoins et leurs familles sont gravement exposées. »
Si nous pouvons convenir de la légèreté dont la Cour pénale internationale a fait montre en « citant des noms de témoins au public », il y a en même temps un jugement de valeur extrêmement grave dans ces propos. Lesquels propos sont d’ailleurs sans fondement, insultants et ne reposent sur aucune réalité. Nous estimons qu’en des moments pareils où des braises fabriquées et attisées par des prédateurs continuent de consumer la Côte d’Ivoire, la retenue devrait être la règle. En fait, ce journal, - « La Croix » - s’est déjà illustré par ses relents anti-Gbagbo. Mais pour une fois que cette presse a voulu pointer une anomalie qui relève effectivement d’une faute lourde, elle a éprouvé le besoin de faire des affirmations calomnieuses et irresponsables comme pour coller à sa tradition dans cette affaire.
Il faut noter qu’à ce jour le RDR que M. Ouattara continue de présider au mépris de la Constitution, est le seul parti politique en Côte d'Ivoire qui non seulement entretient une branche armée et des supplétifs disséminés sur l'ensemble du territoire national, mais arme ses militants civils ...
Le Front populaire ivoirien qui n’a que trop souffert du lynchage médiatique, organisé sur la base d’éléments infondés et souvent mensongers, condamne avec la plus grande énergie les propos de ce média qui, – bien que proche de l’obédience catholique – verse dans des contre-vérités et emprunte des raccourcis pour rester conforme au discours des officiels français qui ont préféré la diabolisation d’un homme, Laurent Gbagbo, de son Parti et de tous ses proches, à la manifestation de la vérité qui ne peut être obtenue que si nous en restons aux faits. Ces journalistes sont-ils capables de respecter la déontologie de leur métier, à savoir vérifier des récits parfois propagandistes avant de les publier ? Jusqu’à quand la posture de la démesure peut-elle être tenable ? Pourquoi tente-t-on de faire de l’équilibrisme à tout prix quand l’imposture qui a été surprise, ne résiste pas à l’analyse des faits ?
En tout état de cause, le Front populaire ivoirien voudrait en appeler ici à la sagesse, au sens de responsabilité et à la vigilance des uns et des autres, pour que nous n’en restions qu’aux faits. La Côte d’Ivoire souffre tellement des effets de clichés construits qu’il est inutile et irresponsable d’en rajouter. La Cour pénale internationale qui a décidé d’organiser à tout prix un procès contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé doit faire ses preuves. Les Ivoiriens ont donc besoin de la clarté pour se reconstruire.
Enfin, le Front populaire ivoirien voudrait attirer l’attention des uns et des autres, qu’il se réserve le droit de porter plainte si des propos diffamatoires, des actes de calomnies de nature à travestir l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, en vue d’intoxiquer l’opinion, se poursuivent.
Fait à Paris, le 8 février 2016
Claude Koudou Secrétaire National chargé de la Communication et du Marketing politique du Front populaire ivoirien

Communication et Marketing : Point d’étape

Wednesday, 03 February 2016 17:41
------- PAR: Dr CLAUDE KOUDOU -------
Le procès du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé s’est ouvert le 28 janvier 2016. Comme nous le savons, un procès comporte deux parties. Il y a une partie qui accuse le prévenu ; ce qu’on appelle l’accusation. Et une autre partie qui défend le prévenu, la défense. Chaque partie entend naturellement avoir le dessus et à terme gagner. Nous devons également noter, qu’au-delà de cela, il y a la vie de deux hommes qui est en jeu. Mais au dessus de cette donnée non moins essentielle, il y a la vie d’autres prisonniers et d’exilés qui est pendante ...
Au total, on doit avoir à l’esprit la vie de tout un peuple que symbolisent les deux otages de la Communauté internationale que sont le Président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé, détenus à la Cour pénale internationale.
En dehors du tribunal, mais un peu comme à son image, dans nos débats face à nos adversaires politiques, et surtout sur les plateaux des médias, chaque bord entend avoir l’opinion en sa faveur. Il s’agit donc de savoir convaincre avec les éléments que nous avons, qui sont heureusement à la fois multiples et parlants et qu’il faut restituer ou rendre avec la pertinence qui convient. Le contexte et la nature du contradicteur sont donc à prendre en compte pour identifier le mode d’instillation du conducteur et des éléments de langage appropriés.
Nous avons regardé les différents débats. Nous remercions tous les intervenants pour leurs contributions. Après cette première phase des débats, qui a commencé le 28 janvier 2016 pour pratiquement prendre fin hier, 2 février 2016, une autre va s’ouvrir. Il convient alors pour le bord de Laurent Gbagbo d’appréhender ce qui doit être amélioré. Car dans le fait de dire un narratif aux téléspectateurs, aux auditeurs, aux observateurs, aux commentateurs et aux commanditaires, c’est l’aspect pédagogique qui doit primer.
C’est pourquoi il nous faut homogénéiser notre approche ; c’est pourquoi la délégation mandatée par le Front populaire ivoirien a adopté un argumentaire qui est cadré dans un conducteur. Nous avons attiré l’attention sur l’importance de se coller à ce qui est pour nous une feuille de route. Si le RDR envoie Touré Mamadou sur les différents plateaux, c’est parce qu’il est conscient de l’opportunité de tenir un discours homogène même si la forme manque de civilité et le fond reste décousu. Par ailleurs, nous avons insisté sur l’opportunité de ramener les médias vers un coordonnateur censé puiser dans le fichier de nos ressources humaines pour proposer des intervenants suivant la configuration qui nous est annoncée.
En contournant le Responsable de la communication, pour vous atteindre individuellement ou de façon presque détournée, nous ne savons pas l’objectif que veulent atteindre les animateurs des médias. Il nous appartient donc d’être vigilants pour avoir le réflexe de demander aux médias qui vous contactent, de s’en remettre au coordonnateur ou au Responsable de la Communication et du Marketing politique ; ou tout le moins de se concerter utilement.
Etant donné que toute organisation doit avoir une stratégie et de la cohérence dans ses différentes démarches, nous demandons à tous ceux qui ont choisi de défendre le bord du Président Laurent Gbagbo ou tout au moins qui partagent les aspirations du Front populaire ivoirien, de se mettre en harmonie avec le conducteur que nous avons convenu de porter. Le but étant que les efforts que chacun déploie, nous serve plus utilement après cette première phase des débats. Il convenait donc de faire ce petit point pour améliorer notre présentation des choses. Vu que nous savons tous que les chaînes de radio et de télévision … de grande écoute nous étaient inaccessibles. Merci encore à chacun et à tous !
 

------ PAR : Dr CLAUDE KOUDOU ------

Il est de notoriété publique - parce que cela n’échappe aujourd’hui à personne - que les adversaires du Front populaire ivoirien et leurs fanatiques enrôlés, sont réputés verser dans la calomnie, le dilatoire et les contre-vérités.

La mauvaise foi étant dans le camp adverse - ou assimilé - la chose au monde la mieux partagée, avec le mensonge et la propagande qu’ils ont cultivés, ces acteurs mal intentionnés ont réussi à mettre des balafres à notre chère Côte d’Ivoire.

Concernant donc l’« Affaire Gbagbo refuse de recevoir Laurent Akoun », la réalité est toute simple. Il faut déjà rappeler à nombre d’observateurs que le Président Laurent Gbagbo détenu à la Cour pénale internationale n’est pas dans sa résidence privée.

Si Laurent Gbagbo peut donc décider de recevoir un visiteur, il n’a pas le pouvoir d’en imposer la cadence. Nous voudrions donc faire observer qu’à quelques jours de l’ouverture de son procès, les calomniateurs ne sauront opposer le Front populaire ivoirien et tous les partisans de Laurent Gbagbo – qui sont au-delà de la Côte d’Ivoire – à la Cour pénale internationale, en poussant à une polémique artificielle et inutile.

Ayant suivi les demandes de visite, il me faut dire que toutes les demandes ne sont pas forcément instamment portées à la connaissance du Président Laurent Gbagbo. Lorsqu’il a été saisi de la demande de Laurent Akoun – qui est son Président délégué –, les délais étaient finalement trop courts.

Nous devons alors retenir que s’il s’était agi d’un refus du Président Gbagbo de recevoir Laurent Akoun, il n’aurait pas accueilli les membres du Secrétariat général du FPI que dirige Laurent Akoun – en suppléance d’Abou Drahamane Sangaré –. Or non seulement, il reçoit la visite des membres qui sont arrivés d’Abidjan mais il a également parlé le samedi 16 janvier 2016, à Laurent Akoun sous une forme autorisée.

Il était important de présenter cette réalité des faits pour rassurer nos partisans et donner des éléments à nos détracteurs qui sont à l’affût de mobiles même artificiels, pour déverser des insanités gratuites sans aucune prise de recul.

La réalité est que Laurent Gbagbo reste combatif pour faire triompher la vérité. Le dilatoire a commencé à étaler ses limites. C’est ce qui doit retenir notre attention aux dépends des actes de diversion.

Claude Koudou

Secrétaire National chargé de la Communication et du Marketing politique

--- PAR : Dr CLAUDE KOUDOU ; ANALYSTE POLITIQUE ---- 

Des gens encagoulés sous des pseudonymes, espérant avoir des leçons à donner, médisent. Mais ce n'est pas le champion de la médisance qui l'emporterait. Ce sont les rapports de forces politiques sur le terrain qui compte(ro)nt. En usurpant logo et nom, avec l'appui de nos bourreaux, celui qui nous disait ne pas avoir d'agenda caché et qui s'est révélé montrer le contraire, est-il crédible pour donner des leçons avec ses suiveurs ? La réalité est que le mot d'ordre du FPI, le FPI qui a une base réelle et non celui factice a dit "non" à la mascarade d'élection et le peuple l'a suivi. Une fois que chacun a enlevé les écailles qui lui troublaient la vue, il serait judicieux qu'il revienne sur terre pour que nous construisions. Et il est possible de conjuguer ensemble si notre adversaire commun - pour ne pas dire ennemi - est bien identifié comme étant Alassane Dramane Ouattara. Le peuple ivoirien n'a que faire des ragots de bas étages. Il attend plutôt que les politiques travaillent à ce qui peut les ôter des souffrances auxquelles il est en proie.

------ PAR : Dr CLAUDE KOUDOU -------- 

Immunité ? Mais Simone Gbagbo n'était-elle pas députée lorsque SORO et sa bande l'ont arrêtée avec toute la violence gratuite que nous avons vue ? Quand OUATTARA fait une lettre anti-datée pour sauver SORO, c'est la pratique courante d'une voyousie au sommet de l'Etat qui est démontrée à l'opinion. L'histoire de notre pays connaîtra de meilleurs auspices quand elle sera lavée un jour de telles insanités. 
De contradiction en contradiction, la nature réelle de ces aventuriers violents va finir par agacer leurs parrains, à condition que l'opposition soit à la hauteur des enjeux, notamment en faisant une offre politique et sociale qui entraîne le peuple et suscite la confiance chez des partenaires supposés ou potentiels y compris ceux qu'on peut croire rétifs sur le compte des progressistes.

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