Selon Jeune Afrique (J.A) du 16 au 22 septembre 2018, la présidence a mis fin à « la subvention » qu'elle versait mensuellement à l'épouse du président du Pdci, Mme Henriette Bédié.

Depuis quand ? Quel est le montant de cette « subvention » que percevait l'ex-Première dame ? A quel titre la percevait-elle ? Et quelle en sont les termes juridiques ? Pourquoi Alassane Ouattara aurait-il décidé de couper les vivres à l'ex-Première dame ? Le confrère est muet sur ces interrogations que suscite l'information. Tout au plus, il ajoute qu'en raison de cette fermeture du robinet, Mme Bédié est contrainte de « régler ses billets d'avion à chacun de ses déplacements à l'étranger ». Info ou intox ?

Toutes nos tentatives pour confirmer ces révélations auprès de la présidence sont restées vaines. Notre source n'ayant pas décroché nos appels ni répondu au « Sms » que nous lui avons adressé. En revanche, une source proche du service de l'entourage de Mme Bédié n'a ni infirmé ni confirmé les faits. Elle s'est contentée de nous dire qu'elle ne saurait nous en dire davantage. « Ce sont les choses dont on n'avait pas connaissance de l'existence officielle. Encore moins du montant. Dans ces conditions, il est difficile de vous dire si ça été supprimé ou pas », s'est borné à dire notre interlocuteur.

Rappelons que dans une parution en date de la mi-juillet, l'hebdomadaire panafricain avait annoncé qu'Alassane Ouattara a mis fin à un appui financier de l'ordre de 25 millions de F Cfa que la présidence apportait mensuellement à Henri Konan Bédié, en plus de la rente viagère qui lui était octroyée en sa qualité d'ancien président de la République.

Assane NIADA

Le premier ministre Amadou Gon Coulibaly a animé une conférence de presse, ce lundi 17 septembre 2018 à la Primature, autour du thème : « Le social au coeur de l’action gouvernementale ». Premiers morceaux choisis.

Le Premier ministre pleure le départ du PDCI du RHDP unifié

« Le gouvernement engagera des discussions avec la classe politique ivoirienne. Il est incompréhensible que certains veuillent troubler la quiétude des Ivoiriens. Nous ne l’accepterons pas. La place du PDCI est bel et bien au RHDP (…) Je ne vois pas d’intimidation pour parler des candidats du RHDP. Il y a eu une diversité au niveau des candidats. En tout état de cause c’est au RHDP que la place du PDCI se trouve »

« Pour le bilan de la couverture maladie universelle (CMU), nous sommes en retard.Ce qui a été fait est un projet pilote qui a porté sur le monde estudiantin (150 000 étudiants) à hauteur de 1000 FCFA par étudiant. Ces derniers bénéficient des prestations. Cependant l’année prochaine, nous aurons une représentation graduelle du projet. Mais patienter dans quelques semaines vous aurez des détails ».

« Pour le 4ème pont, ce n’est pas de gaieté de coeur de déguerpir les gens. Les locataires auront 4 mois de loyer. Les ressources existent. Pour Adjamé Village, ce sont 68 concessions qui sont concernées. Les discussions sont en cours ».

Simone Gbagbo
Pour Simone Gbagbo, Alassane Ouattara a dit qu’il n’amènera plus personnes à la CPI. Si des envoyés de Simone Gbagbo expriment le besoin de rencontrer le président pour sa gratitude, ce serait la bienvenue. Pour les militaires on a trouvé qu’il n’était pas opportun de les libérer maintenant en pensée aux victimes pour ceux qui disent les donneurs d’ordre ont été libérés et qu’ils fallait libérer les exécutants, je ne peux pas me prononcer là-dessus.

« POUR LES ENFANTS EN CONFLIT AVEC LA LOI, C’EST UN PROBLÈME DIFFICILE. UN PROGRAMME A ÉTÉ MIS EN PLACE . IL Y A UNE BAISSE QUI A ÉTÉ OBSERVÉE »

« Les enfants en conflit avec la loi, c’est un problème difficile. Un programme a été mis en place. Il y a une baisse qui a été observée. Il n’y a pas la même ampleur qu’il y avait quelques mois. Au niveau de la corruption, l’autorité de bonne gouvernance fait un bon travail. Une quinzaine de dossiers ont été rendus au procureur de la république ».

« Pour Saf-Cacao, l’idée est que le liquidateur trouve un repreneur. Nous y travaillons pour éviter une cessation d’activité. Le personnel est encore payé ».

Prince Beganssou

Une délégation de la plateforme politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) conduite par son président le professeur Georges-Armand Ouegnin, a été reçue en audience le lundi 18 septembre 2018 par monsieur Vincent De HERDT, l’expert électoral et juridique de l’Union européenne (UE), à la demande de ce dernier.
Cette rencontre se situe dans le cadre des rencontres initiées par l’UE à l’intention des acteurs politiques ivoiriens pour s’enquérir de la situation réelle du processus électoral dans la perspective des élections présidentielles de 2020, a déclaré l’expert de l’UE.

Ce dernier était accompagné pour la circonstance de madame Louise GRONMARK, membre de la section politique de l’UE. En retour, le professeur Georges-Armand Ouegnin a souligné qu’il ne fallait pas circonscrire les élections en Côte d’Ivoire uniquement aux présidentielles dans la mesure où le sort de l’élection dépendait insidieusement du caractère inclusif des élections locales prévues le 13 octobre 2018.

Et quand on sait que la CEI est déclarée illégale par un arrêt de la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples, on peut comprendre aisément que ces élections ne seront pas inclusives et qu’elles seront plutôt source de conflit pour la Côte d’Ivoire…EDS veut aller à ces élections locales, mais tant que la CEI ne sera pas reformée selon l’esprit et la lettre de l’arrêt du 28 septembre 2018 de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples, nous ne participeront pas aux joutes électorales.

Aujourd’hui, nous saisissons la balle au bond pour réclamer des élections justes, équitables, et transparentes, qui passent obligatoirement par une CEI reformée, un nouveau découpage électoral, et de nouvelles listes électorales…Mieux, nous pouvons même nous appuyer sur le discours à la nation du chef de l’Etat daté du 06 août 2018, pour dire que les « prochaines élections », ce sont les locales et qu’il est donc plus qu’impérieux de reformer la CEI au préalable ».

L’expert de l’UE a remercié la délégation de EDS pour la pertinence de sa position et a même fait remarquer qu’elle avait touché tous les problèmes électoraux à l’exception de celui de la question du juge constitutionnel qui est aussi importante dans la perspective d’élections crédibles. Pour lui, étant en aval du processus, il est important que son mode de désignation et ses missions fassent l’objet d’un consensus.

Ce à quoi le président de EDS, qu’accompagnaient son vice-président M. Samuel Harding, et son directeur de Cabinet M. Tchéidé Jean Gervais, a souscrit à cette remarque qu’il trouve d’ailleurs judicieuse. Il convient de rappeler à toute fin utile que cette rencontre intervient au lendemain du meeting de la JEDS au cours du quel le président des jeunes Koua Justin, avait exigé la libération de tous les prisonniers politiques et la reforme immédiate de la CEI.

Source : Service de communication de EDS

Un fait est passé inaperçu, dans le bilan social dressé par le premier ministre , lors de sa conférence de presse du 17 septembre 2018, dédiée aux actions sociales du président .


Ce dernier s’est davantage penché sur des actions non encore abouties ou en chantier, depuis plusieurs années, sans pouvoir donner d’actions concrètes ayant abouti au changement drastique des conditions de vie des populations ivoiriennes. Mais au nombre des actions concrètes, Amadou Gon Coulibaly a cité des « reformes, en vue de réduire le taux de pauvreté qui a baissé à 46,3% en 2015, contre 48,9% en 2011 », un chiffre très loin du record des années 70, où seulement 10% des Ivoiriens vivaient avec moins de deux dollars par jour.« Conformément aux orientations du Président de la République, des travaux sont en cours dans chaque département ministériel, afin d’identifier les projets et les réformes prioritaires qui constitueront le programme social du gouvernement sur la période 2018-2020 », a indiqué le premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Foutaise !

Mais le grand auto-satisfecit du premier ministre a été l’octroi d’allocation familiales à 35 familles « au nombre des plus défavorisées » qui « ont perçu une allocation familiale de 36 000 FCFA par trimestre, dans le cadre des filets sociaux ».

36 000 FCFA par trimestre, soit 12 000 FCFA par mois et 400 FCFA par jour, moins d’un dollar par famille et par jour. Une vraie foutaise, pour des gens présentés comme comptant parmi les « plus défavorisés » du pays.

« Il est prévu d’étendre à 100 000 familles, le nombre des bénéficiaires. Selon le dernier bilan, plus de 4,493 milliards FCFA ont été distribués aux familles dans 540 villages concernés dans 12 régions des zones centre, nord et ouest du pays », a-t-il fait savoir.

Elvire Ahonon

Environ 600 d’entre eux dénoncent le non-paiement de ce qu’ils appellent “leur dû” estimant n’avoir pas été pris en compte dans les accords conclus avec le gouvernement après les mutineries de 2017.

Selon ces accords, 8.400 militaires devaient toucher chacun 12 millions de francs CFA, des primes qui correspondent à la sécurisation du processus électoral, entre 2007 et 2011.

Eux auraient été oubliés.

« Suppression des frais d’inscription dans les écoles primaires et les collèges publics », promettait le candidat , lors de la campagne présidentielle de 2010, aux populations ivoiriennes. Huit ans après, la réalité est toute autre relativement à la gratuité des frais d’inscription à l’école. Inscriptions en ligne et inscriptions physiques, sans compter les frais annexes du Comité de gestion des établissements scolaires publics ().

(Dr François Konan)Le 1er juillet 2018 , directeur de cabinet de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la pormation Professionnelle annonçait le début de l’inscription en ligne en conférence de presse pour la rentrée scolaire 2018-2019 fixées au 10 septembre 2018. « Les inscriptions en ligne pour la rentrée scolaire 2017-2018 débutent, le mercredi 5 juillet et prendront fin le 7 septembre prochain, sur l’ensemble du territoire national.

Les frais d’inscription sont maintenus à 3 000 FCFA pour le privé et 6 000 FCFA pour le public ». Les opérateurs de téléphonie sont les partenaires de la mise en œuvre de ce programme d’inscription. Ils offrent des points de paiement des frais d’inscription. Chaque utilisateur de téléphone mobile ayant un compte mobile créditeur peut faire son paiement partout où il se trouve. Chaque année depuis 2012, c’est le même procédé pour les élèves et parents d’élèves.

Promesse Alassane Ouattara sur l'écolePromesse Alassane Ouattara sur l’école

Combien tout cela procure à l’État, comment toute cette organisation est répartie, personne ne le sait. Selon des informations en notre possession des chefs d’établissements prennent des décisions contraires à la décision du gouvernement. A côté des frais d’inscription qui s’élèvent à 3000 FCFA, la direction de l’établissement trouve des parades pour escroquer les parents en les contraignant à faire d’autres dépenses autres que les fournitures scolaires. Selon un parent d’élève, sur la liste de fourniture de sa fille en classe de CM 1, il était inscrit :

« un paquet de rame, d’une boîte de craies de 100 bâtons, de deux paquets de feuilles de copies. Et d’un kilogramme de savon en poudre et une boîte de javel de 12° » et d’ajouter, « L’année dernière les frais d’inscription étaient fixés à 10 mille FCFA. Après paiement de cette somme on nous remettait un reçu de 3000 FCFA » expliquait-il. « Quand dans son programme de gouvernement on souhaite l’école obligatoire pour tous, on s’assure à mettre tout en œuvre pour que cela soit une réalité pour tous les enfants sans exception », avait il conclut.

Roxane Ouattara

La haute direction du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), a estimé jeudi à Abidjan que la recomposition de la Commission électorale indépendante, (CEI, institution en charge des élections en Côte d’Ivoire), et qui concerne les élections présidentielles de 2020, comme annoncée par le président ivoirien, Alassane Ouattara, montre qu’il refuse d’"aller à la paix", dans un communiqué.

 

Le FPI dit être "offusqué" par la décision du chef de l’Etat ivoirien

 

 

Le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a annoncé mercredi, que le réexamen de la composition de la Commission électorale indépendante (CEI) dont il avait instruit le gouvernement le 6 août, concerne les élections présidentielles de 2020, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

 

L'intégral du communiqué du Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo:

 

A sa descente d’avion, de retour d’un voyage en Chine, et répondant à une question des médias relativement à la reforme de la Commission électorale indépendante (CEI) avant les prochaines élections qu’il avait annoncées « inclusives », dans son message à la Nation du 6 août 2018, le chef de l’Etat, M. Alassane Ouattara, a déclaré le mercredi 5 septembre 2018, à la surprise générale, que ladite reforme à laquelle il s’est pourtant publiquement engagé « ne concerne que l’élection présidentielle de 2020 » et que par conséquent, « il n’y aura pas de report des élections municipales et régionales programmées pour le 13 octobre 2018 ».

 

La Haute Direction du Front populaire ivoirien (FPI), offusquée de ce énième reniement flagrant de la parole donnée, signe d’un refus permanent de M. Ouattara d’aller à la paix dans notre pays, informe l’opinion nationale et internationale déroutée et qui l’interroge, de la convocation en urgence d’une réunion extraordinaire de son Secrétariat Général consacrée au sujet, ce samedi 8 septembre 2018 à 10h, à la Résidence du président Laurent Gbagbo, à la Riviera Golf.

 

Fait à Abidjan, le 6 septembre 2018

 

Pour le Front populaire ivoirien

 

Le Secrétaire général adjoint,

 

2ème Porte-parole

 

César ETOU

Ce Vendredi 07 Septembre 2018, les habitants du village d'adjamé village sont descendus dans la rue pour dire non à la destruction de leur village qui est selon le régime en place sur le plan de la construction du quatrième pont. Contre tout attente, bien vrai que cette marche soit pacifique, les villageois, se sont vus gazer par la police sur ordre du régime d'Abidjan.

 

Lavane Murphy

À peine rentré du Forum sur la coopération sino-africaine qui s’est tenu à Pékin le Président Alassane Ouattara, a annoncé, selon les officiels ivoiriens, 18 accords signés avec la Chine, d’un montant équivalent de 3,4 milliards de dollars US, soit 1 900 milliards de FCFA pour le financement de divers projets socioéconomiques en Côte d’Ivoire.

Le président Ivoirien estime que sa visite en Chine a été des plus fructueuses.

Ce financement permettra essentiellement à la Côte d’Ivoire qui, selon les officiels, a adhéré à l’initiative Chinoise de « la Ceinture et la Route », la construction des infrastructures routières, notamment l’autoroute Tiébissou-Bouaké ; hydrauliques avec l’augmentation de la fourniture d’eau potable ; sanitaires avec la construction d’hôpitaux avec notamment le CHU d’Abobo. Les écoles et l’énergie ne sont pas en reste.

Alassane Ouattara a été le premier chef d’Etat à fouler le sol chinois dans le cadre de ce forum. C’était le 28 août dernier, en compagnie de son épouse Dominique Ouattara et d’une forte délégation d’hommes d’affaires.

Source FinancialAfrik