Abidjan (Côte d’Ivoire) - Les cours ont été perturbés dans plusieurs écoles de la capitale économique ivoirienne, mardi dans la matinée, obligeant ainsi les collégiens et les lycéens à regagner leurs domiciles.

Le constat a été notamment fait dans les communes d'Adjamé, d'Abobo et de Yopougon. Un débrayage des enseignants est à l'origine de cette énième grève dans le secteur-éducation, selon des élèves du lycée Moderne Djedji Amondji Pierre d’Adjamé (Centre d'Abidjan) et du collège moderne de la même commune.

« La plupart de nos professeurs ne sont pas venus. On nous demande de revenir le mardi 02 mai prochain. Mais, nous reviendrons Jeudi pour voir s'il y aura cours», ont-ils expliqué. Une grève des fonctionnaires ivoiriens avait paralysé le système éducatif ivoirien et l'ensemble des services publics du pays durant trois semaines en janvier dernier.

Un compromis avait finalement été trouvé entre le gouvernement et les grévistes réunis au sein de la plate-forme nationale des organisations professionnelles du secteur public et de l'Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d'Ivoire.

Quatre points sur les cinq contenus dans la plate-forme revendicative des fonctionnaires ivoiriens avaient eu satisfaction auprès des autorités ivoiriennes. La question du stock des arriérés liées aux mesures actées par le gouvernement en 2009 et estimé à 249,6 milliards de FCFA, seul véritable point d'achoppement entre le gouvernement et les fonctionnaires, est toujours en cours de négociation.

Les deux faîtières de fonctionnaires ivoiriens prévoient d'ailleurs, mercredi, une Assemblée générale commune à l'effet d'analyser leurs préoccupations restées sans réponses.


PIG/lb/ls/APA

Le témoignage de Jean Noél Abéhi,ex commandant du groupement d’escadron blindé (GEB) d’Agban n’a pasfini de livrer ses secrets cachés au monde entier c’est la conclusion d’espoir faite par le juge président de la CPI, Cuno Tarfusser. «Monsieur le témoin nous vous remercions. A partir de ce témoignage, nous allons prendre la juste décision». La source qui rapporte ces propos est proche de la CPI. Elle affirme avec fermeté que ce fut les derniers mots tenus par le Cuno Tarfusser, juge-Président de la CPI à la fin de la déposition du natif de Yamoussoukro. Ne croyant pas ses oreilles, l’officier a demandé à l’avocat si c’est ce que le juge dit souvent des témoignages «Non monsieur l’officier, c’est la preuve que votre témoignage a effectivement fait tomber beaucoup de préjugés. C’est révélateur de la pertinence de votre témoignage. C’est ce que je pense aussi», a réagi Me N’Diaye Fall cité par notre source. Mais à cause des huis clos partiels certaines parties du témoignage ont été retirés de ce qui a été montré en différé. ” Et ce n’est pas tout, poursuit notre informateur. Jean Noél Abéhi a dit au juge avec courage «qu’il faut que les choses soient claires. Car quand on parle, de troubles à l’ordre public à cause des marches et autres manifestations pacifiques pour qu’advienne la démocratie en Côte d’Ivoire, on parle de Gbagbo et son disciple Charles Blé Goudé. Mais quand il s’agit de ceux qui ont introduit les armes en Côte d’Ivoire, qui ont tué en Côte d’Ivoire, il faut les chercher dans le camp de Ouattara».

Ces propos, selon notre souce, n’ont pas laissé indifférent Me N’Diaye Fall qui connait bien les acteurs politiques de Côte d’Ivoire. «Je vous félicite M. Abéhi car votre témoignage nous éclairé. Nous savons où se trouve les tueurs. L’erreur qu’ils ont commis c’est d’avoir emmené Gbagbo ici. Tôt ou tard, ils payeront pour leurs crimes», affirmé l’avocat sénégalais de la CPI. Condamné à 5 ans d’emprisonnement ferme pour désertion, Jean Noel Abéhi purge sa peine à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA). Et malgré cette situation, l’ex-commandant du GEB est resté ferme face aux propositions du pouvoir.

Argent, nomination à un poste à l’étranger, libération précipitée, tout y est passé selon notre source pour convaincre l’officier de la gendarmerie à accabler Laurent Gbagbo. Ces promesses mirobolantes, devait amener Jean Noél Abéhi à accréditer la thèse du plan commun qui vise à assassiner les partisans de Ouattara dont Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont accusés. Depuis le début le procès le 28 janvier dernier, 15 témoins se sont succédés au prétoire de la CPI sans apporter la moins preuve de ce plan commun. Même pas le témoin Ouattara Obiénéré.

Comme ce pouvoir ne compte que sur le tribalisme et le mensonge, il avait espéré que ce témoin qui porte de patronyme Ouattara allait user du mensonge. Ce ne fut pas le cas. «La seule chose qui sauve tout témoin de la CPI, c’est la vérité. Rien que la vérité, tu ne peux pas mentir. Si tu ment et qu’on s’en rend compte, tu peux être poursuivi. Mais si tout ce que tu es prouvé, personne ne peut te nuire. Obiénéré était un acteur. IL a vu ses hommes mourir, victimes du commando invisible. Il n’a dit que la verité comme le commandant Abéhi. Et à la CPI, tout témoin est appelé à témoigner forcement à charge tu dis des mensonges, tu ne rend pas service à tes mandants. Alors que ces derniers cessent de dilapider des milliards pour corrompre des témoins. C’est peine perdu», a révélé notre source. Celle-ci dit que tous les témignages sont passés au peigne feint par l’accusation, par la défense et par les juges. C’est ce qui permettra de prendre une décision juste comme le promet Cuno Tarfusser.

Pourvu qu’il en soit ainsi.

Source: Le Quotidien d’Abidjan N° 1839

 

Les négociations  reprennent mercredi 26 avril 2017 à la grande mosquée de Bouaké avec les soldats qui s’étaient soulevés en début du mois de janvier pour exiger chacun 5 millions et une villa au président Alassane Ouattara  qu’ils disent avoir porté au pouvoir.

 

Le mardi 25 avril 2017, en fin de matinée, le Cheick Boikari Fofana, président du COSIM ( le conseil supérieur des imams de Côte d’Ivoire) arrivé spécialement à cet effet d’Abidjan  sur sollicitation du gouvernement de Côte d’Ivoire, avait entamé ces négociations au siège local du Cosim dans l’enceinte de la cour de mosquée, pour appeler les mutins à la patience.

 

Selon les échos de la première journée de négociation, l’autorité religieuse demande aux ex-rebelles d’observer un trêve, le temps de l’organisation des jeux de Francophonie qui auront lieu à Abidjan du 21 au 30 juillet 2017.

 

Le soldats  dont les représentants sont partis des différentes casernes du pays au frais de l’État ont en retour demandé que le président Alassane Ouattara tienne parole étant donné qu’il a déjà donné son accord pour le règlement de leur argent qu’ils qualifient désormais de reliquats de primes de guerre.  A savoir, le paiement de 7 millions à raison de 1 million par mois. 5 millions ayant été réglés mi janvier sur les 12 millions représentant globalement la villa et les 5 millions exigés au depart.

 

Le guide religieux qui est pour la circonstance entouré de ses proches collaborateurs, des imams notamment, a rassuré les représentants des militaires que le président Alassane tiendra parole car il est un homme de parole.  Mais que, les difficultés du moment sont dues à la chute des cours du cacao qui aurait bouleversé les prévisions du président.  » Il y a aussi  que l’État devrait penser aux autres militaires qui ont aussi exigé leur part » a-t-il essayé de faire comprendre.

 

La première journée, selon une source au sein des négociations qui se tiennent à huis-clos, s’est soldé par un échec. Les soldats ayant demandé à consulter « la base ».  La suite devra être connue normalement à l’issue de la journée de négociation de mercredi 26 avril 2017.

 

Ces soldats, au nombre de 8500 sont devenus de plus en plus menaçant dans les casernes  et entendent  à nouveau se faire entendre comme en début janvier  si le gouvernement ne respecte pas ses engagements vis-à-vis d’eux

 

Blaise BONSIE

Le 30 avril prochain, le FPI a décidé de célébrer la traditionnelle fête de la liberté à Akouré dans le département d’Alépé. Une importante délégation du FPI conduite par le président par intérim Abou Drahamane Sangaré s’est rendue dans le village le week-end dernier pour une visite d’inspection des lieux choisis pour célébrer l’événement. A cette occasion le Pdt Sangaré a entretenu les militants et en retour, il a reçu les clés du village des mains du chef de village.

Si à quelques jours de l’événement, le FPI mobilise pour un record de participation des militants, Pascal Affi N'Guessan et sa bande ont décidé de leur côté de s’inscrire dans le sabotage. Ils entreprennent depuis l’annonce de la célébration, des démarches pour la faire capoter. L’on apprend que Pascal Affi N'Guessan, a envoyé une lettre à la chefferie de ce village avec un ton menaçant. Il invite les autorités coutumières à ne pas cautionner la fête. Le chef d’Akouré y aurait opposé une fin de non-recevoir, arguant qu’il n’a pas à interdire qui que ce soit dans son village où tout le monde serait le bienvenu.
La nouvelle trouvaille des affidés face à cette attitude qu’ils jugent désinvolte est de distiller des menaces ouvertes sur l’événement via les réseaux sociaux. Sur Facebook, des messages du genre «Fête de la liberté de Sangaré à Alépé. La porte ouverte à l’affrontement si les autorités ne prennent pas leurs responsabilités » ou encore «Prétendue fête de Sangaré à Akouré. La direction du FPI a tranché : Il n’y aura pas de fête du FPI à Akouré ».
Quand au FPI avec à sa tête le Pdt par intérim Sangaré se disent sereins et continuent la mobilisation. « Personne ne peut nous empêcher de fêter », a déjà averti Sangaré. Et le ton monte, présageant d’une confusion qui donnerait les coudées franches aux autorités préfectorales pour sévir en interdisant la fête de la liberté. Une vieille stratégie qui a fait recette.

SD à Abidjan

Pour Adou Marcel, témoin de l’Accusation dans le procès Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, les rebelles pendant la crise post-électorale sont Gbagbo et son camp.

En effet, à l’audience du mardi 25 avril, invité à définir ceux qu’ils appellent rebelles, le témoin a affirmé que « les rebelles, c’est nous ». Une réponse qui a bien intrigué la Cour au point où le juge a voulu comprendre.

« Quand vous dites ‘’nous’’, vous voulez dire vous-même ? », demande le juge. Et le témoin de répondre : « oui…les rebelles, ce sont les gens de Gbagbo ». 

 

Autre source

Le Bureau de Bensouda a-t-il créé une déclaration pour l’attribuer à Adou Marcel, son témoin qui dépose ce lundi 24 avril 2017 dans le procès Gbagbo et Blé Goudé ? La question mérite d’être posée après que ce dernier a déclaré qu’il ne se reconnaît pas dans des propos contenus dans sa déposition auprès du bureau de Fatou Bensouda quand les procureurs l’ont rencontré à Abidjan.

Interrogé par Me Kadi de la défense de Blé Goudé au sujet d’une visite d’Alassane Ouattara à Yopougon Yao Séhi, lors de la présidentielle de 2010, le témoin a farouchement rejeté ce que le procureur a écrit à son sujet. « Je regrette, je n’ai pas dit ça ! », a-t-il dit.

En effet, dans la déposition du chef coutumier auprès du procureur que l’avocate de Blé Goudé a lue, il affirmait que lors de la visite de Ouattara à Yao Sehi, l’actuel chef de l’Etat ivoirien a pris congé d’eux sans avoir donné l’argent qu’en ces occasions de campagne les acteurs donnaient, et qui servait à couvrir les frais d’organisation de l’évènement. Ces propos, Adou Marcel les a rejetés. « On n’a pas parlé d’argent puisque nous n’étions pas les organisateurs », a-t-il affirmé. 

 

Autres Sources

25 syndicats de la Coordination des syndicats de la fonction publique (Cosyfop) et de la coalition du paiement des stocks des arriérés entament une grève aujourd’hui lundi 24 avril. Un arrêt de travail de 5 jours qui risque de paralyser certains secteurs clés de l’administration ivoirienne publique dont le domaine de la santé. A la lecture de ses préavis, on peut citer les revendications portant sur le paiement intégral du stock d’arriérés de salaire, d’indemnités et des primes actés cumulés depuis 2009, l’octroi de 150 points d’indices à tous les fonctionnaires ne disposant pas de statut particulier…

 

Auteur: Gks 

Les choses ont démarré sur des chapeaux de roue à la CPI, à la reprise du procès Gbagbo et Blé Goudé, ce lundi 24. Après lecture des délibérations sur des requêtes formulées par les parties, suivi d’un huis clos, le juge-président Cuno Tarfusser donne la parole au procureur et l’enjoint d’aller directement aux questions. Ce qu’elle fait.

Sans trop perdre du temps, elle aborde les évènements d’octobre 2010, notamment le 26 octobre lorsque Ouattara s’est rendu dans le quartier Yao Séhi à Yopougon, pendant la campagne présidentielle. Ce jour-là, il s’est produit un évènement que le procureur a amené le témoin a expliqué. Le chef Agni a donc expliqué que ce jour, leur quartier a reçu la visite du candidat Ouattara. Mais ce dernier n’a pas voulu descendre de sa voiture craignant sa sécurité. Donc ils lui ont remis un livre blanc.

 « Dès qu’il est parti, un groupe de jeunes nous a poursuivis. Ils disaient pourquoi nous avons reçu Alassane. Ils disaient que les gens qui se permettent de recevoir les burkinabé, ils vont payer cher », disaient ces jeunes à en croire le témoin. Pour sauver leur vie, le témoin qui occupait le poste de porte-parole de la chefferie à l’époque, a expliqué qu’ils se sont rendus, feu les chefs Kouassi Kan et Tapaou et lui, au commissariat du 16e arrondissement qui se trouvait à proximité. Pour leur sécurité, ils ont obtenu la protection du commissaire Traoré.

Ce groupe de jeunes en question « les supporters de monsieur Gbagbo », a dit le témoin. Selon lui, ils étaient reconnaissables par leur tee-shirt à l’effigie at slogan du candidat Laurent Gbagbo.  Pour plus de détails sur ces évènements, le procureur a demandé un huis clos partiel. 

Autres Sources

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