L’Imam de la mosquée de la Riviera Bonoumin de Cocody, Ousmane Diakité, demande aux autorités ivoiriennes d’éviter l’enrichissement illicite car non seulement le Coran l’interdit formellement mais le bien mal acquis ne profite jamais. Il a fait cette exhortation, dans la grande mosquée de la Riviera Golf, à Abidjan-Cocody, dans la cadre de la commémoration de la Nuit du Destin. Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara a assisté à la cérémonie avec des membres de son gouvernement. 

« La contribution de l’Islam dans la lutte contre le fléau de l’enrichissement illicite » était le thème de cette nuit. L’animateur principal du thème, l’Imam Ousmane Diakité, à la lumière du Coran, a montré les inconvénients de l’enrichissement illicite. Pour lui, le bien appartient à Dieu qui le donne à qui il veut. « C’est la raison pour laquelle Dieu nous demande d’acquérir le bien selon les normes morales autrement nous aurons des comptes à lui rendre », prévient-il. Et de poursuivre : « L’argent acquis illicitement n’est pas pérenne. Par ailleurs, cet argent est à l’origine de dégâts, sinon de préjudices dans la société d’une manière ou d’une autre ». Il a pris l’exemple d’un pèlerinage qui est effectué à la Mecque, grâce à l’argent mal acquis, qui ne peut avoir le même résultat que celui effectué par l’argent licite. L’attribution de marchés qui ne se fait pas selon les normes, a-t-il indiqué, est le fruit d’un enrichissement illicite. « N’utilisez pas votre position sociale pour influer sur l’attribution de marché public », recommande-t-il. L’Imam Ousmane Diakité a mis en garde les personnes qui s’accaparent les biens qui doivent revenir à des orphelins. L’absence ou le peu de foi, est-il convaincu, peut être à la base de l’enrichissement illicite. C’est la raison pour laquelle, l’Imam de la mosquée de la Riviera Bonoumin, recommande aux croyants quelles que soient les difficultés de ne pas désespérer. « Confiez -vous à Dieu », a-t-il conclu.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, porte parole du chef de l’Etat, pour sa part, estime que lorsque le matériel ou l’argent prend le pas dans la société, ce sont les valeurs spirituelles qui foutent le camp. 

 

 

En attendant l’ouverture, le 1er octobre prochain, de la nouvelle campagne de commercialisation de la récolte principale du cacao 2017-2018, deux acteurs majeurs de la filière ivoirienne, le Groupement des Négociants Ivoiriens (GNI) et l’Ucoopexi-Nouvelle, ont interpellé Sangafowa Coulibaly, le ministre de l’Agriculture et du développement rural, sur des dysfonctionnements dans le système de messagerie, la plateforme permettant aux exportateurs d’acheter une partie de la récolte par anticipation.

Dans un courrier daté du 7 juin dernier, le GNI et l’Ucoopexi-Nouvelle réclament le rétablissement d’une messagerie internationale distincte de la messagerie nationale. La première, telle que prévue par la réforme de 2012, autorisait les multinationales du négoce basées hors du pays à acheter à l’avance des stocks de la récolte mise aux enchères par le Conseil Café Cacao (CCC), sans forcément passer par leurs filiales locales. Le CCC désignait ensuite des exportateurs ivoiriens pour exécuter ces contrats internationaux par la livraison des stocks à ces compagnies dénommées « acheteurs internationaux ».

 

Entre 2012 et 2015, ce système, appelé messagerie internationale, était fonctionnel à côté de la messagerie normale dédiée aux entreprises possédant un agrément d’exportateur en Côte d’Ivoire, comme les filiales locales des multinationales telles que Cargill BV, Olam et Barry Callebaut. Cependant, depuis la campagne 2015-2016, le CCC a changé le mécanisme en fusionnant les deux systèmes en un seul.

 

Priorité aux filiales des multinationales

 

Résultat : depuis cette initiative les maisons mères des multinationales n’achètent plus par anticipation de contrats internationaux, afin de ne pas concurrencer leurs filiales.

 

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Michel Gbagbo, le fils du Président Laurent Gbagbo, sera jugé ce vendredi 23 juin 2017 à Abidjan par la justice ivoirienne pour "divulgation de fausses nouvelles", après avoir annoncé la présence de centaines de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire et la disparition d'autres centaines de prisonniers politiques, a annoncé jeudi son avocat.

"Le procès de Michel Gbagbo va s’ouvrir vendredi devant le Tribunal correctionnel du Plateau pour divulgation de fausses nouvelles" a confirmé à l’AFP Me Ange Rodrigue Dadje, son avocat.
En effet, dans un entretien à un journal en ligne, Michel Gbagbo déclarait qu’"à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons" ivoiriennes et que "300 personnes (...) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues".
Pour la justice ivoirienne qui l'avait inculpé le 26 mai laissé en liberté, il n'y a aucun prisonnier politique en Côte d'Ivoire et qualifie les propos de Michel Gbagbo de mensongers.

"Le parquet informe qu’il n’a été saisi d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale", avait réagi M. Adou, critiquant les déclarations "sans fondement et mensongères" de Michel Gbagbo.
Michel Gbagbo, pour rappel, avait déjà été condamné le 10 mars 2015 à cinq ans d’emprisonnement sous le fallacieux prétexte d' "attentat à la sûreté de l’Etat".

Eric Lassale

Les habitants avaient été délogés par milliers, des centaines de maisons rasées. Depuis, les bulldozers ont rangé leur fougue, les autorités leurs nombreux décrets d’interdictions et les populations se sont réinstallées.

 

A chaque saison pluvieuse, Abidjan est noyée sous les eaux. Cette année encore, les quartiers précaires mais aussi les chics, ceux dit riches,  ont les pieds dans l’eau et la tête aux décomptes des morts, le cœur à l’angoisse du fait des intempéries. Quartiers viabilisés ou pas, tous sont logés à la même enseigne.

 

La menace s’est amplifiée à tel point que la vie dans les quartiers classés à haut risque et précaires, est devenue un enfer insalubre et dangereux. A Cocody Danga Bas-fonds, la vie poursuit son cours presque normalement, en dépit de la menace d’inondation.

 

Il y existe une certaine quiétude entre galère et réinvention qui fait de ce bidonville, une société ivoirienne en miniature, avec ses riches et ses pauvres. Cocody Danga Bas-fonds, c’est également le miroir de la société d’aujourd’hui et le sentiment d’impuissance de ses riverains en période de sinistre… La pentecôte dans ce bidonville n’était pas différente de celle des beaux quartiers.

 

7 heures du matin en ce jour du Seigneur, dans cette énorme cuvette, il n’y a pas grande bousculade pour l’église. Sous une fine pluie, l’heure est à l’exécution des tâches quotidiennes.

 

Des enfants réveillés aux aurores papotent sur les rives du gigantesque canal d’évacuation d’eaux usées autour duquel gravitent habitations de fortunes et petits commerces de leurs téméraires parents. Il y a de cela deux ans, ce grand bas-fond, comme plusieurs autres bidonvilles jugés dangereux, inhabitables pour risques d'inondation et de glissement de terrain, ont fait l'objet de vastes opérations de déguerpissement.

 

Les habitants avaient été délogés par milliers, des centaines de maisons rasées. Depuis, les bulldozers ont rangé leur fougue, les autorités leurs nombreux décrets d’interdictions et les populations se sont réinstallées.

 

Aujourd’hui, Ali Ouédraogo alias « Américain », avec les restes de sa première bicoque y a rebâti une seconde. C’est une baraque. Elle donne dos au caniveau qui draine des violents courants d’eau en cette saison particulière de pluie.

 

L’homme d’affaires du « trou », second nom du quartier depuis 1993, n’a pu se défaire de son lieu d’habitation et de sa clientèle restée fidèle. Sa boutique, seul centre d’approvisionnements en vivres et non vivres de cette cité spéciale, ne désemplit pas. Idem chez ses voisins de commerce.

 

Une salle de jeu en bois ou des adolescents disputent une chaude partie de Game over. Quand chez Pierro, le grand maquis (buvette) du secteur, l’heure est au ménage. Les gérants s’activent, installent chaises et tables pour la clientèle qui ne saurait tarder en ce dimanche de Pentecôte. Le bistrot d’en face, chez Momo, on affiche le sourire. Parce que déjà plein à cette heure si matinale de la journée.

 

L’arc-en-ciel d’eau de vie et de vin y est descendu sans grande difficulté en ce temps de fraîcheur. Non loin de là, sur les ruines du Ghana bar, ancien point chaud du « trou », une femme fume du poisson destiné à la vente.

 

Bosson fils, propriétaire terrien, lui y est pour l’encaissement de son loyer. Nous sommes le 4 du mois, la date limite du paiement approche et l’homme est ponctuel. Ses 3 et 2 pièces  à 35 000 Fcfa et 25 000 Fcfa offrent aux locataires un toit sûr, câblé et « en dur » dans cette zone ou pullulent les cabanes de fortunes.

 

Ces dernières sont gratuites et inondées par l’eau du caniveau qui, à la moindre pluie sort de son lit. L’ambiance est bon enfant dans cet endroit partiellement en chantier, mais aussi froide et funeste. Le « trou » a enseveli une famille voisine Peule, il y a deux ans. 37 autres personnes de Mossikro, Gobelet, Boribana… ont également perdu la vie cette année-là.

 

Pour cette saison 2017, 8 décès ont été déjà déplorés

 

Mais qu’importe, la vie suit son cours au « trou ». La peur a fui cet endroit. Et les populations sont confortées dans leur situation. « L’eau tue partout aujourd’hui. Que ce soit chez nous ou chez les riches. Où nous allons partir ? », s’interroge un habitant du quartier l’air à la fois moqueur et inquiet.



Tous ont le regard tourné vers la société « d’en haut » qui pour une fois partage leurs galères saisonnières. Riviera Palmeraie, Bonoumin, Angré, Zone 4, Biétry mais aussi Yopougon, Koumassi…

Ces quartiers viabilisés sont entrés dans la danse. Des quartiers immergés ! Les autorités submergées, sans bouées de sauvetage, incriminent « l’incivisme des populations ». Les caniveaux transformés en poubelle, les constructions sur les canalisations sont mises en cause.

L’invitation à quitter les zones à risques, à la prise de conscience, les mesures de précautions sont distillées ça et là par le département des opérations et de secours de l’Office national de protection civile (Onpc) dans cette ville devenue presqu’insulaire.



Pentecôte,  célébration de la venue du Saint esprit dans le monde, mais à Abidjan, on célèbre tristement la venue des eaux, en attendant un miracle pour sauver des vies.

 

Fratmat.info

L'ENTRÉE en guerre de la France contre les forces de Gbagbo, le 4 avril, a sonné comme une revanche personnelle de Sarkozy. Avec la bénédiction de l'ONU, Paris n'a laissé à personne d'autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne ainsi qu'un camp militaire qui abritait aussi des familles. Depuis plusieurs semaines, en Conseil des ministres comme en privé, le chef de l'Etat ne décolérait pas contre Gbagbo, « le dictateur sanglant de Côte d'Ivoire ». Au point de s'avouer, le 5 avril, « à bout de patience » (voir page 2 [ci-après]). Outre les nombreuses et violentes exactions de ses partisans, Gbagbo avait aussi ridiculisé Sarko. En décembre 2010, après la victoire, proclamée par l'ONU, de son ami Ouattara, le président français, impérial, avait donné « quarante-huit heures » au vaincu pour quitter le pouvoir. Un oukase superbement ignoré pendant plus de trois mois...

 

Or Sarko avait beaucoup misé sur ce scrutin pour rehausser une cote fort dévaluée sur le continent. N'était-il pas accusé de perpétuer la « Françafrique », ce système affairiste favorisant des groupes amis tels que Bouygues, Bolloré, Veolia ? Mais, après l'échec de son ultimatum ivoirien, le Président révise subitement ses positions et adopte un profil bas. Affirmant à la presse que « l'ancienne puissance coloniale n'était pas la mieux placée » pour intervenir.

 

 

En janvier, devant l'Union africaine, il ose même affirmer ; « La France ne veut donner de leçons à personne. » Il faut dire que les événements de Tunisie, d'Egypte ou de Syrie n'ont guère fait briller la diplomatie tricolore.

 

La campagne (aérienne) de Libye, pour laquelle Sarko a obtenu le droit d'ouvrir le feu le premier, a réveillé ses ardeurs belliqueuses. Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'Elysée, se félicite de « notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan ». Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : « On a. fourni des conseils tactiques aux FRCI », mais aussi « des munitions et des Famas (fusils d'assaut). »

 

 

 Barbouzes aux premières loges

 

De son côté, le contingent militaire français est porté, le 4 avril, à 1 700 hommes. Les 900 hommes du dispositif permanent Licorne ont été notamment renforcés par des Rambo de la Direction des opérations (ex-Service action) de la DGSE et des Forces spéciales.

 

 

Quelques-uns, parmi ces derniers, se sont retrouvés en contact direct avec l'entourage de Ouattara. A 19 h 30, quatre hélicos Puma, soutenus par des MI 24 de l'Onuci, commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi stratégiques que le CHU et un supermarché du quartier de Cocody Pour la seconde fois en sept ans, » l'ancienne puissance coloniale » bombardait des soldats et des populations ivoiriennes.

 Armement à prix d'or

Cet héroïque canardage, qui, selon l'Elysée, laissait entrevoir une reddition rapide de Gbagbo, risque pourtant de laisser des traces profondes. Et une situation difficilement gérable à Abidjan. D'abord parce que Ouattara pourrait pâtir, dans cette ville majoritairement acquise à Gbagbo, de son image de protégé de la France et des pays riches. L'armement de ses troupes, son équipement tout neuf ont suscité l'étonnement des Ivoiriens. Si l'aide du Burkina et du Nigeria est reconnue, d'autres pistes de financement apparaissent. Selon des témoignages et des documents obtenus par « Le Canard », des proches de Ouattara ont monnayé, en 2009 et en 2010, d'importantes quantités d!or extraites des mines du Nord. Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert de véhicules de... l'ONU. Puis envoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées. A l'état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15 000 euros le kilo.

 

L'image du camp Ouattara -présenté par certains comme ]'« axe du bien » - restera également entachée par les massacres commis ces derniers jours. A Duékoué, par exemple, plusieurs centaines de morts seraient, selon l'ONU et diverses organisations internationales, surtout imputables aux FRCI, les forces de Gbagbo se voyant aussi accusées d'atrocités.

 

 

En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy. qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains chefs de guerre. Et pour transformer cette intrusion meurtrière en victoire de la démocratie. »

 

Jean-François Julliard

   @font-face { font-family: "Arial"; }@font-face { font-family: "Cambria"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; }

 

« Conseil de défense (Le Canard enchaîné du 06 avril 2011. Page 2)

 Lors du petit déjeuner des dirigeants de la majorité, mardi matin, Sarko l'a joué chef de guerre. Comme en témoignent ces extraits choisis :

 

« On va décider ce matin s'il va falloir attaquer d'autres objectifs militaires de Gbagbo pour l'obliger à laisser la place. »

 

 « On est allé au bout du bout de la patience avec Gbagbo. N'oubliez pas de répéter que la force Licorne agit sous mandat de l’ONU. Il fallait intervenir pour empêcher de nouveaux massacres. »

 « Gbagbo est réfugié dans le bunker de la résidence présidentielle, j'ai dit à Ouattara que Gbagbo devait avoir la vie sauve et qu'il devait y veiller personnellement. »

 

Puis est arrivé le coup de clairon :

 

 « Les autres soldats de l'ONU sont incapables de faire le boulot. Nos soldats sont les meilleurs. »

 

Avant cette conclusion :

 

 « Dès que Ouattara aura pris le pouvoir, il faudra retirer nos soldats de Côte d'Ivoire. En tout cas, réduire leur présence à 200 ou 300 hommes. C'est une survivance du passé. »

 

Conclusion de François Fillon :

 

 « On pourra dire que, si Ouattara accède à la présidence de la République après avoir été élu de manière régulière, ce sera grâce à la France et grâce à Nicolas Sarkozy. »

 

Pour faire un numéro si flagorneur, le Premier ministre doit avoir beaucoup à se faire pardonner. »

 

Source: Le Canard Enchaîné

La ville de Bria a été ensanglantée mardi lors d'une attaque perpétrée par des hommes lourdement armés, 24h seulement après la signature de l'accord entre le gouvernement et 13 groupes armés.

Les premières estimations ont avancé un bilan de 40 morts selon les sources humanitaires et 35 personnes blessées.

Les combats ont éclaté mardi dans la matinée à Bria, localité située à quelques 580 kms de Bangui, la capitale centrafricaine.

Un travailleur humanitaire présent sur les lieux a déclaré que des maisons ont été incendiées et plusieurs magasins pillés.

Selon le porte-parole de la MINUSCA, les affrontements de mardi ont éclaté près d'un camp qui accueillait des personnes qui avait été forcées de fuir les précédents conflits.

La présence de factions rivales à Bria a fait de la ville une poudrière. Et selon des estimations, les affrontements entre ces factions ont causé la mort de quelques 300 personnes et déplacé 100 000 autres rien qu'au mois de mai dernier.

BBC-Afrique

Le député syrien Ammar al-Asad a confié à Sputnik que la réponse de l’armée syrienne pour l’avion abattu ne tarderait pas.

 

Le pilote de l'avion abattu dimanche par les forces de la coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis a été retrouvé et sauvé et l'armée syrienne prépare une réponse adéquate, a annoncé à Sputnik le député syrien Ammar al-Asad.

 

«À l'aide des techniques modernes, on a pu établir l'endroit exact où l'avion est tombé, sur le territoire contrôlé par les terroristes. Des unités spéciales de l'armée syrienne ont mené avec succès une opération de sauvetage. La vie du pilote n'est pas menacée», a relaté le député.

 

Et d'ajouter que l'armée répondrait à la destruction de l'avion par des frappes massives contre les positions des terroristes contrôlés par les Américains. La frontière avec l'Irak sera renforcée et les voies logistiques des terroristes depuis Deir ez-Zor vers la Jordanie seront coupées.

La coalition internationale anti-Daech dirigée par les États-Unis a confirmé dimanche dernier que son avion avait abattu un Su-22 syrien dans la province de Raqqa. Selon la coalition, l'avion de l'armée syrienne effectuait des frappes sur les forces combattant Daech.

 

Ces actions de la coalition ont été vivement critiquées par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Selon lui, les États-Unis doivent respecter la souveraineté du pays et coordonner leurs opérations avec Damas.

 

fr.sputniknews.com

Je suis … (le nom de l'internaute ne sera pas cité) J’ai vécu toute mon enfance dans notre cour familiale avec mes parents, à Adjamé. Je suis l’aîné d’une famille de 4 enfants. J’ai deux frères et une sœur (La dernière d’entre nous).

 

La drogue…

Cependant, je dois dire que ma famille a été victime d’un fléau. La drogue. En effet, ce stimulant a gâché la vie de mes frères Idrissa et Brahima. Ils ont commencé à fréquenter un fumoir dans le quartier, pas très loin de chez nous. Je ne sais pas qui les a intégrés dans ce genre de pratiques. A un moment donné ils étaient devenus méconnaissables. 

 

« Mon frère est devenu fou »

Idrissa était tout le temps nerveux. Il insultait toujours maman ou même moi son aîné. Il traînait toujours dehors, si bien qu’il grillait les cours. Ses notes étaient mauvaises. Pareil pour Ibrahima. Mais lui sont cas est beaucoup plus grave. Un matin on l’a découvert évanoui dans la chambre. Il avait fait une overdose de drogue.

Actuellement où  je vous parle, mon frère est devenu fou. Nous l’avons traité pendant un an. Il est redevenu un tout petit peu normal mais pas totalement. Aujourd’hui il ressemble à un attardé mental. Après mes recherches, je me suis rendu compte qu’il était très impliqué dans la vente et la consommation de drogue depuis des années en plus.

 

« Ces fumoirs détruisent nos frères »

Je ne suis pas du tout content. Ces fumoirs qui poussent partout dans nos quartiers détruisent nos frères. Chaque jour moi je suis témoin des effets de la drogue et sérieusement c’est trop. Ça détruit ! Il faut que des dispositions soient prises. Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas dans les quartiers huppés, que nous allons être exposés comme ça. Il faut que les fumoirs soient sérieusement détruits sans qu’ils ne reviennent.

Je suis prêt à faire une vidéo afin de mieux parler de cela. Parce que j’ai perdu deux frères à cause de la drogue leur vie est gâchée, c’est toute une famille qui a été touchée. Il faut que ça s’arrête !

 

Auteur: MT

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