À l’issue d’une assemblée générale le mercredi 18 janvier à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) , le collectif de l’administration des gardes pénitentiaires de Côte d’Ivoire a décidé de fermer les prisons sur toute l’étendue du territoire nationale , avec interdiction de visite aux détenus à compter du jeudi 19 janvier 2017 , et ce jusqu’à nouvel ordre.

Les raisons évoquées par le collectif sont entre autres , d’une part la possibilité d’attaques par des hommes en arme car , selon les agents , les établissements pénitentiaires sont les cibles privilégiées en situation de crise ; et d’autre part la non-application du protocole d’accord signé depuis le 27 novembre 2014 et qui devait prendre effet depuis fin janvier 2015.

Le collectif de l’administration des gardes pénitentiaires est composé du syndicat national du personnel des agents pénitentiaires de Cote d’Ivoire et du syndicats des agents pénitentiaires de Cote d’Ivoire dirigés respectivement par Gboko Stéphane et Konan Koffi.

Ouattara Roxane

Un nouveau mouvement d'humeur de membres des forces de l'ordre a débuté ce mercredi matin en Côte d'Ivoire. Cette fois, ce sont des gendarmes chargés de la sécurité du port d'Abidjan qui réclament primes et augmentations de salaire.

 

Les gendarmes commandos chargés de la sécurisation du port d’Abidjan, poumon économique du pays, ont entamé un mouvement d’humeur ce mercredi 18 janvier au matin, en procédant à de nombreux tirs en l’air, selon plusieurs témoins et opérateurs de la plateforme portuaire. Les militaires ont ensuite fermé tous les accès menant au port.

 

Par ailleurs, des tirs en l’air ont également été signalés au sein de la troisième garnison de gendarmerie d’Abidjan, dénommée camp commando de Koumassi. Mais aucune revendication claire n’a pour l’heure été faite de ce côté.

 

« On demande une augmentation de salaire »

 

« Nos conditions de travail sont difficiles. C’est l’État qui doit payer nos tenues », témoigne un gendarme impliqué dans la protestation au port. « On demande une augmentation de salaire. Avant, on avait une prime de mission de 8 400 francs CFA par jour qui n’est plus payée depuis 2011. La prime alimentaire de 50 000 francs CFA par mois sur le salaire a été supprimée. Nous exigions la réintégration de cette prime et un paiement de ses arriérées. Nous sommes sous la tutelle du ministère de la Défense comme les militaires ».

 

Lavane Murphy avec Baudelaire Mieu 

Un nouveau soulèvement militaire parti de Yamoussoukro secoue la Côte d’Ivoire depuis mardi matin, au lendemain du règlement d’une partie des primes réclamées la semaine dernière par des mutins issus des forces armées.

Le mouvement de protestation armé qui s’est déclenché mardi 17 janvier au matin a pour épicentre Yamoussoukro. Il a d’abord pris forme au centre d’instruction et de formation militaire de Zambakro situé à moins d’une dizaine de kilomètres de la capitale. Les mutins ont attaqué l’armurerie du camp et en ont emporté les armes. Des témoins ont ensuite décrit des militaires excités à bord de véhicules tout terrain tirant en l’air dans la ville en faisant des rodéos.

 

« Ce matin, une cinquantaine d’hommes a quitté le camp à bord de véhicules 4X4 pour se rendre en ville afin d’exprimer leur mécontentement de ne pas avoir été pris en compte dans le paiement des primes » octroyées récemment à leurs frères d’armes, a confié à Jeune Afrique un militaire joint à Zambakro.

 

Un mouvement qui fait tâche d’huile

 

À la suite de la mutinerie des 6 et 7 janvier qui a secoué Bouaké et plusieurs casernes du pays, le gouvernement aurait mobilisé plus de 36 milliards de F CFA pour payer des primes estimées à 12 millions de F CFA à chaque mutin. Un chiffre de 8 400 bénéficiaires a circulé sur un effectif total de 12 000 éléments.

 

« Ce sont ceux qui ont rejoint la rébellion en 2002 qui ont été pris en compte. Les contingents de 2006, 2007 et 2008 ne l’ont pas été. Ce sont ces derniers qui manifestent ce matin. Et ceux de 2011 et 2012 pourraient se joindre au mouvement », explique un officier de l’armée qui a requis l’anonymat.

 

Des gendarmes, corps d’élite, se sont joints aussi au mouvement en tirant en l’air dans plusieurs villes du pays, Man, Daloa, Yamoussoukro ou Dimbokro. Le mouvement pourrait se généraliser dans les heures qui viennent et s’étendre à d’autres forces de sécurité. Selon nos sources, une grogne serait en cours au sein de la police où des éléments exigeraient une augmentation de 83 000 F CFA et le paiement des retards de baux de loyers.

 

 

Baudelaire Mieu

Une mutinerie est en cours à Yamoussokro où les mutins occupent les locaux de la préfecture du 1er et du 2e arrondissement. Les policiers ont été délogés par les mutins.

Des tirs à l'armes lourdes sont entendus dans la capitale politique de la Côte d'Ivoire, Yamoussokro, et plus précisément dans la localité de Zambakro, au sein de l'école des forces armées de Zambakro.

Les commerces sont fermés.

Les mutins demandent 12 millions de francs CFA, tout comme les mutins issues de l'ex-rébellion.

Narita Namasté

Les primes pour lesquelles des militaires ivoiriens s'étaient mutinés les 6 et 7 janvier ont commencé à être payées lundi dans la ville de Bouaké (Centre ivoirien, ex-fief de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles), d’où est partie la mutinerie, selon plusieurs témoins.

 

Présents aux guichets de plusieurs banques à Bouaké en fin d’après-midi, ces soldats, dont certains ne pouvaient contenir leur joie, ont confirmé avoir "perçu de l'argent sur leurs comptes bancaires", sans préciser le montant.

 

Les 6 et 7 janvier, une mutinerie est partie de Bouaké avant de s’étendre à plusieurs autres villes de la Côte d’Ivoire dont Abidjan.

 

Le 07 janvier, le président ivoirien, Alassane Ouattara a donné son "accord pour la prise en compte" de deux revendications des mutins sur quatre, notamment celles relatives aux primes et à l'amélioration des conditions de vie et de travail des soldats.

 

Vendredi, "suite à une deuxième rencontre d’échanges entre le ministre chargé de la Défense, Alain Donwahi, le chef d’Etat-major et les représentants des soldats, un accord définitif a été trouvé" et les militaires se sont engagés à "retourner dans les casernes".

 

En novembre 2014, une similaire situation s’était présentée où des soldats avaient protesté pour réclamer le paiement des "arriérés de soldes de 2009-2011 et 2011-2014 des ex-combattants intégrés dans l’armée" ivoirienne.

 

ATI

Selon nos informations plusieurs établissements privés et publics ont été vidés de leurs élèves ce lundi matin suite à la grève des fonctionnaires, et à la peur créée par les récentes mutineries de militaires en Côte-d’Ivoire.

Des échauffourées entre policiers et élèves sont signalés dans certaines localités.

A Gagnoa des élèves des écoles privées et publiques ont été priés de regagner leurs domiciles. Situation identique à Daloa et dans plusieurs autres localités du pays dont Abidjan.

La grève des fonctionnaires rentre dans sa seconde semaine tandis que le pays faisait face à la deuxième vague de mutineries le weekend dernier.

Les militaires devraient commencer à percevoir la somme de 1 million de Fcfa sur les 12 millions que l’Etat leur aurait accordés suite à leurs mutineries. Le montant de 12 millions de Fcfa n’a toujours pas été confirmé, ni par les autorités, ni pas les mutins. La somme de 5 millions de Fcfa, en plus d’une villa, est celle avancée dans le milieux militaires.

«La situation reste inquiétante surtout pour nous les opérateurs économiques. Quelle image renvoient nos militaires au monde entier ? Que notre pays n’est pas sûr pour les investissements ? En tout cas nous sommes tous des perdants. Et que dire des fonctionnaires si plusieurs milliards sont versés aux militaires armés ? D’où vient tout cet argent ? De nos caisses d’Etat presque à sec ?», s’est indigné un opérateur économique joint à Abidjan.

En Côte d'Ivoire, un accord entre les militaires mutins et le gouvernement vient d'être trouvé ce 13 janvier, selon le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné. Selon différentes sources concordantes, cet accord est en mesure de satisfaire les deux parties.

 

Après un début de soirée tendu vendredi 13 janvier, avec des tirs en l'air entendus dans plusieurs villes ivoiriennes, à Man, Korhogo, Bouaké, et Abidjan (du côté du camp d’Akouedo, situé à Cocody et aussi au camp Gallieni du Plateau), les militaires devaient rentrer dans leurs casernes dès cette nuit de vendredi à samedi.

 

Vendredi soir, les tirs se sont fait entendre à Abidjan, notamment dans les camps militaires d’Akouedo à Cocody et aussi du côté du camp Gallieni au Plateau. Un scénario semblable à celui du week-end dernier où les militaires abidjanais étaient sortis de leurs casernes pour occuper les rues pendant que les négociations à Bouaké se poursuivaient entre le ministre de la Défense et les mutins. Une manière de maintenir la pression sur le pouvoir afin que leurs revendications soient traitées au plus vite.

 

Le ministre de la Défense qui d’ailleurs s’est rendu à nouveau à Bouaké ce vendredi pour y rencontrer les mutins en vue de trouver une solution à leurs revendications. Il était accompagné du chef d’état-major des armées.

 

Les négociations ont duré plusieurs heures

 

Entamées en début d’après-midi, les négociations qui avaient lieu au domicile du préfet de Bouaké ont duré plusieurs heures. Ces négociations étaient fermées à la presse mais de l’extérieur on percevait des signes de mécontentement des mutins qui avaient envahi les lieux. Ils étaient plusieurs centaines dans la cour et à l’extérieur de la résidence.

 

Des cris de colère se faisaient de plus en plus forts lorsque les infos qui sortaient de la salle de négociations ne leur convenaient pas. Les militaires réclamaient le paiement d’une prime d’un montant de 12 millions de francs CFA pour chacun des 8 500 soldats concernés, une condition non négociable, avaient-ils affirmé.

 

Finalement un accord a été trouvé en fin de soirée. Le gouvernement procèdera au paiement de leur prime dès lundi. Cinq millions de francs CFA leur seront versés dans un premier temps et 1 million chaque mois afin de pouvoir solder les 12 millions de francs CFA.

 

Une situation mal supportée par la population

 

Cela faisait plusieurs jours que les populations de Bouaké étaient confrontées à la mutinerie des militaires. Ceux-ci paradaient dans la ville tirant des coups de feu en l'air. La deuxième plus grande ville de Côte d'Ivoire tournait donc au ralenti ; écoles et commerces étaient très souvent fermés. Une situation que les habitants de Bouaké supportaient de plus en plus mal.

 

RFI

Aux dernières nouvelles, des manifestants opposés au mouvement des mutins ont repoussé ces derniers d’une position qu’ils occupaient à Bouaké, en Côte d’Ivoire. Les mutins avaient d’abord tiré en l’air, dispersant une première tentative d’une foule en colère qui leur résistait.

 

Des journalistes sur place rapportent que le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi est arrivé sur lieu pour tenter d’apaiser la tension. Il est accompagné du nouveau chef d'état-major Sekou Touré, du nouveau commandant de la gendarmerie et du ministre de l'emploi et de la jeunesse.

 

Une rencontre entre la délégation et les mutins est prévue dans les minutes qui suivent.

 

"Les populations en colère ont réussi à déloger les militaires qui avaient pris position dans l’enceinte de la Préfecture de police, située en face du rond-point de la gare routière", a indiquee un journaliste contacté par VOA Afrique à Bouaké.

 

Des habitants de la ville témoignent que des mutins paradent dans certaines rues. "Les corridors nord et sud de la ville sont jusque-là tenus par la police et la gendarmerie", signale une source locale.

 

Quelques heures plus tôt, les militaires mécontents ont tiré en l’air pour disperser des manifestants opposés au mouvement des mutins.

 

Les militaires insurgés étaient en face de plus d’une centaine de jeunes rassemblés à la gare routière de Bouaké pour marquer leur mécontentement aux mutins.

 

Les manifestants ont été dispersés par des tirs de sommations, indiquent des témoins.

 

Le bilan de l’incident n’est pas encore connu.

 

La grogne des militaires mutins avait gagné tout l’ouest de la Côte d’Ivoire le week-end dernier.

 

Sans s’en prendre aux civils, les hommes en uniforme réclamaient le paiement de leur solde en tirant en l’air, érigeant des barricades et occupant certains lieux comme le ministère de la défense.

 

Samedi, les mutins ont retenu pendant plusieurs heures le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi qui avait entamé des négociations avec eux à Bouaké.

 

Le président Alassane Ouattara avait appelé au calme et promis d’améliorer leurs conditions. La promesse n’a pas encore été tenue.

 

Reportage de Narita N’amassé à Abidjan 

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