Le journaliste-écrivain et analyste politique ivoirien André Silver Konan a été invité à prononcer une conférence inaugurale, le jeudi 14 décembre 2017, à l’Université catholique d’Afrique de l’ouest (UCAO) d’Abidjan, à l’occasion de la rentrée académique de l’Institut supérieur de la communication (Iscom). Ci-dessous sa déclaration liminaire.

Interrogé pour donner le nom de trois journalistes de télé publique, une étudiant n’a pu donner que le nom que d’une journaliste et un autre celui d’un ancien journaliste. Dans un amphithéâtre de deux cent étudiants, nous n’avons pu avoir le nom d’un troisième journaliste de la RTI. Aucun étudiant parmi vous, n’a pu donner le nom d’un seul journaliste de télé privée en Côte d’Ivoire. Enfin, un étudiant a pu trouver le nom de trois journalistes de la presse publique, tous de la génération partie à la retraite dont deux sont d’ailleurs enseignants ici à l’UCAO. Cet exercice que je vous ai fait faire, à l’entame de cette conférence inaugurale n’est pas vain, vous saurez pourquoi tout à l’heure.

Mon commentaire

Je vais vous faire part de mon propre commentaire, en rapport justement avec le thème qui nous réunit ici, à savoir « Etat de la liberté des médias en Côte d’Ivoire ». Etant entendu que, pour nous, il faut comprendre par médias, tout l’ensemble de la presse audio, visuelle, numérique et imprimée.

Si presque tous, vous ne connaissez pas le nom de nombreux journalistes de la télé publique, l’explication est simple. Vous ne regardez pas la RTI. Si vous n’avez pas pu donner un seul nom d’un journaliste de télé privée en Côte d’Ivoire, la raison est aussi toute simple : nous sommes dans un pays encore marqué par un monopole des médias publics. La Côte d’Ivoire est l’un des rares pays d’Afrique de l’ouest où la libéralisation de l’espace audiovisuel n’est pas encore une réalité, en dépit des déclarations publiques de bonnes intentions des dirigeants. La vérité est qu’au-delà de la transition vers le numérique brandie comme explication, les pouvoirs publics ont peur de l’émergence de télés politiques privées qui viendraient mettre un terme à la pensée unique prônée depuis toujours par et dans les médias d’Etat. Mais cette peur ne se justifie pas, pour deux raisons.

Première raison : les pays d’Afrique de l’ouest qui ont libéralisé leur espace audiovisuel depuis plusieurs années, ne subissent pas de révolution populaire (puisque c’est ce dont nos dirigeants ont le plus peur), depuis tout ce temps. Pour dire que le ciel de la démocratie n’est tombé sur la tête d’aucun dirigeant dans ces pays.

Deuxième raison et je vais poser une autre question. Répondez sans avoir peur, nous sommes entre nous, d’abord entre intellectuels, ensuite entre communicateurs et/ou futurs journalistes. Un journaliste ne saurait avoir peur de sa propre opinion. Pour mettre tout le monde à l’aise, j’aimerais que ceux qui pensent que le pays marche comme ils le souhaitent, en matière de liberté et de démocratie, lèvent la main et que ceux qui pensent que le pays ne marche comme ils le souhaitent, toujours en matière de liberté et de démocratie ou qui n’ont pas d’opinion à exprimer sur la question, ne lèvent pas les mains.
J’ai posé cette question, ce n’est pas pour faire de la politique mais juste vous démontrer qu’en dépit du monopole total des médias d’Etat, en Côte d’Ivoire, l’opinion publique politique n’est pas totalement acquise aux autorités en place. A preuve : dans cet amphithéâtre, aussi surprenant que cela puisse paraître (parce que je m’attendais quand même à avoir des mains en l’air), personne n’a levé la main, pour marquer son adhésion à la politique conduite par le pouvoir, en matière de liberté et de démocratie. En clair, les reportages institutionnels de la RTI ne suffisent pas à former l’opinion politique du grand public en Côte d’Ivoire.
Pour ces deux raisons, il est à la fois vain et inconséquent de maintenir l’état actuel de caporalisation des médias. Surtout que cette caporalisation fait perdre des points, au pays, au classement mondial de la liberté de la presse.

En effet, quand bien même ce classement s’est nettement amélioré (et j’expliquerai pourquoi), ces dix dernières années, la Côte d’Ivoire fait toujours partie des pays qui n’offrent pas un libre accès aux médias.
2009 : la Côte d’Ivoire est classée 104è au tableau de la liberté de la presse, sur 170 pays.
2011 : 118è
2012 : 159è, un record ! Qui peut nous expliquer pourquoi ? Vous le comprendrez aisément, la crise postélectorale est passée par là.
2015 : 86e
2016 : 86è
2017 : 81è

Le champion africain en matière de liberté de la presse en 2017 est la Namibie. Classement mondial : 24è, soit 57 points entre elle et la Côte d’Ivoire. 57 points. La Namibie est suivie du Ghana 26è, du Cap Vert 27è, de l’Afrique du Sud 31è, du Burkina Faso 42è. Tenez-vous bien, le Burkina Faso est classé avant les Etats-Unis 43è, et après la France 39è et le Royaume-Uni, 40è. A la tête du classement mondial se trouve la Norvège et au bas de ce classement, la Corée du Nord, précédée de l’Érythrée. En Afrique, la Côte d’Ivoire vient après les pays que j’ai cités plus tôt, mais aussi après le Botswana, la Mauritanie, Madagascar, le Sénégal, le Niger, la Guinée-Bissau et le Bénin.

Mais pourquoi la Côte d’Ivoire a ce rang peu honorable ?

Bien sûr, j’ai relevé plus haut la caporalisation des médias publics qui est l’un des facteurs. Mais il y a aussi les violations qui touchent directement à la fois l’intégrité déontologique, physique et constitutionnelle du journaliste. Je vais donner juste trois faits récents qui vont accréditer ma position que je développerai.

12 février 2017 : six journalistes et directeurs de publication des journaux suivants : Notre Voie (proche du FPI – tendance Affi N’guessan), Le Temps (proche du FPI, tendance Aboudramane Sangaré), Soir Info et L’Inter (indépendants) sont arrêtés, détenus à la gendarmerie, puis libérés deux jours plus tard. Le parquet les accusait d’avoir divulgué de fausses informations et d’avoir incité des soldats à la révolte. Rappelez-vous, c’était l’époque des mutineries et ces médias avaient déclaré qu’un accord financier avait été trouvé entre les mutins et le gouvernement. Nous sommes tous dans ce pays, et chacun sait qu’en dépit des négations, de l’argent a été versé aux mutins.

23 avril 2017 : Un journaliste politique est suspendu de ses fonctions au quotidien L’Expression (proche du RDR) après un article paru à la « une » de son journal, qui avait pour titre : « Président l’heure est grave – Attention à la bombe sociale !»

07 octobre 2017 : un journaliste du site d’informations ‘’ IMatin.net ‘’ est battu par des hommes en tenue militaire commis à la sécurisation du déguerpissement des environs de l’abattoir de Port-Bouët.
Que retenir de ces trois faits, qui ne sont pas exhaustifs ? Eh bien, que certaines personnes veulent réduire au silence des journalistes qui essayent soit de dévoiler des informations tenues secrètes et que le public a le droit de savoir (au nom du droit du public à l’information et au nom du devoir d’information du journaliste), soit d’interpeller le pouvoir sur des situations que vivent des Ivoiriens. C’est comme si on disait aux journalistes : « Circulez, il n’y a rien à voir ici, fermez vos grandes gueules, il n’y a rien à dire ici ».

En cela, le pouvoir du RHDP a juste changé de style, comparé à celui du FPI. Il y a dix ans, vous étiez encore très jeunes, c’était le déchirage des journaux, alors proches de l’opposition. C’était stupide, mais des partisans du pouvoir le faisaient quand même. Ils arrivaient dans un kiosque à journaux, ils arrachaient les journaux proches de l’opposition, les déchiraient et s’en allaient. Il y avait le saccage ou l’incendie des rédactions jugées non favorables au pouvoir de Laurent Gbagbo. C’étaient des méthodes violentes, voyantes. Aujourd’hui, les méthodes sont moins voyantes, donc plus sournoises. C’est une subtile chape de plomb qui pèse sur la presse, avec le pouvoir RHDP.

Et on en revient à notre exercice du départ. Pourquoi aucun parmi vous ne connait de journalistes presse célèbres de la nouvelle génération ? Parce que pour être célèbre dans la corporation des journalistes, il faut toucher du doigt les problèmes de la majorité, or la chape de plomb empêche bien de journalistes d’aller au fond des faits. Ils ont peur, comme de nombreux Ivoiriens d’ailleurs qui ne sauront pas dire pourquoi ils ont peur de parler, de qui ou de quoi ils ont peur. Les gens l’ignorent, mais plusieurs journalistes sont en exil depuis l’avènement du pouvoir RHDP et ce n’est pas un exil en rapport avec la crise postélectorale. Non, ces journalistes sont souvent issus de rédactions pourtant favorables au pouvoir, mais ils ont préféré partir à cause de la chape de plomb mais aussi de menaces directes qu’ils ont reçu. Qui menace les journalistes ? Qui les empêche de dire, d’écrire ce qu’ils voient ou entendent ? Très peu de journalistes exerçant dans une rédaction nationale pourront vous le dire avec précision, ils préfèrent se réfugier dans le silence de l’autocensure.

Menace sur la liberté d’expression

Mais plus grave encore, en mai dernier, le gouvernement a tenté d’étendre la sphère de l’autocensure à tout le monde. Je dis bien, tout le monde, c’est à dire, vous, vos enseignants, vos parents, vos amis, tout le monde.

En effet, une nouvelle loi que nous avons combattue et qui a d’ailleurs été retirée à l’assemblée nationale, disait : « Est puni d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de 300 000 à 3 000 000 de FCFA, quiconque par voie de presse ou par tout autre moyen de publication : incite au vol et au pillage, au meurtre, à l’incendie et à la destruction (…), à toutes formes de violences exercées à l’encontre de personnes physiques et morales (…) ; incite à la xénophobie, à la haine tribale, à la haine religieuse, à la haine raciale et à la haine sous toutes ses formes ».
Le postulat de protection des individus contre le vol, le meurtre, la haine, etc. est beau et juste, j’y suis favorable, mais quelque chose ne vous a pas échappé dans cette phrase ?
Ce petit amendement de quelques lignes s’il passe un jour, constituera un recul historique pas seulement de la liberté de la presse, mais surtout de la liberté d’expression. En effet, il pose trois problèmes. Un : il vise quiconque, donc tout le monde et pas seulement des journalistes. Deux : il vise « tout autre moyen de publication », donc vos murs, nos murs Facebook, les groupes Whatsapp, même vos affichages dans vos quartiers. Trois : le contenu qu’on donne « à la haine sous toutes ses formes » est malicieux. C’est un long serpent de mer juridique comme « l’offense au chef de l’Etat » qui fait partie des facteurs qui continue de plomber notre classement au tableau de la liberté de la presse. La justice a souvent arrêté des journalistes pour « offense au chef de l’Etat », mais ceci est une hérésie de droit.

En effet, ce qui serait offensant pour moi, n’est pas forcément offensant pour le chef d’Etat et pire, un procureur ne peut pas décréter qu’un article est offensant pour le chef de l’Etat, puisque le sentiment d’offense est personnel.

Pour conclure, je dirais que nous sommes au 21è siècle, la Côte d’Ivoire est classée 81è au tableau mondial de la liberté de la presse, c’est un bon prodigieux comparé à notre classement, il y dix ans. Certaines personnes peuvent en être fières, eh bien moi non. Parce que je suis de ceux qui pensent que l’Africain de notre génération doit radicalement se défaire de son art de se contenter de peu !

Affaire « divulgation de fausses nouvelles » : Michel Gbagbo devant le juge ce vendredi 15 décembre

Poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles », Michel Gbagbo comparaît, ce vendredi 15 décembre 2017, devant le tribunal de première instance du Plateau. Cette information a été est confirmée par Michel Gbagbo dont le dossier judiciaire est instruit depuis le mercredi 25 mai 2016. Au terme du renvoi d’accusation, il est poursuivi en même temps que Laurent Despas, Directeur et propriétaire du site d’information en ligne Koaci.com. Tous deux ont été interrogés par la Brigade de recherches de la gendarmerie et le Procureur de la République, Adou Richard. Ce, suite à une interview que Michel Gbagbo a accordée au site d’informations générales Koaci.com. Une interview publiée le 3 mai 2016 à travers laquelle, Michel Gbagbo a soutenu qu’au moins « 250 prisonniers politiques étaient encore détenus dans les prisons et 300 autres ont été inculpés suite à la crise postélectorale de 2011 ». Sans oublier de mentionner au cours de cette même interview, les personnes portées disparues. Par ces propos, Michel Gbagbo venait d’apporter un démenti aux déclarations d’Alassane Ouattara qui a soutenu de son côté qu’il n’y avait plus de détenus de la crise postélectorale dans les prisons. Mais la version des faits de Michel Gbagbo, dénonçant l’existence de prisonniers politiques proches de Laurent Gbagbo, lui a valu d’être poursuivi pour « diffusions de fausses nouvelles ». Conjointement à Laurent Despas, Directeur du site d’information en ligne Koaci.com qui a publié ladite interview. Ce procès qui devrait avoir lieu le vendredi 20 octobre 2017, avait été reporté sine die par une ordonnance de vacation.

Marcel Dezogno

Trois mois après la nomination d'Henriette Diabaté à la tête du Rassemblement des républicains (RDR), la mise en place de la nouvelle direction du parti au pouvoir se poursuit. Les noms des secrétaires généraux adjoints ont été dévoilés mercredi. Cette liste de 56 personnalités comprend plusieurs proches de Guillaume Soro.

Nommé mi-novembre vice-président du parti chargé de la région du Tchologo, le président de l’Assemblée nationale voit donc cinq membres de sa garde rapprochée le rejoindre : Sidiki Konaté (chargé des relations avec les communautés), Alain Lobognon (chargé de la prospection et de l’innovation), Affoussiata Bamba Lamine (citoyenneté et intégration), Celestine Tazere Olimbe (société civile) et Issiaka Fofana, l’ex-DG de la Lonaci limogé en juillet (relations avec les groupes sociaux professionnels). Tous ont déjà occupé des fonctions au sein du RDR.

Plusieurs ministres du gouvernement (Adama Koné, Sidiki Diakité et Ly-Ramata Bakayoko) et quelques conseillers à la présidence (comme Abdourahmane Cissé) font également partie des secrétaires généraux adjoints nommés mercredi 13 décembre. C’est aussi le cas du nouveau directeur général du Conseil café-cacao (CCC), Yves Brahima Koné, et de sa prédécesseure à ce poste, Massandje Touré-Litsé.

De nouvelles nominations attendues

Au total, près de 90 personnalités ont intégré la nouvelle direction du RDR depuis le congrès de septembre. Et ce n’est pas terminé. « Dans les prochains jours, une liste additionnelle d’une trentaine de conseillers spéciaux, avec rang de secrétaire général adjoint, sera publiée. Enfin, une centaine de secrétaires nationaux seront bientôt nommés », explique Mamadou Touré, le porte-parole du parti.

Alors que les tractations en vue de la formation du parti unifié se poursuivent, ces nombreuses nominations ne risquent-elles pas de compliquer la fusion entre le RDR et le PDCI ? « Pas du tout. Les deux partis se restructurent de manière assez similaire, ce qui pourra faciliter la fusion », assure Mamadou Touré.

Début décembre, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont mis en place un comité de haut niveau dont la mission sera de proposer des textes et un chronogramme de mise en place des structures du futur parti unifié. Un comité composé de six personnalités du PDCI, six du RDR, trois de l’Union pour la démocratie et la paix (UDPCI d’Albert Mabri Toikeusse), un de l’UPCI (Union pour la Côte d’Ivoire) et un du PIT (Parti ivoirien des travailleurs) mais dans lequel ne figure pas Guillaume Soro.

Jeune Afrique

 

L'Etat islamique (EI) menace de commettre des attentats sur le sol américain après la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, selon un compte du groupe islamiste sur le réseau de messagerie internet Telegram.

 

Dans un message intitulé "Attendez-nous" et "L'EI à Manhattan", le groupe dit qu'il va mener des opérations et présente des images de Times Square ainsi que de ce qui semble être une ceinture explosive et un détonateur.

 

"Nous mènerons encore plus d'opérations sur votre terre, jusqu'à la dernière heure, et nous vous brûlerons dans les flammes de la guerre que vous avez déclenchée en Irak, au Yémen, en Libye, en Syrie et en Afghanistan. Vous n'avez qu'à attendre", poursuit le message. "Votre chien Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d'Israël, nous allons reconnaître les explosifs comme la capitale de votre pays", ajoute-t-il.

L’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe, 93 ans et évincé du pouvoir en novembre, s’est envolé pour Singapour afin d’y subir un contrôle médical de routine, a annoncé jeudi son ancien porte-parole, George Charamba.

Robert Mugabe et son épouse Grace, dont la soif de pouvoir a provoqué la chute de son mari, n’ont pas été vus en public depuis l’annonce par le président de sa démission le 21 novembre après 37 ans de pouvoir sans partage.

« Il est à Singapour, cela fait partie des voyages à l’étranger auxquels il a droit en tant que président à la retraite », a déclaré à l’AFP M. Charamba, qui est devenu le porte-parole du nouveau président Emmerson Mnangagwa.

Il a rappelé que Robert Mugabe se rendait régulièrement à Singapour « pour y rencontrer ses médecins ». « Il n’y aucune raison de l’humilier ou de l’ostraciser », a affirmé George Charamba.

Le pousser à la démission avait pour seul objectif « de le soustraire des griffes de la cabale dans laquelle il avait été entraîné », a-t-il dit, ajoutant: « cela a été fait, si bien que son héritage en sort grandi ».

Le principal défi du nouveau chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa, consiste à relancer l’économie, en crise depuis une funeste réforme agraire lancée au début des années 2000.

Plus de 90% de sa population est officiellement au chômage et le pays manque cruellement de liquidités.

Dans un souci de ramener de l’argent frais au Zimbabwe, le président Mnangagwa a lancé un ultimatum de trois mois aux entreprises et aux particuliers pour rapatrier tous les capitaux illégalement sortis du pays.

M. Mnangagwa est vivement critiqué pour avoir nommé des militaires et des membres de la vieille garde de Robert Mugabe dans son gouvernement, des mesures qui pourraient refroidir les ardeurs des investisseurs.

Afin de contenir toutes velléités de dissidences pouvant aboutir à une révolte, lorsqu’il annoncera sa candidature à l’élection Présidentielle de 2020, ADO commence à dérouler sa stratégie pour pérenniser le pouvoir.

 

Selon des confidences de son entourage, il n’est plus question pour lui de se retirer après ce deuxième mandat. ADO a toujours en mémoire les obstacles qu’il a franchis avant de se retrouver à la Présidence de la République.

 

Le cas Soro étant partiellement réglé avec une mise sous tutelle de ce dernier au sein du Rassemblement des Républicains (RDR), Alassane aurait donné son accord à la Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour le transfèrement des ex chefs rebelles à la Haye.

 

Fortement imprégné dans la fourberie, le Président ADO soutiendrait que la Justice Ivoirienne serait maintenant outillée pour juger toutes les infractions liées à la crise postélectorale et qu’il n’était plus question qu’un Ivoirien soit transféré à la CPI.

 

Il a publiquement rejeté toutes les dernières demandes de transfèrements émises par cette Juridiction Internationale.

 

Avec ces contradictions volontaires relayées dans les médias, le « brave tchè » des Républicains exercerait une forte pression sur les ex com zones, pour leur faire comprendre qu’une épée de Damoclès était suspendue sur leur tête.

 

Cette manœuvre aurait pour but de mettre en garde ses alliés d’hier, qu’ils n’auraient d’autre choix que de se tenir tranquille et profiter longtemps de la liberté.

 

 

 

Echos-confidentiels.info 13/12/17

« Le 11 avril, un autre miracle se produit. Laurent Gbagbo qui devait être tué selon le plan, s’en sort vivant et fait prisonnier». « Je ne vous déclinerai pas mon identité, juste un pseudo et vous savez pourquoi. Mais le plus important est ce qui va suivre. Les Africains, particulièrement les Ivoiriens puis les Libyens ignorent le fond de leurs malheurs. Oui ce qu’ils subissent ne date pas de maintenant comme vous vous en doutez. Ceux qui ont tiré et continuent encore de tirer les ficelles des crises et guerre en Afrique et ailleurs ont tout planifié en attendant le faux pas des leaders comme Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi. Nous allons ensemble survoler le cas libyen mais aller en profondeur sur le cas ivoirien. La communauté de la haute finance (dirigée et contrôlée par les hommes gris/les illuminatis) dont je faisais partie a une règle simple l’argent et encore gagner de l’argent… Concernant le plan des illuminatis ( dont font parties le Cfr, la Commission trilatérale, le mouvement Skrull & Bones, les francs-maçons, la rose croix, etc…) le choix qui s’est porté dans les années 1970 sur Alassane Ouattara depuis qu’il était étudiant en Pennsylvanie aux Etats-Unis avait pour but de remplacer Félix Houphouët Boigny lorsque celui-ci serait vieillissant ou mourant. Nous avons à travers François Mitterrand poussé la création du multipartisme dans l’Afrique francophone. Objectif préparé 18 ans plus tôt, afin de remodeler l’espace politique africain. Nos experts ont déduit que l’application du multipartisme nous permettrait de remplacer la vieille garde politique par une nouvelle.
Pour y arriver il fallait faire chuter les cours mondiaux du cacao et autres matières premières. Ceci pour créer une crise économique et provoquer la colère populaire, pour finalement aboutir au pluralisme d’opinions qui fragiliserait les présidents d’alors qui étaient adulés et respectés comme Houphouët-Boigny. La haute finance n’a pas d’état d’âme. Notre système couvrait les dérapages et crimes de ce dernier (Houphouët-Boigny) tant qu’il nous était utile et en bonne santé. Mais ce dernier ayant découvert trop tard la manœuvre, a tout fait pour ne pas permettre à Alassane Ouattara d’être au pouvoir. Il a modifié la constitution afin de permettre à Henri Konan Bédié de venir aux affaires bien qu’il soit mal aimé de la population qui voyait en lui un héritier dynastique. Cette situation d’antipathie d’une bonne partie du peuple nous donnait le temps de préparer la chute de Bédié qui s’est avéré un homme faible. Il nous fallait tout simplement jouer sur la fibre ethnique et religieuse pour placer Ouattara au pouvoir quel que soit celui qui était en face. Créer subtilement le Rdr et en faire un parti ethnique avec des militants que nous savions pour la plupart peu instruits ou analphabètes a été d’une aisance modèle, car plus faciles à manipuler. Nous y reviendrons plus loin. Ouattara étant présenté comme victime par nos médias (Cfi, Tv5, Rfi…), il devint facile de manipuler les militaires ivoiriens du nord tel Ibrahim Coulibaly dit « IB », Issiaka Ouattara, Oumar Diarrassouba etc. Objectif : saisir une situation et créer un mouvement de révolte, placer un homme lige pour une transition et aboutir à une élection truquée comme plus tard en novembre 2010. Bédié entretemps tombé le 24 décembre 1999, le Général Guéï est placé provisoirement à la tête du pays mais plus tard, ce denier retournera sa veste. Deux tentatives de coup d’état contre lui échouent, puis, Laurent Gbagbo vient aux affaires suite à une élection controversée. Nous avons été surpris par la réaction populaire qui a permis de rendre à Gbagbo sa victoire. L’arrivée au pouvoir de cet homme (Gbagbo) que tenté de supprimer en 1992 lors de la marche de l’opposition du 18 février de ladite année a fait trembler la haute finance satanique comprenant le club de paris, le Fmi, la banque mondiale, le club de Rome, etc… Le plan pour l’éliminer fut secrètement mis au point en attendant une occasion dorée qui s’est présentée lors de cette marche (18 février1992). Mais l’humanisme des gendarmes d’alors a gêné la mise à mort de l’homme. Certes, nous voulions une opposition contre le pouvoir Houphouêt afin de l’affaiblir puis le remplacer, mais nous ne voulions pas d’une opposition puissante comme le Fpi avec un leader aussi charismatique qu’incontrôlable comme Gbagbo. Un tel homme au pouvoir suite aux élections de 2000 n’arrangeait pas les affaires des banquiers et les chocolatiers internationaux guidés par les hommes gris (illuminati). Laurent Gbagbo, un homme qui n’est pas esclave de l’argent et de luxe démesuré est un poison pour ceux qui l’ont finalement eu le 11 Avril 2011. Gbagbo arrive au pouvoir et découvre que le pays dont il tient les rênes n’est pas réellement indépendant, mais pire, les richesses du pays appartiennent à la France qui les gère pour les intérêts de la communauté internationale dirigée par les illuminatis. Il décide alors de tout remettre à plat concernant les relations entre son pays et la France. Tout l’argent de corruption à lui offert par les pontes du pouvoir financier français est directement versé dans les caisses du trésor ivoirien. Car disait-il, c’est l’argent des Ivoiriens. Crime de lèse majesté pour les financiers occidentaux, car on ne refuse pas impunément les offrandes de gens qui ont toujours procédé ainsi pour avoir la mainmise sur les dirigeants et les richesses des pays du sud. Non seulement l’élection de Gbagbo nous a surpris, mais il commet le crime d’être incorruptible. Il fallait s’en débarrasser le plus vite possible. Janvier 2001, première tentative qui échoue par précipitation. Septembre 2002 fût préparé au Burkina Faso avec l’appui de Blaise Compaoré, franc-maçon de catégorie esclave, franc-maçon soumis qui respecte les règles criminelles de la cause. Entrainements intensifs des militaires exilés ivoiriens qui échoueront miraculeusement le 19 septembre.
Mais tout est réorganisé pour partitionner le pays puis le conquérir petit à petit afin d’affaiblir le pouvoir Gbagbo insoumis, panafricaniste et nationaliste. Mais les combats sont meurtriers malgré le faible équipement des militaires loyalistes. Une ruse est parallèlement organisée pour neutraliser Gbagbo.
1- Mise sur pied par la Dgse française d’un commando afin d’assassiner des personnalités plus ou moins importantes (le comédien Camara dit « H », le Docteur Dacoury frère du rebelle Dacoury Tabley, Guy André Kieffer, etc…) pour faire accuser Gbagbo avec des supposés escadrons de la mort fabriqués de toute pièce par les services secrets français.
2- Les accords de Marcoussis pour le dépouiller de son pouvoir gênant. Là encore Gbagbo se montre habile politicien et déjoue tous les pièges qui lui sont tendus.
L’armée ivoirienne qui se rééquipe ne rassure pas les intérêts occidentaux car les soldats loyalistes commencent à surmonter leur peur et prêts à broyer du rebelle afin de libérer le pays. Voyant la supériorité militaire loyaliste se forger et gagner du terrain, un traité de paix est provoqué et signé pour stopper la belligérance. Comment stopper les achats d’armes que Gbagbo opérait, telle devenait l’objectif à court terme pour les illuminati. Nos experts composés de la Dgse française, de la Cia américaine et du Mi5 britannique en liaison avec les services secrets burkinabé, maliens et sénégalais se mettent au travail pour trouver une solution afin de verrouiller militairement l’armée loyaliste appelée Fds-Ci. La première trouvaille est une marche organisée par l’opposition en Mars 2004. Le but était de pousser Gbagbo à massacrer le maximum de « civils » (infiltrés pour l’occasion, de rebelles) et permettre ainsi à l’Onu (qui est l’arme diplomatique des illuminati) de sortir une résolution d’embargo sur la Côte d’Ivoire. Mais pour y parvenir, une commission d’enquête fût dépêchée afin de produire un faux rapport qui allait justifier l’embargo. Une fois de plus, Gbagbo sent le piège et produit un contre rapport juridique qui bat en brèche les arguments de la commission de l’Onu. Quel est cet homme qui réussit à bousiller un plan bien pensé et aussi couteux que cette marche où nous avons bien manipulé les partis d’opposition avec leurs chefs cupides, avides de pouvoir ? Dans la colère certains services secrets proposèrent l’élimination physique de Gbagbo. Mais ce projet fût abandonné pour raison de guerre civile qui n’arrangeait pas nos affaires. Avec un monsieur comme Blé Goudé à la tête d’une forte jeunesse nourrie à la sève nationaliste, sans oublier les militaires loyaux, il ne fallait pas prendre de risques. L’occasion rêvée s’est présentée lors de la tentative de libérer le territoire avec « l’opération César », où une agression de l’armée Fds-ci a été simulée pour détruire les aéronefs loyalistes et procéder à un coup de force pour renverser Gbagbo. Là encore, échec et mât, qui s’est achevé par le massacre de nombreux civils par l’armée française. Cap à alors été mis sur la fin du mandat de Gbagbo en 2005. Mais entre temps, vu les manœuvres du médiateur Sud Africain Thabo Mbeki qui étaient dangereuses pour nous, il fallait le court-circuiter.
Tous les moyens médiatiques furent déployés afin de demander la démission de Gbagbo et permettre la mise sur pied d’une transition. Vous vous en souvenez, n’est ce pas ? J’en ris encore aujourd’hui car c’était grotesque.
Mais il fallait quand même essayer. Cette manœuvre ayant échoué, l’objectif fut d’attaquer à nouveau Gbagbo à travers l’union africaine corrompue en imposant un nouveau 1er ministre en la personne de Konan Banny. Le choix de Banny s’est joué sous la pression d’Olusegun Obasanjo l’ancien président nigérian qui est aussi franc-maçon. Banny nous paraissait plus pugnace qu’un Seydou Diarra faiblard et aphone. Mais le choix de Banny en décembre 2005 n’avait rien de promotionnel. Nous savions que la population baoulé (qui commençait dangereusement à succomber au charme Gbagbo) en grande partie nostalgique du temps Pdci houphouétiste allait croire à un retour aux affaires du parti. Leur haine allait se consolider contre Gbagbo pour la suite de notre plan. Banny allait croire en l’appui du Rdr de Ouattara pour faire chuter Gbagbo vu que le Groupe de travail international (Gti-arme diplomatique) a été mis en place pour la cause. Objectifs : dissoudre l’Assemblée nationale, contrôler l’armée, museler les patriotes de Blé Goudé et organiser des élections avec un ficher électoral tronquée sur base d’audiences foraines faussées. Là encore Gbagbo s’en sort avec maestria avec l’appui des jeunes patriotes guidés par Blé Goudé et Eugène Djué. Mais nous avions marqué un point important dans cette défaite. La haine des militants Pdci baoulé pour Gbagbo a ressurgi et s’est consolidée grâce à « la cause » Konan Banny. Cela nous servira pour la suite, car la manipulation est notre jeu favori. La Dgse française au service des Illuminatis organise l’introduction des déchets toxiques dans le but de créer l’émoi et la colère populaire. Le choc subi par l’opinion suite aux effets néfastes des déchets toxiques avait commencé à faire son effet mais une nouvelle fois Gbagbo prend le dessus car il avait compris la manœuvre diabolique française.
Pour reprendre la main afin d’effacer l’épisode Gti-Banny-déchets toxiques, Gbagbo initie l’accord politique de Ouagadougou. Nous étions sonnés mais pas vaincus. Il nous fallait « récupérer » l’accord de Ouagadougou car notre pion Blaise Compaoré en était le parrain. Il lui fallait profiter de la confiance de Gbagbo pour vider cet accord de son contenu. En sujet obéissant, il rendait compte à ses maitres après chaque décision importante. Mais il ne fallait pas aboutir au désarmement. Une fois la circulation des biens et des personnes démarrée, les armes étaient facilement transportables pour les disséminer à travers toute la partie sud du pays. Cela enclenché, notre objectif a été de distraire l’opinion. Il fallait faire du bruit concernant l’enrôlement, le listing électoral et exiger la date des élections étant donné que l’opposition a eu la mainmise sur la Cei (Commission electorale indépendante) suite à l’accord de Pretoria. Mandat a été donné aux rebelles de récuser ensuite la médiation de Thabo Mbeki. Mais entre-temps ce dernier a été poussé afin de permettre la candidature de tous et l’introduction d’un nombre important d’opposants dans la Commission electorale indépendante s’il voulait la paix en Côte d’Ivoire. Pour ne pas entacher la crédibilité de sa mission. Il nous fallait avoir le contrôle de la Cei. Pourquoi ? Je vous explique les raisons : les services secrets ont diligenté une enquête secrète pour jauger la popularité des principaux candidats. Résultat : 65.90% en faveur de Gbagbo, 20.08% pour Bédié et 14.02% pour Ouattara. Constatant ce résultat effrayant, Il fallait passer à la vitesse supérieure c’est-à-dire confier l’enrôlement à un service technique étranger, verrouiller la Cei et procéder à des enrôlements tronqués. Remarquez que dans les zones qui semblaient favorables à Gbagbo, les centres d’enrôlements ont été mal disposés afin de décourager ceux qui en étaient éloignés alors que les centres sont plus proches des populations du nord majoritairement Rdr. Ordre a été donné pour que les étrangers Cedeao viennent gonfler le nombre d’enrôlés car les votants réels ivoiriens du nord n’étaient pas aussi nombreux comme souhaité. Quant au projet de société de Ouattara pour les élections, il ne fallait pas se casser la tête. Gbagbo avait déjà réfléchi et fait tout le travail à notre place. Il a suffi de changer quelques éléments de son projet pour en faire un semblant de différence. Ce qui fait de celui de Ouattara, une pâle copie du programme de Gbagbo, génialement pensé. Avec une flottille de militants fanatiques et peu avertis, cela passa comme lettre à la poste. Enfin, lors du cinquantenaire célébré à Yamoussoukro, Gbagbo annonce la date définitive des élections. C’est le top départ pour la grande manœuvre d’intimidation et de corruption des chefs militaires afin de déstructurer l’armée Fds-ci. Des hauts gradés tombent comme des fruits mûrs dans la besace. Mais fait inattendu ! Beaucoup d’officiers dont le Colonel Major Konan Boniface et le regretté Capitaine Kouadio Timothée mort à Tiébissou lors des combats du 30 mars 2011 sont approchés, mais résistent fermement. Les milliards de francs Cfa proposés ne les ébranlent pas. Ils disent être des hommes d’honneur et que cet honneur n’est pas à vendre. Un choc pour nous ! Des militaires négro africains, qui logiquement doivent s’abaisser à la bêtise ethnique, refusent l’argent, demeurent intègres et nationalistes, tout le contraire des autres. Décidément on aura tout vu en Côte d’Ivoire.
Les votes du 1er tour se déroulent et les craintes des dirigeants financiers occidentaux se confirment : Gbagbo est le plus populaire des candidats malgré les manipulations que nous avions opérées (…). Bédié qui demeure un homme faible et poltron se laisse faire. Tous ses biens sont bloqués sans oublier tous les documents qui démontrent ses malversations économiques passées qui lui sont brandis. Bédié soutient alors Ouattara qu’il croyait rouler dans la farine afin que ce dernier amène ses votants en sa faveur au second tour. Il fût pris à son propre piège. C’est la même méthode qui sera appliquée pour le choix des candidats aux législatives. Vendre et rendre le Pdci inoffensif, ce qui arrange la situation des maitres occidentaux de Ouattara. Au second tour, malgré les appels de Bédié à voter pour Ouattara, le taux de participation est faible. Il fallût gonfler le nombre de votants par rapport aux listings dans les régions du nord non désarmées. Les hommes de Gbagbo à la Cei bien qu’en faible nombre, demeurent extrêmement vigilants.
Les 3 jours requis pour annoncer les résultats provisoires sont passés sans proclamation de résultats. Il fallait opérer un passage en force. Tâche qu’accomplissent les ambassadeurs français et américain. Une fois annoncés les résultats sur France 24, le reste, nous nous en occupions par médias et Onu interposés. Gbagbo ne se laisse pas faire pour autant, malgré le fracas médiatique des chaines de télévision et de radios occidentales. Il applique la loi dans toute sa rigueur mais que pouvait-il devant une telle force ? Vu que nous avions réussi à mettre le doute dans l’esprit des populations. Il fallait le présenter comme le mauvais perdant, le dictateur… et ça nos médias s’en sont donné à cœur joie. Mais cet homme ne nous laisse toujours pas tranquille et se met à éveiller les consciences des masses africaines avec des émissions et des débats télévisés transmis à outrance sans oublier une diplomatie qui tournait à plein régime. Les chefs d’état africains sont menacés par les pays occidentaux tenus par les illuminatis. Les vieilles dettes de beaucoup de pays africains, en passe d’être annulées ne le seront plus s’ils n’obéissent pas aux ordres, c’est-à-dire faire tomber Gbagbo par l’Union africaine, un organisme corrompu, mendiant et squelettique. Il a même été proposé par le président Sarkozy lors d’une session de l’Ua, un droit de véto à l’Onu pour les Africains. Du pur baratin pour naïfs. Entretemps, pendant les tractations diplomatiques avec la Cedeao, l’Union africaine, l’Union européenne et l’Onu depuis janvier, les forces militaires venues du Sénégal, du Burkina-Faso et du Nigeria commencent à débarquer dans le nord de la Côte d’Ivoire avec armes et logistique. Officiellement et diplomatiquement, l’option militaire est rejetée, mais officieusement tout est en place. L’Onu permet la mise en service d’hélicoptères russes de type Mi24, officiellement pour défendre les civils mais en vérité ces engins meurtriers sont destinés à ouvrir le passage sur les différents fronts militaires aux combattants rebelles de Ouattara appuyés par les soldats Cedeao. Lorsque les services secrets conduits par la Dgse française font leur rapport pour dire que tout est OK, les hostilités militaires rentrent alors dans leur phase active après le constat des avancées du commando invisible d’Ibrahim Coulibaly dit IB appuyé par l’armée française et l’Onuci à Abobo, commune favorable à Ouattara. Les différents fronts militaires sont mis en branle. La résistance des Fds-ci est farouche, surtout dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Les miliciens associés aux Fds donnent du fil à retordre aux forces Cedeao rompues au combat terrestre. Mais chaque fois, les Mi-24 de l’Onuci sont intervenus pour dégager les obstacles. Curieusement, la suite s’est facilitée avec le recul des militaires restés loyaux à Gbagbo. Car pour nous, la guerre devait durer au moins 6 mois. Ces longs combats allaient nous permettre de massacrer les civils en masse afin d’atteindre une quantité de sang à faire couler pour cause rituelle satanique illuminati. Le retrait des Fds-Ci a empêché ce carnage parce que la visibilité du terrain allait dévoiler ce génocide.  Les intenses prières chrétiennes ont un rôle néfaste contre les illuminatis qui sont, eux, adorateurs de Lucifer. Ce plan a été déjoué on ne sait comment. Mais il fallait continuer sur Abidjan où les Fds se sont regroupés pour engager la bataille ultime. L’entrée à Abidjan des Frci, appuyés par la force licorne et l’Onuci s’est soldée par un échec cuisant avec la perte d’au moins 80% des forces rebelles-Cedeao sans oublier des soldats Onuci et Licorne morts au combat. Ce fut un véritable massacre de la part des Fds-Ci qui ont subitement pris le dessus malgré le commando invisible d’Ibrahim Coulibaly. Nicolas Sarkozy est sommé par les banquiers occidentaux de passer à la vitesse supérieure. C’est alors que tous les hélicoptères sont déployés contre les militaires ivoiriens. C’est le pilonnage tous azimuts pour affaiblir les positions des Fds-ci conduites par les vaillants chefs militaires que sont le Colonel Major Konan Boniface, Le Général Dogbo Blé, feu le Colonel Major Gohourou, le Commandant Abéhi et bien d’autres qui contrairement à beaucoup de gradés des Fds-ci, ne se sont pas vendus aux forces occultes qui sont les maitres de la banque mondiale et du Fmi, mandants d’Alassane Ouattara. Mais vu les corps des jeunes, massacrés par les hélicoptères français autour de la résidence du Chef de l’Etat Laurent Gbagbo, vu que l’armée française a détruit quasiment toutes les armes de pointe des soldats ivoiriens, Laurent Gbagbo décide de se livrer en demandant d’abord aux soldats d’arrêter de combattre et de se mettre en sécurité car dit-il, c’est lui que la communauté internationale veut. Malgré eux, le cœur meurtri, les combattants Fds-ci se retirent et vont se mettre en sécurité où ils peuvent. Le 11 Avril, un autre miracle se produit. Laurent Gbagbo qui devait être tué selon le plan, s’en sort vivant et fait prisonnier. La communauté internationale est malheureuse mais fait dire à travers ses médias tels France 24 (qui comme les autres médias occidentaux, ont une mission de bourrage de crânes à travers le mensonge savamment distillé aux populations) que Laurent Gbagbo doit être bien traité. Leur peur est que Gbagbo devienne un héros vivant. Ce qui est bien le cas aujourd’hui. Un petit pays comme la Côte d’Ivoire qui tient tête à tout un système (la haute finance internationale), qui a poussé la communauté internationale à la faute en l’obligeant à faire la guerre au vu et au su de tous. Cela a permis aux jeunesses africaines de comprendre définitivement qu’on les a prises pour des idiotes depuis toujours et que leurs pays ne sont pas véritablement indépendants comme on tente de le faire croire avec des fêtes d’indépendance célébrées chaque année. La communauté internationale se sent affaiblie car Laurent Gbagbo l’a poussée à se dévoiler en plein jour alors que par le passé tout était déguisé et les peuples manipulés n’y voyaient que du feu. Quand j’ai vu cet homme de plus près à l’hôtel du Golf suite à son arrestation, quand j’ai lu dans son regard si profond, certes rempli de déception, je n’y ai pas perçu de signe de défaite, de peur ni de faiblesse. Oui assurément c’est un grand homme, incorruptible et par dessus tout un génie de la politique jamais vu en Afrique depuis un certain Patrice Lumumba. Quand son regard a croisé le mien alors que les badauds fanatiques d’Alassane Ouattara le couvraient d’injures de toutes sortes, j’ai compris que le combat que mène cet homme n’est pas terminé même s’il mourrait ce jour où il fut arrêté. Gbagbo n’a pas été tué physiquement, mais la communauté internationale voulait se rattraper autrement. La trouvaille, c’est la Cour pénale internationale (Cpi) qui doit servir à abattre l’homme définitivement. Le procureur Ocampo a reçu pour cette tâche, 1.000.000$ versés par les services de l’ombre de la communauté internationale sur un compte offshore aux Bélizes qui est un paradis fiscal pour le blanchiment d’argent. Gbagbo en prison au nord, le régime Ouattara demeure fébrile et ne rassure pas du tout car l’image du leader charismatique écroué gauchement, continue d’avoir un impact sur les populations africaines. Son transfèrement précipité à la Cpi avait pour objectif d’abattre moralement ses soutiens militants et pousser les partis politiques qui lui sont proches à abandonner la course aux législatives.
Mais, coup de théâtre, sa première comparution à la Cpi s’avère un poignard dans le ventre de la communauté internationale qui comprend alors tardivement qu’elle a affaire à un homme d’une dimension à nul autre pareil. Un individu, qui a été maltraité, humilié et détenu dans des conditions inhumaines, réapparaît à la face du monde, requinqué, plus combattif que jamais avec comme cerise sur le gâteau, une intervention magistrale qui a fait l’effet d’une bombe. Dans toute l’Afrique, l’espoir des jeunes africains refait surface et se décuple. Ce sont les débats pleins d’ardeur qui reprennent leur droit dans les quartiers des capitales africaines. En face, la communauté internationale se sent ridicule face à un seul homme qui incarne l’espoir politique de tout un continent avide de liberté et de démocratie sans influences extérieures. Elle se sent coupable de n’avoir pas assassiné ce Gbagbo qui les a poussé à révéler au grand jour toutes leurs combines. Côté Côte d’Ivoire, les nouvelles consignes françaises sont les suivantes : étouffer la presse « bleue », proche de Gbagbo par tous les moyens afin de l’empêcher de faire un travail de communication efficiente et redonner de l’espoir aux Ivoiriens, l’empêcher d’assurer son travail d’éveil des consciences pour maintenir la flamme patriotique. Manœuvres rondement menées à coup de sanctions du Conseil national de la presse (Cnp) dont c’est la mission principale sous l’œil bienveillant du ministère de l’Intérieur qui est suivi à son tour de très près par les services secrets français. Ceci avec des arguments fallacieux basés sur l’esprit d’un pseudo réconciliation et la « paix ». Au niveau international la consigne claire est d’étirer le procès de Gbagbo en longueur à la Cpi avec de multiples reports afin d’émousser l’espoir des jeunesses patriotiques africaines. La remplaçante du procureur Ocampo, la future procureure Fatou Bensouda de race noire a été approchée avec le double du gain (2.000.000 $) de son prédécesseur pour finir le travail d’accusation. Le choix d’un procureur de race noire est stratégique afin de ne pas donner au procès, la couleur raciste que tout le monde africain critiquait sous l’ère Ocampo. Sur le terrain ivoirien, l’organisation des législatives a pour objectif de déposséder les ivoiriens de leurs terres, permettre une recolonisation très moderne de la Côte d’Ivoire par la France au profit de la communauté internationale. C’est cela le plan. Mais la crédibilité de ce scrutin est très largement affaiblie car l’appel lancé par le parti de Gbagbo provoque la non participation des Ivoiriens au vote du dimanche 11 décembre 2011. Il faut alors truquer les résultats et donner un chiffre de taux de participation erroné. En vérité, le réel taux de participation est de 16% et non 36% qui sont purement mensongers. Encore une victoire à l’actif de Laurent Gbagbo. Oui assurément, Gbagbo n’est pas comparable à Alassane Ouattara qui est fabriqué et tenu en laisse par la France et les puissances étrangères. Cet homme, Gbagbo, s’est fait lui-même sans appui extérieur. (…) Les plus gros marchés sont réservés aux entreprises françaises pour le compte de ses maîtres de la communauté internationale. Mais rien n’est tard puisqu’un esprit nouveau est né en depuis l’an 2000 et n’est pas près de s’éteindre. Un homme appelé Laurent Gbagbo, que je n’aime pas (ce n’est pas obligatoire), c’est vrai, mais que je respecte, a pensé un projet de société révolutionnaire qui à terme devait faire de la Côte d’Ivoire et de la sous-région une puissance économique et industrielle avec sa propre technologie tenue et conduite par les Africains eux même. Il a contribué à la mise sur pied du premier satellite africain Rascom, qui du coup rendait l’Afrique autonome au niveau Télécommunication et informations.
Sa politique de transformation des matières premières allait enrichir et rendre puissants économiquement les paysans qui allaient se voir dotés de moyens techniques de dernière génération. Il avait pour objectif, le montage d’abord dé véhicules de transport avec pour finalité d’en construire localement avec les ingénieurs sortis de l’Inp-Hb. Et plus encore il a entamé une ingénieuse politique de désendettement (Ppte) de son pays pour finalement aboutir à une autonomie basée sur les propres ressources ivoiriennes. Ce désendettement avait pour objectif de mettre à l’abri du besoin la majeure partie des travailleurs ivoiriens en augmentant drastiquement tous les salaires d’au moins 65% en plus de mettre tous les moyens économiques à un niveau où la jeunesse pouvait comprendre qu’il ne faut pas mettre ses espoirs dans l’immigration massive en occident. C’est l’un de ses plans secrets que nous avons découvert. Ça, la communauté internationale ne pouvait l’admettre. Pour mettre fin à cette vision, ses propres frères, égoïstes, avides de richesses faciles, de postes politiques honorifiques, afin de jouir de la vie se sont vendu au diable et l’ont renié.
Mais comme je l’ai dit précédemment, cet homme digne de respect appelé Laurent Gbagbo a suffisamment enseigné et nourri politiquement les jeunesses ivoirienne et africaine pour continuer le combat car je vous informe que la communauté internationale, au-delà de toute fanfaronnade, a beaucoup de faiblesses. Je sais de quoi je parle et je ne dis pas n’importe quoi. Quant à Alassane Ouattara, tous les documents compromettants le concernant ont été archivés pour le faire chanter le moment venu. Au delà de tout ce que je viens de vous démontrer, je vous suggère d’exploiter votre intelligence à fond dans la combativité et vous verrez que ces hommes politiques qui sont guidés par les dirigeants de la haute finance qui conduisent la communauté internationale ne sont que des hommes comme vous. Ils ne sont pas plus intelligents que vous comme le croient bêtement beaucoup d’Africains adeptes de la paresse, de la mendicité et de la fatalité. Je suis de race blanche certes, mais il est stupide de croire qu’on est plus intelligent que les autres races. Les chinois nous ont prouvé le contraire.
C’est votre tour aujourd’hui. Gbagbo vous a montré le chemin et libre choix à vous de finir le travail ou l’abandonner par faiblesse, négligence et paresse. Humblement, je vous soutiens et je vous encourage à bien vous organiser pour que la vérité éclate à la Cpi et que Gbagbo ne soit pas assassiné scientifiquement comme sait si bien le faire la communauté internationale. Au delà de ça, comme Martin Luther King, une main africaine risque d’être payée pour faire le sale boulot d’élimination physique. Priez beaucoup mais agissez aussi beaucoup avec intelligence, ardeur et sans répit malgré les difficultés et épreuves jusqu’à l’obtention de résultats probants. Mais si vous priez beaucoup et agissez moins, alors vos prières s’avèreront inutiles. Car la prière sert à vaincre ce qui est invisible et c’est les actes qui obtiennent physiquement ce qui est obtenu dans le spirituel. C’est simplement ce que font les illuminatis dont je faisais partie. Ils adorent Lucifer et agissent de même dans le réel pour des résultats concrets. Prières et actions intelligentes sans émotions pour une victoire certaine, voici le secret.

Une contribution d’un Illuminati repenti

Communiqué n°6 de la Direction de Publication

du quotidien La Voie Originale, suite à une énième suspension arbitraire de 12 parutions par le CNP

 

La Direction de la Publication du quotidien La Voie Originale a le regret d’informer l’opinion publique, ses partenaires et ses lecteurs que leur quotidien préféré sera absent des kiosques, du jeudi 14 au vendredi 29 décembre 2017. Par décision n° 010 du 07 décembre 2017, le Conseil national de la Presse (CNP) a prononcé « la suspension du quotidien La Voie Originale pour douze (12) parutions ». Par cette énième sanction, l’organe de régulation que préside M. Raphaël Oré Lakpé ferme le journal pour deux raisons :

 

Primo : M. Lakpé et son CNP reprochent à La Voie Originale d’avoir publié, le mercredi 29 novembre 2017, sous le titre « Le 5ème sommet UA-UE à Abidjan, ce matin : Bienvenue au pays des exilés et prisonniers politiques », « la liste actualisée des prisonniers politiques et militaires», documents rendus publics par le cabinet de M. Michel Gbagbo, Secrétaire national FPI chargé de l’Administration pénitentiaire et des Prisonniers politiques.

Pour M. Lakpé et son CNP, « écrire qu’il existe des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, contrairement aux déclarations du gouvernement, nécessite la production de preuves irréfutables sur les cas évoqués ».

Secundo : Selon M. Lakpé et son CNP l’emploi de l’appellation « FPI de Gbagbo » par le journal signifie «entretenir le bicéphalisme au sommet du FPI », ce qui serait une faute professionnelle.

 

Pour la première sanction infondée, l’entreprise éditrice de La Voie Originale donnera les suites (juridiques et autres recours) qui conviennent. Mais pour l’instant, la Rédaction laisse à l’appréciation des hautes personnalités emprisonnées et de leurs familles, le méprisant jugement de M. Lakpé et de son CNP sur leurs terribles souffrances qui n’ont aucune valeur de « preuves irréfutables » derrière les barreaux.

Pour le second « délit », LG’Editions rappelle que c’est la 6ème sanction par laquelle M. Lakpé et son CNP tentent de casser La Voie Originale, et qu’une procédure régulière est pendante par devant les tribunaux et la Cour suprême de la République de Côte d’Ivoire.

 

Le Directeur de la Publication

César ETOU

 

 

 

Encore un autre coup de massue contre la liberté d’expression. Le quotidien Lg Infos a été suspendu pour 6 parutions. C’est la décision-sanction prise le mercredi 13 décembre 2017, par le Conseil national de la presse (Cnp), dirigé par Raphia Lakpé. «J’ai l’honneur de vous notifier par la présente, la Décision N°011 du 07 décembre 2017 portant sanction applicable au quotidien LG Infos édité par l’entreprise de presse Cyclone Sarl. Vous disposez d’un délai de trente (30) jours à compter de la notification pour saisir la Juridiction Administrative compétente», déclare la Décision N°011 du 7 décembre 2017 portant sanction contre le quotidien LG Infos. Cette suspension est intervenue au motif que LG Infos ait affiché en Une de son édition du mardi 28 novembre 2017, le titre: « Sommet Ua-Ue, à Abidjan, demain/L’Ue et l’Ua au pays des prisonniers politiques». «Un titre illustré de la photographie du président Français, Emmanuel Macron à laquelle est accolée une autre photographie de personnes non identifiables présentées comme des détenus politiques », notifie le Cnp. Par ce titre, le Cnp estime que le quotidien LG lnfos porte de nombreuses accusations qui seraient loin d’être vérifiables et qui «sont de nature à inciter une partie de la population à la haine et à la révolte contre le pouvoir». Et que l’article qui rapporte ce titre en page 8 du journal et intitulé: «A la veille de l’ouverture du Sommet-Ua-Ue, à Abidjan/ La question des libertés confisquées au cœur du régime Ouattara», développe un argumentaire dans lequel il dépeint la Côte d’Ivoire comme un pays où sont violées de façon outrancière, les libertés individuelles et collectives. Par cette suspension, Lg Infos réapparaitra dans les kiosques le jeudi 21 décembre 2017.

 

Marcel Dezogno

 

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