------- PAR : Mr le directeur Alexis Gnagno -------  J'ai eu la possibilité d'avoir accès à la salle d'audience. J'ai donc pu voir à travers la vitre le président Laurent Gbagbo. J'ai eu un pincement au coeur en voyant ce digne africain dans cette posture d'accusé, accablé par une justice partisane en mission , et un procureur qui ne recule devant aucun mensonge, aussi grossier soit-il.

J'ai passé moins de cinq minutes dans cette salle car j'en suis rapidement sorti après avoir écouté monsieur Mac Donald, cet ignoble menteur canadien qui débite sans état d'âme des mensonges aussi inimaginables que révoltants.

Cet homme affirme que " des populations musulmanes pro-Ouattara" , " des dioulas " ont été attaquées à Abobo et dans certains quartiers de Yopougon dont le quartier Doukouré, et que " ces attaques se sont généralisées dans tout Abidjan contre ces populations qui ont été pendant quatre mois la cible des forces -pro-Gbagbo ".

Apres avoir entendu ce grossier mensonge, j'ai dit au député Saturnin Gahoudi qui était mon voisin immédiat que je dois partir, et je me suis levé pour m'en aller, avec ces questions dans la tête :

Pourquoi ce monsieur Mac Donald ment - il ainsi ?

Ces populations dont parle ce monsieur seraient -elles les seules au monde à rester imperturbables devant " les massacres " de ses membres ?

Partout dans le monde, et cela depuis toujours, quand des gens sont attaqués et ne peuvent se défendre, ils fuient et se mettent à l'abri sous la protection de forces présumées neutres, comme à Nahibly dans l'ouest ivoirien où les populations autochtones guérés, menacées après avoir déjà fait l'objet d'un massacre à Duékoué, s'étaient mises sous la protection de L'ONUCI qui avait ensuite, comme Ponce Pilate, assisté à leur extermination.

Quand des populations sont attaquées et tuées en masse, comme cela a été le cas des guérés de Duékoué, elles fuient donc à l'intérieur mais aussi à l'extérieur, comme ces milliers de guérés qui sont exilés au Libéria.

Il y a donc des réactions de groupes qui sont inévitables et ce procureur menteur semble indiquer qu'en Côte d’Ivoire, si les guérés ont fui les violences exercées sur eux, " les populations dioulas musulmanes pro-Ouattara " ( ce sont les mots qu'il utilise ) sont elles restées tranquillement chez elles. Car personne ne les a vues, aucune organisation nationale ou internationale, en Côte d'Ivoire ou ailleurs n'ayant jamais été mobilisée pour les recueillir.

 

----- PAR : Mr LE DIRECTEUR ALEXIS GNAGNO --- Cette comédie judiciaire dans laquelle se joue la vie de personnes innocentes n'a que trop duré.

Déjà en 2013, alors que le président Gbagbo aurait dû être libéré purement et simplement pour insuffisance de charges, les juges l'avaient maintenu en détention et accordé une rallonge de six mois à la procureure Fatou Bensouda pour un complément d'enquête.

Aujourd'hui, alors que la date du procès est proche, et après de multiples reports, Fatou Bensouda voudrait encore gagner du temps, selon une journaliste de France 24 qui rapporte qu'elle voudrait mieux préparer ses témoins.

Non Madame, ce temps que vous gagnez, c'est au détriment de la vie de personnes innocentes qui sont enfermées depuis plus de quatre ans pour l'une , et deux ans pour l'autre.

LIBÉREZ GBAGBO !

LIBÉREZ BLÉ !

---- PAR :  Mr LE DIRECTEUR ALEXIS GNAGNO -----

Nous entrons dans quelles heures dans une nouvelle année, et mes pensées vont au président Gbagbo, à Simone Ehivet Gbagbo, à Charles Blé Goudé, à ceux qui sont encore détenus dans les prisons de Ouattara, à tous ceux qui se sentent comme en prison dans leur pays la Côte d’Ivoire, et aux Ivoiriens contraints à l'exil depuis bientôt cinq ans par la faute d'un homme et de ses soutiens qui ont fait très tôt le choix de la guerre pour prendre le pouvoir.

A ce propos, et pour exercer un devoir de mémoire nécessaire, je voudrais rappeler un extrait de la dernière adresse du président Gbagbo à la nation. C'était le 31 décembre 2010.

‘‘Ne nous y trompons pas. Ne nous laissons pas abuser par le prestige des mots. Il s'agit d'une tentative de coup d'Etat menée sous la bannière de la «communauté internationale». Cette action est destinée à installer, par la force s'il le faut, à la tête de ce pays, un homme que les Ivoiriens n'ont pas choisi dans les urnes."

La date du procès du président Gbagbo, sauf changement de dernière minute, est désormais connue. Nous nous apprêtons donc à entrer dans une année de combat.

Je souhaite à chacun de bien recharger les accus, en passant une bonne fête, pour ensuite faire face dignement à ce qui s'annonce comme la mère des batailles pour la vérité et la justice.

BONNE FÊTE À TOUS.

----- PAR : Mr LE DIRECTEUR ; ALEXIS GNAGNO -----

Après les attentats de Paris qui ont fait plus de 130 morts et de très nombreux blessés , les français cherchent à se rassurer. " Les terroristes, en s'attaquant à notre pays, ont voulu changer notre façon de vivre, mais nous ne céderons pas à la peur.", pouvait -on entendre ici et là. Et pourtant l'impact de ces attentats, qui viennent après ceux de janvier 2015, est considérable aussi bien sur le plan psychologique que sur celui de l'organisation de la sécurité.

En effet, l''insouciance n'est plus de mise et chacun doit désormais être vigilant, constamment sur ses gardes. Tout le monde est d'ailleurs invité à cette vigilance permanente par des messages diffusés dans des haut - parleurs dans les stations de métro et de RER ( Réseau Express Régional qui relie Paris aux banlieues ). Le moindre objet oublié ou abandonné peut occasionner des heures de retard en perturbant gravement la circulation sur les lignes du métro parisien. De la Porte de la Villette à la Courneuve, fermé avant - hier à cause d'un colis suspect. De la station Concorde à Marcadet-Poissonniers, fermé aussi à cause d'un colis suspect. La ligne 13 qui dessert Saint - Denis fermée ce mercredi 18 novembre à cause d'une intervention des forces de l'ordre qui ont repéré des terroristes dans la cité dyonisienne. Les habitants qui s'apprêtaient à aller travailler ont été invités à rester chez eux jusqu'à la fin des opérations. Sans parler de tous les autres désagréments que les français doivent accepter pour leur " bien". Enfin, il y a cette mesure d'état d'urgence qui pourrait durer trois mois avec la restriction des libertés que cela suppose.

Ainsi va donc désormais la vie à Paris, rythmée par des alertes, justifiées ou pas car il faut parfois en faire trop pour ne pas se voir reprocher de ne pas en faire assez et de devoir, dans ce cas, porter la responsabilité d'un éventuel attentat qui interviendrait dans les conditions actuelles et qui pourrait ruiner une confiance déjà quelque peu entamée que les français gardent encore en ceux qui sont censés assurer leur sécurité.

Ces attentats et ces risques d'attentats, en plus de créer une psychose, vont pousser la France à "puiser" dans une caisse déjà vide. Rappelons que depuis le lundi 09 novembre, la France vit à crédit. Mais la sécurité des français vaut bien des sacrifices ou plus exactement "un surcroît de dépenses " que François Hollande assume parce que , dit-il, " Le pacte de sécurité prime sur le pacte de stabilité " . Rappelons juste que le pacte de stabilité est une exigence de l'union européenne qui prône la rigueur budgétaire en fixant un taux de déficit à ne pas dépasser.

Pour renforcer donc la sécurité des français, le président français a décidé de recruter 5000 policiers auxquels s'ajoutent pour la justice 2500 embauches. Le plan de réduction des effectifs de l'armée avec la fermeture de certains bataillons a été renvoyé sine die. Le déficit de l'état, déjà à un sommet vertigineux, va donc encore prendre un peu plus lascenseur

Et ces attentats, non seulement augmentent les dépenses de la France , mais frappent l'économie avec " une vague d'annulations conséquentes dans l'ensemble du secteur de l'hôtellerie pour les deux ou trois mois à venir."( journal Métro du 18 /11). Avec les conséquences pour beaucoup d'autres secteurs d'activité comme l'aviation, le commerce de luxe, la restauration, etc.

Bref, on le voit, sans être exhaustive, la liste des dégâts de ces attentats va bien au - delà des victimes humaines, et finit par constituer un vrai défi que le pays devra relever car on a beau se rassurer, il semble bien que la vie n'est plus tout à fait la même.

 

------  PAR : Mr LE DIRECTEUR ; ALEXIS GNAGNO ------   Ça me paraît tout de même un peu surprenant de se signaler en sécurité alors qu'on ne sait pas quand, où et comment les terroristes décident de frapper.

De toutes les façons, avec les terroristes, on est toujours en sécurité jusqu'à ce qu'ils passent à l'action.

Qui peut penser qu'il n'y avait aucune mesure de sécurité au Bataclan ?

On se signale en sécurité aujourd'hui, mais demain ? Car il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps qu'ils ont frappé Charlie Hebdo. Le niveau d'alerte attentat avait été décrété en France et depuis, les autorités en charge de la sécurité des français n'ont pas arrêté de faire croire que la vigilance était de mise et que des réseaux étaient démantelés, avec le résultat dramatique que nous constatons et regrettons aujourd'hui.

Pour moi, la protection la plus efficace contre le terrorisme ne réside pas dans les mesures de sécurité prises par les pouvoirs publics, ni dans le fait pour les citoyens de se barricader chez eux car ils finiront bien par en sortir, mais dans la prise en compte des problèmes qui génèrent le terrorisme.

Il faut un nouveau rapport au monde pour apaiser les tensions entre les civilisations.

 

------- PAR : Mr LE DIRECTEUR ; ALEXIS GNAGNO --------    Ça prendra le temps que ça prendra mais nous dirons toujours non à Ouattara, jusqu'au bout, pour que jamais il ne soit dit que nous nous sommes corrompus moralement avec son régime assassin et liberticide.

Nous apportons donc notre soutien plein et entier au FPI quand il montre à Ouattara, installé par la force et maintenu au pouvoir avec 100.02% des votants, ce qui est une honte pour notre pays, qu'il n'est point impressionné par les propos d'un homme qui menace de vider de sa substance le parti créé par le président Gbagbo.

Nous dénoncerons toujours la détention arbitraire des partisans du président Gbagbo et du président Gbagbo lui-même , et réclamerons sans cesse leur libération.

Nous réclamerons toujours le retour au pays de ses fils contraints à l'exil.

Nous nous battrons jusqu'au bout pour que dans ce pays, les droits, tous les droits de tous et de chacun, soient respectés.

 

Ouattara veut intimider le FPI

Friday, 30 October 2015 17:02

---- Mr LE DIRECTEUR ; ALEXIS GNAGNO ------- Ouattara dit qu'au FPI ce sont des " socialo-marxistes " , et que ce parti sera bientôt vidé de sa substance.

On se demande donc s'il parle de la substance " socialo-marxiste " parce que le FPI, c'est certes une idéologie, qui n'est d'ailleurs pas socialo-marxiste, mais socialiste, mais c'est surtout une organisation d'hommes et de femmes engagés pour la liberté .

Et même s'il est vrai qu'il y a toujours dans une lutte des gens qui trahissent, car il n'y a de trahison que là où il y a une lutte, une idéologie ne se change pas au coin de la rue ou par la répression que Ouattara a érigée en mode de gouvernement.

Alors, comment va - t-il faire pour vider le FPI de sa substance alors que les emprisonnements, l'exil, le gel des comptes et même le meurtre n'ont pas réussi à faire plier ce parti ? On voit donc qu'il essaie de faire peur

Mais le FPI dit et continuera à dire, puisque c'est ce qui lui fait mal et le fait sortir de ses gonds, que Ouattara exerce illégalement le pouvoir d'état, qu'il est arrivé en 2010 par la forces des armes françaises, qu'il n'a pas été élu en 2015 parce qu'il est inéligible au regard des dispositions de la constitution ivoirienne.

De plus, le taux de participation et le rejet répété de son régime par la population prouvent qu'il ne restera jamais qu'un président imposé par la force et par une violation répétée des lois.

 

------ PAR : Mr LE DIRECTEUR ; ALEXIS GNAGNO -------

Quand Pascal Affi N'Guessan sortait de prison, qui, à part ceux qui étaient dans la confidence de cette ambition dissimulée dans un discours volontaire, pouvait penser qu'il se retrouverait challenger de Ouattara contre l'avis du parti qui l'a vu naître politiquement et auquel il doit sa carrière politique ? Pas grand monde. Et pourtant, il aura affiché une détermination froide et forte, et aura tout fait pour se retrouver sur la liste des candidats à l'élection présidentielle du 25 octobre 2015, une mascarade, écartant au passage tous ceux qu'il pouvait écarter, avec souvent l'aide d'une justice qu'il qualifiait pourtant de " justice des vainqueurs " . Rien ne pouvait l'arrêter, pas les nombreuses interpellations en tout cas . Il lui fallait entrer dans le jeu politique en passant par profits et pertes, les tueries, les emprisonnements, l'exil, le blocage des comptes dont a souffert et souffre encore le camp des partisans du président Gbagbo dont il continue de se réclamer.

Ses camarades, alertés par cette ambition personnelle démesurée, feront appel à Laurent Gbagbo, l'incontestable et incontesté leader et fondateur du parti, mais Pascal Affi N'Guessan ne reculera devant rien. Il ira même jusqu'à mettre en doute l'authenticité d'une lettre du président Gbagbo pour laquelle il saisira d'ailleurs la justice du régime Ouattara pour faux et usage de faux. Près d'un plus tard, cette justice ne s'est toujours pas prononcée.

Le parti, excédé par ses nombreux écarts avec les statuts et ses accointances de plus en plus évidentes avec le régime Ouattara , l'exclura de ses rangs lors d'un congrès , mais cela n'empêchera guère Pascal Affi N'Guessan de chevaucher vers un destin intrigant. " Je sais où je vais " dira- t - il avant d'organiser un congrès sur mesure avec des militants fantoches et de formaliser sa candidature lors d'une investiture théâtrale.

Enfin candidat, il entreprendra des tournées au cours desquelles il aura l'occasion de se faire une idée précise de l'état d'esprit des ivoiriens par rapport à l'élection présidentielle elle-même, mais surtout par rapport à une aventure politique qui vient d'être sanctionnée par un boycott massif, qui est autant un désaveu pour Ouattara que pour lui - même qui a appelé les électeurs à se rendre massivement aux urnes.

Son score dérisoire de 09.27% sonne comme un verdict, et ce désaveu cinglant, comme l'ultime signe annonciateur de la mort politique d'un homme qui avait beaucoup d'atouts, mais que son impatience et sans doute aussi sa cupidité auront poussé au suicide politique.

 

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