Les media avec un flux d’information en continu dont tout ou absolument tout doit faire l’objet d’informations et de débats, y compris tout ce qui peut relever de vie privée, s’étaient bien gargarisés au sujet de ‘Simone Gbagbo.’ Chacun y était allé avec sa cruche d’encre et son cruchon de salive. Un seul motto. Simone Gbagbo doit être écrasée. Raison? Sa position de femme engagée à ressusciter les valeurs de lutte pour la libération de l’Afrique n’a jamais plu aux colons et néo-colons qui avaient réussi à abattre la mouvance de la ‘Femme-résistante’ Africaine depuis au moins un siècle.

Vieilles fripouilles et pucelles en mission

Pas question donc qu’un esprit ‘révolutionnaire féminin’ se ‘mature.’ Pour cela, toute ‘mauvaise herbe’ comme Simone Gbagbo qui a toujours porté le flambeau de la ‘renaissance’ de la femme Africaine, devrait être ‘herbicidée.’ Ainsi, on a vu poindre contre elle, de façon récurrente, de nombreuses observations et critiques malveillantes pour briser cette lutte.

 

Mauvais procès. Campagne médiatique de dénigrement. Injures publiques. Simone est attaquée de toute part et sous tous les angles par le monde occidental au service du capital financier international. Même de vieilles fripouilles aux doigts fripés, aux lèvres cernées et au front ridé, sans fait d’arme rédactionnelle et des pucelles dans les couloirs des rédactions qui retrouvent leurs articles-chiffons dans les paniers-brouillons à recycler ou dans les broyeurs à papier, sont dans l’arène pour essayer à trouver en Simone les caractéristiques d’une vilaine bête.

Philosophie coloniale

La désapprobation de l’engagement de cette femme de combat répond à une philosophie politique. Perpétuer l’idéal qui a désarticulé tous les compartiments de l’Afrique précoloniale. Continuer à handicaper l’Afrique de ses enfants insoumis. Une philosophie dont le pan fondamental est la démonstration de la puissance des puissants afin qu’aucun grain de sable ne déraille la mécanique de pillage qui a été installé en Afrique depuis plusieurs siècles.

Il faut repréciser que dans son engagement politique, la première Dame Simone Ehivet Gbagbo n’est pas une ‘wonder woman’ super active sur les plateaux du grand capital ou sur le tapis rouge de l’escroquerie politico-humanitariste enrobé de sang. Encore moins une exhibitionniste forcenée ni une metteuse en scène d’une vie feutrée et mensongère comme Dominique Ouattara et le gang des femmes de chefs d’Etat occidentaux, Français en particulier. Dont l’arrière-cour est aussi sale et noire que la houille.

Reprendre le combat

Simone est juste une politique engagée. Ni le temps qui passe, ni le poids de l’âge sur ses épaules, ni les liens de la prison, n’ont altéré sa combativité. A 68 ans ce 20 Juin 2017, son combat n’a pris aucune ride. ‘Je serai de retour bientôt parmi vous. Nous allons reprendre et continuer le combat là où nous l’avions laissé. Croyons en nos forces dans notre lutte.’ A-t-elle déclaré. A révélé LG Info du 19 Juin 2017. Ces propos indiquent que Simone Gbagbo ne pense pas sortir de prison pour se cloitrer en grand-mère dans un coin à bercer les enfants. Même si elle doit le faire pour ne pas briser la fonction traditionnelle de la famille, le plus important est ailleurs. Ensemencer en chaque femme capable de se battre pour son continent, les grains de la ‘Resistance.’ Elle l’a dit. ‘Croyons en nos forces dans notre lutte.’

Feumba Samen

L’Imam de la mosquée de la Riviera Bonoumin de Cocody, Ousmane Diakité, demande aux autorités ivoiriennes d’éviter l’enrichissement illicite car non seulement le Coran l’interdit formellement mais le bien mal acquis ne profite jamais. Il a fait cette exhortation, dans la grande mosquée de la Riviera Golf, à Abidjan-Cocody, dans la cadre de la commémoration de la Nuit du Destin. Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara a assisté à la cérémonie avec des membres de son gouvernement. 

« La contribution de l’Islam dans la lutte contre le fléau de l’enrichissement illicite » était le thème de cette nuit. L’animateur principal du thème, l’Imam Ousmane Diakité, à la lumière du Coran, a montré les inconvénients de l’enrichissement illicite. Pour lui, le bien appartient à Dieu qui le donne à qui il veut. « C’est la raison pour laquelle Dieu nous demande d’acquérir le bien selon les normes morales autrement nous aurons des comptes à lui rendre », prévient-il. Et de poursuivre : « L’argent acquis illicitement n’est pas pérenne. Par ailleurs, cet argent est à l’origine de dégâts, sinon de préjudices dans la société d’une manière ou d’une autre ». Il a pris l’exemple d’un pèlerinage qui est effectué à la Mecque, grâce à l’argent mal acquis, qui ne peut avoir le même résultat que celui effectué par l’argent licite. L’attribution de marchés qui ne se fait pas selon les normes, a-t-il indiqué, est le fruit d’un enrichissement illicite. « N’utilisez pas votre position sociale pour influer sur l’attribution de marché public », recommande-t-il. L’Imam Ousmane Diakité a mis en garde les personnes qui s’accaparent les biens qui doivent revenir à des orphelins. L’absence ou le peu de foi, est-il convaincu, peut être à la base de l’enrichissement illicite. C’est la raison pour laquelle, l’Imam de la mosquée de la Riviera Bonoumin, recommande aux croyants quelles que soient les difficultés de ne pas désespérer. « Confiez -vous à Dieu », a-t-il conclu.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, porte parole du chef de l’Etat, pour sa part, estime que lorsque le matériel ou l’argent prend le pas dans la société, ce sont les valeurs spirituelles qui foutent le camp. 

 

 

En attendant l’ouverture, le 1er octobre prochain, de la nouvelle campagne de commercialisation de la récolte principale du cacao 2017-2018, deux acteurs majeurs de la filière ivoirienne, le Groupement des Négociants Ivoiriens (GNI) et l’Ucoopexi-Nouvelle, ont interpellé Sangafowa Coulibaly, le ministre de l’Agriculture et du développement rural, sur des dysfonctionnements dans le système de messagerie, la plateforme permettant aux exportateurs d’acheter une partie de la récolte par anticipation.

Dans un courrier daté du 7 juin dernier, le GNI et l’Ucoopexi-Nouvelle réclament le rétablissement d’une messagerie internationale distincte de la messagerie nationale. La première, telle que prévue par la réforme de 2012, autorisait les multinationales du négoce basées hors du pays à acheter à l’avance des stocks de la récolte mise aux enchères par le Conseil Café Cacao (CCC), sans forcément passer par leurs filiales locales. Le CCC désignait ensuite des exportateurs ivoiriens pour exécuter ces contrats internationaux par la livraison des stocks à ces compagnies dénommées « acheteurs internationaux ».

 

Entre 2012 et 2015, ce système, appelé messagerie internationale, était fonctionnel à côté de la messagerie normale dédiée aux entreprises possédant un agrément d’exportateur en Côte d’Ivoire, comme les filiales locales des multinationales telles que Cargill BV, Olam et Barry Callebaut. Cependant, depuis la campagne 2015-2016, le CCC a changé le mécanisme en fusionnant les deux systèmes en un seul.

 

Priorité aux filiales des multinationales

 

Résultat : depuis cette initiative les maisons mères des multinationales n’achètent plus par anticipation de contrats internationaux, afin de ne pas concurrencer leurs filiales.

 

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Michel Gbagbo, le fils du Président Laurent Gbagbo, sera jugé ce vendredi 23 juin 2017 à Abidjan par la justice ivoirienne pour "divulgation de fausses nouvelles", après avoir annoncé la présence de centaines de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire et la disparition d'autres centaines de prisonniers politiques, a annoncé jeudi son avocat.

"Le procès de Michel Gbagbo va s’ouvrir vendredi devant le Tribunal correctionnel du Plateau pour divulgation de fausses nouvelles" a confirmé à l’AFP Me Ange Rodrigue Dadje, son avocat.
En effet, dans un entretien à un journal en ligne, Michel Gbagbo déclarait qu’"à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons" ivoiriennes et que "300 personnes (...) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues".
Pour la justice ivoirienne qui l'avait inculpé le 26 mai laissé en liberté, il n'y a aucun prisonnier politique en Côte d'Ivoire et qualifie les propos de Michel Gbagbo de mensongers.

"Le parquet informe qu’il n’a été saisi d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale", avait réagi M. Adou, critiquant les déclarations "sans fondement et mensongères" de Michel Gbagbo.
Michel Gbagbo, pour rappel, avait déjà été condamné le 10 mars 2015 à cinq ans d’emprisonnement sous le fallacieux prétexte d' "attentat à la sûreté de l’Etat".

Eric Lassale

Les habitants avaient été délogés par milliers, des centaines de maisons rasées. Depuis, les bulldozers ont rangé leur fougue, les autorités leurs nombreux décrets d’interdictions et les populations se sont réinstallées.

 

A chaque saison pluvieuse, Abidjan est noyée sous les eaux. Cette année encore, les quartiers précaires mais aussi les chics, ceux dit riches,  ont les pieds dans l’eau et la tête aux décomptes des morts, le cœur à l’angoisse du fait des intempéries. Quartiers viabilisés ou pas, tous sont logés à la même enseigne.

 

La menace s’est amplifiée à tel point que la vie dans les quartiers classés à haut risque et précaires, est devenue un enfer insalubre et dangereux. A Cocody Danga Bas-fonds, la vie poursuit son cours presque normalement, en dépit de la menace d’inondation.

 

Il y existe une certaine quiétude entre galère et réinvention qui fait de ce bidonville, une société ivoirienne en miniature, avec ses riches et ses pauvres. Cocody Danga Bas-fonds, c’est également le miroir de la société d’aujourd’hui et le sentiment d’impuissance de ses riverains en période de sinistre… La pentecôte dans ce bidonville n’était pas différente de celle des beaux quartiers.

 

7 heures du matin en ce jour du Seigneur, dans cette énorme cuvette, il n’y a pas grande bousculade pour l’église. Sous une fine pluie, l’heure est à l’exécution des tâches quotidiennes.

 

Des enfants réveillés aux aurores papotent sur les rives du gigantesque canal d’évacuation d’eaux usées autour duquel gravitent habitations de fortunes et petits commerces de leurs téméraires parents. Il y a de cela deux ans, ce grand bas-fond, comme plusieurs autres bidonvilles jugés dangereux, inhabitables pour risques d'inondation et de glissement de terrain, ont fait l'objet de vastes opérations de déguerpissement.

 

Les habitants avaient été délogés par milliers, des centaines de maisons rasées. Depuis, les bulldozers ont rangé leur fougue, les autorités leurs nombreux décrets d’interdictions et les populations se sont réinstallées.

 

Aujourd’hui, Ali Ouédraogo alias « Américain », avec les restes de sa première bicoque y a rebâti une seconde. C’est une baraque. Elle donne dos au caniveau qui draine des violents courants d’eau en cette saison particulière de pluie.

 

L’homme d’affaires du « trou », second nom du quartier depuis 1993, n’a pu se défaire de son lieu d’habitation et de sa clientèle restée fidèle. Sa boutique, seul centre d’approvisionnements en vivres et non vivres de cette cité spéciale, ne désemplit pas. Idem chez ses voisins de commerce.

 

Une salle de jeu en bois ou des adolescents disputent une chaude partie de Game over. Quand chez Pierro, le grand maquis (buvette) du secteur, l’heure est au ménage. Les gérants s’activent, installent chaises et tables pour la clientèle qui ne saurait tarder en ce dimanche de Pentecôte. Le bistrot d’en face, chez Momo, on affiche le sourire. Parce que déjà plein à cette heure si matinale de la journée.

 

L’arc-en-ciel d’eau de vie et de vin y est descendu sans grande difficulté en ce temps de fraîcheur. Non loin de là, sur les ruines du Ghana bar, ancien point chaud du « trou », une femme fume du poisson destiné à la vente.

 

Bosson fils, propriétaire terrien, lui y est pour l’encaissement de son loyer. Nous sommes le 4 du mois, la date limite du paiement approche et l’homme est ponctuel. Ses 3 et 2 pièces  à 35 000 Fcfa et 25 000 Fcfa offrent aux locataires un toit sûr, câblé et « en dur » dans cette zone ou pullulent les cabanes de fortunes.

 

Ces dernières sont gratuites et inondées par l’eau du caniveau qui, à la moindre pluie sort de son lit. L’ambiance est bon enfant dans cet endroit partiellement en chantier, mais aussi froide et funeste. Le « trou » a enseveli une famille voisine Peule, il y a deux ans. 37 autres personnes de Mossikro, Gobelet, Boribana… ont également perdu la vie cette année-là.

 

Pour cette saison 2017, 8 décès ont été déjà déplorés

 

Mais qu’importe, la vie suit son cours au « trou ». La peur a fui cet endroit. Et les populations sont confortées dans leur situation. « L’eau tue partout aujourd’hui. Que ce soit chez nous ou chez les riches. Où nous allons partir ? », s’interroge un habitant du quartier l’air à la fois moqueur et inquiet.



Tous ont le regard tourné vers la société « d’en haut » qui pour une fois partage leurs galères saisonnières. Riviera Palmeraie, Bonoumin, Angré, Zone 4, Biétry mais aussi Yopougon, Koumassi…

Ces quartiers viabilisés sont entrés dans la danse. Des quartiers immergés ! Les autorités submergées, sans bouées de sauvetage, incriminent « l’incivisme des populations ». Les caniveaux transformés en poubelle, les constructions sur les canalisations sont mises en cause.

L’invitation à quitter les zones à risques, à la prise de conscience, les mesures de précautions sont distillées ça et là par le département des opérations et de secours de l’Office national de protection civile (Onpc) dans cette ville devenue presqu’insulaire.



Pentecôte,  célébration de la venue du Saint esprit dans le monde, mais à Abidjan, on célèbre tristement la venue des eaux, en attendant un miracle pour sauver des vies.

 

Fratmat.info

L'ENTRÉE en guerre de la France contre les forces de Gbagbo, le 4 avril, a sonné comme une revanche personnelle de Sarkozy. Avec la bénédiction de l'ONU, Paris n'a laissé à personne d'autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne ainsi qu'un camp militaire qui abritait aussi des familles. Depuis plusieurs semaines, en Conseil des ministres comme en privé, le chef de l'Etat ne décolérait pas contre Gbagbo, « le dictateur sanglant de Côte d'Ivoire ». Au point de s'avouer, le 5 avril, « à bout de patience » (voir page 2 [ci-après]). Outre les nombreuses et violentes exactions de ses partisans, Gbagbo avait aussi ridiculisé Sarko. En décembre 2010, après la victoire, proclamée par l'ONU, de son ami Ouattara, le président français, impérial, avait donné « quarante-huit heures » au vaincu pour quitter le pouvoir. Un oukase superbement ignoré pendant plus de trois mois...

 

Or Sarko avait beaucoup misé sur ce scrutin pour rehausser une cote fort dévaluée sur le continent. N'était-il pas accusé de perpétuer la « Françafrique », ce système affairiste favorisant des groupes amis tels que Bouygues, Bolloré, Veolia ? Mais, après l'échec de son ultimatum ivoirien, le Président révise subitement ses positions et adopte un profil bas. Affirmant à la presse que « l'ancienne puissance coloniale n'était pas la mieux placée » pour intervenir.

 

 

En janvier, devant l'Union africaine, il ose même affirmer ; « La France ne veut donner de leçons à personne. » Il faut dire que les événements de Tunisie, d'Egypte ou de Syrie n'ont guère fait briller la diplomatie tricolore.

 

La campagne (aérienne) de Libye, pour laquelle Sarko a obtenu le droit d'ouvrir le feu le premier, a réveillé ses ardeurs belliqueuses. Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'Elysée, se félicite de « notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan ». Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : « On a. fourni des conseils tactiques aux FRCI », mais aussi « des munitions et des Famas (fusils d'assaut). »

 

 

 Barbouzes aux premières loges

 

De son côté, le contingent militaire français est porté, le 4 avril, à 1 700 hommes. Les 900 hommes du dispositif permanent Licorne ont été notamment renforcés par des Rambo de la Direction des opérations (ex-Service action) de la DGSE et des Forces spéciales.

 

 

Quelques-uns, parmi ces derniers, se sont retrouvés en contact direct avec l'entourage de Ouattara. A 19 h 30, quatre hélicos Puma, soutenus par des MI 24 de l'Onuci, commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi stratégiques que le CHU et un supermarché du quartier de Cocody Pour la seconde fois en sept ans, » l'ancienne puissance coloniale » bombardait des soldats et des populations ivoiriennes.

 Armement à prix d'or

Cet héroïque canardage, qui, selon l'Elysée, laissait entrevoir une reddition rapide de Gbagbo, risque pourtant de laisser des traces profondes. Et une situation difficilement gérable à Abidjan. D'abord parce que Ouattara pourrait pâtir, dans cette ville majoritairement acquise à Gbagbo, de son image de protégé de la France et des pays riches. L'armement de ses troupes, son équipement tout neuf ont suscité l'étonnement des Ivoiriens. Si l'aide du Burkina et du Nigeria est reconnue, d'autres pistes de financement apparaissent. Selon des témoignages et des documents obtenus par « Le Canard », des proches de Ouattara ont monnayé, en 2009 et en 2010, d'importantes quantités d!or extraites des mines du Nord. Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert de véhicules de... l'ONU. Puis envoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées. A l'état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15 000 euros le kilo.

 

L'image du camp Ouattara -présenté par certains comme ]'« axe du bien » - restera également entachée par les massacres commis ces derniers jours. A Duékoué, par exemple, plusieurs centaines de morts seraient, selon l'ONU et diverses organisations internationales, surtout imputables aux FRCI, les forces de Gbagbo se voyant aussi accusées d'atrocités.

 

 

En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy. qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains chefs de guerre. Et pour transformer cette intrusion meurtrière en victoire de la démocratie. »

 

Jean-François Julliard

   @font-face { font-family: "Arial"; }@font-face { font-family: "Cambria"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; }

 

« Conseil de défense (Le Canard enchaîné du 06 avril 2011. Page 2)

 Lors du petit déjeuner des dirigeants de la majorité, mardi matin, Sarko l'a joué chef de guerre. Comme en témoignent ces extraits choisis :

 

« On va décider ce matin s'il va falloir attaquer d'autres objectifs militaires de Gbagbo pour l'obliger à laisser la place. »

 

 « On est allé au bout du bout de la patience avec Gbagbo. N'oubliez pas de répéter que la force Licorne agit sous mandat de l’ONU. Il fallait intervenir pour empêcher de nouveaux massacres. »

 « Gbagbo est réfugié dans le bunker de la résidence présidentielle, j'ai dit à Ouattara que Gbagbo devait avoir la vie sauve et qu'il devait y veiller personnellement. »

 

Puis est arrivé le coup de clairon :

 

 « Les autres soldats de l'ONU sont incapables de faire le boulot. Nos soldats sont les meilleurs. »

 

Avant cette conclusion :

 

 « Dès que Ouattara aura pris le pouvoir, il faudra retirer nos soldats de Côte d'Ivoire. En tout cas, réduire leur présence à 200 ou 300 hommes. C'est une survivance du passé. »

 

Conclusion de François Fillon :

 

 « On pourra dire que, si Ouattara accède à la présidence de la République après avoir été élu de manière régulière, ce sera grâce à la France et grâce à Nicolas Sarkozy. »

 

Pour faire un numéro si flagorneur, le Premier ministre doit avoir beaucoup à se faire pardonner. »

 

Source: Le Canard Enchaîné

Centrafrique : une quarantaine de morts à Bria

Wednesday, 21 June 2017 09:01 Written by

La ville de Bria a été ensanglantée mardi lors d'une attaque perpétrée par des hommes lourdement armés, 24h seulement après la signature de l'accord entre le gouvernement et 13 groupes armés.

Les premières estimations ont avancé un bilan de 40 morts selon les sources humanitaires et 35 personnes blessées.

Les combats ont éclaté mardi dans la matinée à Bria, localité située à quelques 580 kms de Bangui, la capitale centrafricaine.

Un travailleur humanitaire présent sur les lieux a déclaré que des maisons ont été incendiées et plusieurs magasins pillés.

Selon le porte-parole de la MINUSCA, les affrontements de mardi ont éclaté près d'un camp qui accueillait des personnes qui avait été forcées de fuir les précédents conflits.

La présence de factions rivales à Bria a fait de la ville une poudrière. Et selon des estimations, les affrontements entre ces factions ont causé la mort de quelques 300 personnes et déplacé 100 000 autres rien qu'au mois de mai dernier.

BBC-Afrique

La Côte d’Ivoire est le « seul pays au monde où le groupe (français) Bolloré exerce l’ensemble de ses activités », a affirmé mardi le directeur délégué Cyrille Bolloré, après une rencontre avec le président ivoirien Alassane Ouattara, à Abidjan.

 

Avec « plus de 5.000 collaborateurs, la Côte d’Ivoire est le seul pays au monde, où le groupe exerce l’ensemble de ses activités », a indiqué M. Bolloré, aux côtés de l’ex-président français Nicolas Sarkozy, face à la presse.

 

Le groupe Bolloré, qui œuvre entre autres dans le transport, la logistique, annonce un investissement de plus de 300 milliards Fcfa sur le nouveau terminal à conteneurs du port d’Abidjan, concédé en 2013.

 

Selon le directeur délégué, le groupe qui gère le chemin de fer Abidjan-Ouagadougou transporte plus de 800.000 tonnes de fret de marchandises et plus de 200.000 passagers par an.

 

En 2016, près d’un million d’étudiants de l’université de Cocody (Est Abidjan), la plus grande du pays, ont été transportés par les bus électriques de Bolloré.

 

« Nous continuerons à développer l’ensemble de nos projets pour que la Côte d’Ivoire soit notre vaisseau amiral à travers le monde », a promis Cyrille Bolloré.

 

En février, le groupe a fêté ses 195 ans d’existence dont 60 ans en Afrique. Il est présent dans « 100 » pays.

 

Edwige FIENDE

INTERVENTION A L’ANNIVERSAIRE DE LA PREMIERE DAME SIMONE EHIVET GBAGBO
LE MARDI 20 JUIN 2017, DOMICILE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO RIVIERA GOLF

SANGARE ABOU DRAHAMANE
PRESIDENT PAR INTERIM

I – UNIS DANS LE MEME COMBAT

La famille biologique et la famille politique de la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone se retrouvent, unies en ce jour du mardi 20 juin 2017, pour célébrer les 68 ans de la "Maman du pays", née le 20 juin 1949, à Bassam. Quoi de plus normal, le Front Populaire Ivoirien (FPI) représente la seconde famille de la Camarade Ehivet Gbagbo Simone ! La carrière politique et l’itinéraire personnel de la Première Dame, sa vie de famille et sa vie publique paraissent si intimement nouées que l’un n’est intelligible qu’à la lumière de l’autre.
Le 31 mai 2017, avec Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) présidé par le ministre Georges-Armand Alexis Ouégnin, nous avons célébré dans l’allégresse et l’espoir les 72 ans du Président Laurent Gbagbo, le référent politique de la Plateforme EDS. Laurent Gbagbo est né à Babré (Gagnoa) le 31 mai 1945. Il passe son enfance à Gnaliépa auprès de sa maman Gado Marguerite qui s’est remariée à Gnaliépa avec Gossio Séry Robert, après la naissance de Koudou Jeannette, sœur cadette de Laurent Gbagbo. C’est à l’âge de 7 ans qu’il découvre Mama. Aujourd’hui, 20 juin 2017, en présence de nos alliés d’EDS et de son Président, nous célébrons la date anniversaire de la naissance de Simone Ehivet. Comme pour dire à ces modèles achevés de la lutte pour les libertés démocratiques, que nous savons que là où ils sont, ils nous regardent, nous écoutent et nous entendent. Sans bien trouver les mots et les formules, nous essayons de leur dire notre admiration, notre fierté, notre amitié mieux notre fraternité, notre fidélité et notre loyauté, mais aussi notre envie de crier, une rage impuissante mais envahissante. Un coup de cœur qui fait écho à un cri du cœur.
Simone Ehivet raconte dans Paroles d’honneur sa première rencontre avec l’homme qui deviendra son camarade, son leader et son époux : «Ce jour-là, bénéficiant d’une permission alors qu’il était toujours détenu à Bouaké, Laurent est venu se faire soigner à Abidjan. Il en a profité pour retrouver Zadi Zaourou, professeur d’université, et faire le point d’un cercle politique clandestin qu’ils animaient tous les deux. J’étais ce jour-là en visite chez Zadi Zaourou. Nous avons immédiatement sympathisé, nous nous sommes découvert la même sensibilité politique, la même conception des choses de la vie… Nous sommes devenus des camarades politiques et ce n’est que bien plus tard que nos relations vont se transformer… » (Page 97)...

Merci à vous, Laurent et Simone, d’avoir donné au FPI un nom, une identité, un patrimoine, une histoire, une culture, des valeurs et une éthique. Vous avez surtout offert au FPI votre résidence à la Riviera Golf comme siège du parti. Une véritable marée humaine a déferlé en ce lieu. «Du jour au lendemain, nous sommes débordés. Des Ivoiriens venant de tous les coins du pays veulent adhérer au parti. Notre résidence devient le siège provisoire du FPI. Six mois durant, nous avons dû recevoir entre trois cents et cinq cents personnes par jour. Nos enfants ont dû quitter la maison, pour être confiés à un couple d’amis, pendant plusieurs mois » (Paroles d’honneur, page 127).
Au départ les militants sont reçus sous une bâche de fortune dressée dans le jardin. Elle sera remplacée par un appatam fait de bois et couvert de papos. Par la suite, grâce à la générosité d’un militant, Achi Gilbert, un véritable appatam est construit avec des colonnes en béton et un toit de tuiles. C’est vers début 1991 que la direction s’installe dans un siège. C’est un bâtiment situé dans un quartier résidentiel à Koumassi Zone 4C. Aujourd’hui, le FPI revient à ses origines en tenant à nouveau ses réunions et rencontres au domicile du couple avec l’aimable autorisation du fils Michel Gbagbo.
Merci d’avoir bâti le FPI, le parti socialiste de l’avenir, le parti le plus ouvert, le plus démocratique. Pour le peuple de Côte d’Ivoire, le FPI demeure cet antidote à la répression qui s’appelle l’espoir. Lorsque l’on demande aux populations qu’elles sont leurs priorités, elles donnent toutes la même réponse : elles veulent de la sécurité, élever leurs enfants dans la paix et leur donner une éducation ainsi que des perspectives d’avenir. Le FPI est l’un des moyens par lesquels nous répondons à cette aspiration universelle et rendons le monde plus sûr pour tous.
Merci à vous, pour votre combat pour le multipartisme. Le multipartisme, ce n’est pas encore la démocratie, c’est le chemin le plus court pour y arriver. Avec ce combat, vous avez changé notre vie : nous pouvons dire notre opinion même si les tenants de l’ordre ancien font de la résistance.
Merci à vous, Laurent et Simone, de nous avoir enseignés que la politique est plus qu’une vocation, un métier. La politique, idéalement, est l’art de faire vivre ensemble, de proposer à la Côte d’Ivoire un projet mobilisateur commun.
Merci à vous de nous avoir donnés cette leçon d’homme : qui aime la Côte d’Ivoire, la défend et la protège des ingérences. Votre fidélité aux hommes s’accompagne d’une intransigeance sur les idées. Vous avez refusé d’être une girouette tournant au vent de l’opinion publique. Auprès de Laurent Gbagbo et de Simone Gbagbo cheminent deux compagnons qui s’appellent l’honneur et la patrie. Des convictions et des valeurs vous ont définitivement blindés contre l’adversité, les calomnies, les campagnes malveillantes, les manigances de tous ordres, face auxquelles vous avez su creuser des contre-sapes. Vos qualités primordiales sont votre fermeté d’âme. L’hommage n’est pas forcé, tous les témoignages convergent : vous avez une carapace contre les coups et, face aux "dealers de la haine", vous avez su garder votre sang-froid, votre optimisme, votre légendaire sourire qui redouble la colère de vos adversaires. Vous pratiquez l’optimisme comme un sport de combat, démontrant par là même qu’il n’est pas question d’entreprendre si l’on n’est pas optimiste. Vous êtes heureux parce que vous avez décidé de l’être. Il faut être heureux pour rendre les gens heureux. Dans votre vie, vous avez davantage aimé aimer qu’être aimé. Vous n’avez ni gourou ni méthode zen miraculeuse. Vous faites mécaniquement de l’humour parce que c’est ce que vous savez faire de mieux quand les situations sont compliquées, montrant ainsi que le rire est un bon diplomate en toutes circonstances. Face à certaines personnes, il ne sert à rien de lancer des regards de haine, il suffit d’avoir recours au rire. Merci à vous, Laurent et Simone, pour les pas de danse de la foi et de l’espoir que vous esquissez à chacune de vos sorties. La danse et l’humour sont un raffinement partagé par l’ensemble de la population. La danse et les chants redonnent du sourire à une vie de tragédie. Ils sont un moyen d’échapper aux dures réalités de la vie. L’on comprend pourquoi les professionnels de la danse et de l’humour font salle comble.
Laurent et Simone, vous semblez sécréter les enzymes du bien-être. Je pense que votre chimie interne mériterait d’être étudiée dans les universités. Quand tant de compatriotes s’enferment dans le catastrophisme, vous regardez droit devant en souriant.
Merci à vous, Laurent et Simone, de nous avoir tenus un discours de coach : en effet, votre apport au discours politique, c’est ce style de discours de thérapie collective, un vocabulaire de coach motivationnel pour dire que non, nous ne sommes pas condamnés au déclin mais que nous sommes à l’orée d’une extraordinaire renaissance. Comme un apprenti chimiste dans sa cave, vous avez testé des formules de mobilisation inédites, de proximité avec le peuple et d’implantation sur le terrain. Vous préparez ainsi l’avenir. Préparer l’avenir, c’est anticiper. Préparer l’avenir, c’est peser sur les circonstances et forcer le destin. Préparer l’avenir, c’est ne pas être seulement dans la critique mais aussi dans la proposition.
En restaurant une forme d’optimisme, vous rendez aux Ivoiriens cette confiance en eux depuis trop longtemps affaiblie. Aujourd’hui, le régime Ouattara a cassé la politique. L’on ne parle plus de projet, de programme de gouvernement, de valeurs et d’éthique mais de partage de gâteau ; un régime qui valorise l’idée que ce n’est pas le meilleur qui gagne. A la tête de l’Etat, nous n’avons pas un chef d’Etat mais un Président Directeur Général (PDG). Ils ne sont pas aux commandes de l’Etat. Ils sont aux affaires. Avec l’aide active de la France et de l’ONU, ils ont gagné le pouvoir. Ils n’ont pas su construire la paix, ce préalable à toute politique de développement. Ils ont donc perdu la paix. Et ne nous voilons pas la face : cela sera long et difficile sans votre libération et le retour du Président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Et ce proverbe chinois, un peu trivial (toutes mes excuses d’avance à l’assistance) mais très expressif, me vient à l’esprit : «C’est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu’on réalise qu’on ne peut pas régler tous les problèmes par la violence. ». Ils disaient venir au pouvoir parce qu’ils ont un programme imparable pour assurer le bien-être des populations. Aujourd’hui, ils gouvernent le pays dans la dénonciation constante du pouvoir du Président Laurent Gbagbo. Ils ont donc changé de programme. Monsieur Ouattara et son régime sont en train de se prendre les pieds dans le tapis présidentiel, rattrapés par leurs contradictions internes, leur incapacité tragique à tenir les promesses de campagne, à répondre aux besoins vitaux des populations. C’est la victoire en déchantant. Il est temps, grand temps de tourner la page du régime Ouattara dont l’échec hurle à chaque coin de rue. Le FPI, EDS et le peuple de Côte d’Ivoire y pourvoiront. L’heure n’est plus à l’hésitation. Elle est au courage et à la mobilisation. La question n’est pas d’être optimiste ou pessimiste, soyons déterminés.
Laurent et Simone, votre foi en Dieu vous soustrait aux méchancetés de ce monde. Le dernier refuge est Dieu. Avec l’Eternel, pas de trahison ni de déception. Les blessures de la vie ont laissé entrer la lumière, la générosité dans votre vie. Vous avez fait de la présidence de la République le plus grand service social du pays. Plus que de la générosité, vous avez mieux encore : vous avez du cœur. Merci à vous d’avoir introduit de l’humanité et de la grandeur d’âme dans l’univers de la politique qui est un jeu cruel et sans pitié. C’est la générosité chrétienne. Votre éducation chrétienne est à l’origine de votre action politique. Vous portez attention à ceux qui souffrent, vous êtes sensibles à la douleur de l’autre. Le programme de gouvernement que vous avez concocté pour les Ivoiriens est un programme de solidarité. Et la solidarité est une forme d’attention aux autres. Votre ambition a toujours été de faire de la vie un conte merveilleux, un conte pour enfants. Je crois humblement que Dieu aime le Président Laurent Gbagbo et la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone parce que Dieu aime la droiture, la justice et la vérité.
Merci à vous, Laurent et Simone, parce qu’en aucun cas, vous n’avez renié votre milieu, vos origines, votre culture et vos traditions. Malgré votre immense et admirable carrière politique, vous restez toujours un "raciné" selon le mot de Barrès. Vous avez toujours su où étaient vos racines : dans les profondeurs du monde populaire. La fidélité de Laurent Gbagbo à Gagnoa et à Mama, la fidélité de Ehivet Simone à Bassam et à Moossou ne se démentiront pas. Gagnoa et Mama font écho à Bassam et Moossou. Laurent et Simone, la prison est votre royaume. Elle est inscrite dans votre destin. Vous êtes en prison pour que nous soyons libres. La liberté nous est offerte grâce à votre sens du sacrifice et notre responsabilité est de nous battre pour transmettre la liberté que vous nous offrez aux générations futures, ce qui ne peut se traduire que par des actes au quotidien.
C’est sûr : le bonheur n’est pas dans la prison. Comment être heureux quand on est entre quatre murs, quand on est contraint ? Mais vous savez également que la plus grande prison est celle dont on construit soi-même les murs. Et nous savons pour notre part que si votre chair est en prison, votre esprit est libre et libéré. Ce qui est important, au final, c’est le fait que les idées pour lesquelles on vous envoie en prison ne meurent pas. C’est pour cette raison que vous êtes capables de supporter l’une des épreuves les plus dures qu’un être humain puisse subir derrière les barreaux et même de prendre de l’ascendant sur vos tortionnaires.
Merci à vous, Laurent et Simone, d’être restés dans la posture de combat.
Laurent Gbagbo cultive l’art et la maîtrise de la parole et du silence. Ancien séminariste, il sait se maîtriser. «Quand on est silencieux, cela ne veut pas dire qu’on ne fait rien. Il y a des silences qui parlent. Il y a des tâches qu’on accomplit dans le trublion et d’autres dans le silence. Sachez que se taire aussi c’est parler» (meeting de formation, Gagnoa 9 et 10 avril 1994). La technique du silence est utilisée pour intriguer l’opinion, la tenir en haleine, captiver son attention. Parler est un art mesuré. Il faut faire attention. Il faut prendre des précautions. «La parole que tu n’as pas prononcée est ton esclave, celle qui est sortie de ta bouche devient ton maître» (Proverbe arabe). En acceptant, depuis 6 ans de détention, de se livrer dans une interview, le Président Laurent Gbagbo nous envoie un message qui nous montre le chemin de l’engagement, de la détermination et de la résistance. Il rejette toute forme de soumission, d’humiliation pour obtenir sa libération. Que les yeux voient. Que les oreilles entendent. Tout est dit. Aucune place, donc, à la forfaiture. En se battant, avec ses conseils, de façon magnifique pour arracher la décision d’acquittement à la Cour d’Assises, la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone, à la suite de son époux, nous montre également le chemin.
Oui, cette décision d’acquittement nous fait vivre un moment de grand bonheur, elle nous procure un sentiment de plénitude. Un essai vient d’être marqué. Il reste à le transformer en libérant Madame Simone Ehivet Gbagbo afin de la rendre à sa famille, à son parti, à ses amis et connaissances, à son peuple et à la Côte d’Ivoire. Comme j’ai déjà eu à le dire : libérer Madame Simone Ehivet Gbagbo est un petit pas pour l’homme mais un pas de géant pour l’humanité.
Laurent et Simone se sont battus pour sortir de l’anonymat, sans compter sur personne, sans se renier, sans pleurer sur leur sort. Ils continuent de se battre car la lutte, elle, est continue. Elle est continue car l’adversaire rôde et veille toujours. «C’est comme un chrétien qui ferait une grande prière un jour, toute une journée, et puis, il dit c’est fini, j’ai prié pour toujours. Il n’y a pas de chéquier pour les prières et il n’y a pas de chéquier pour les combats. Le combat est permanent et il nous faut être vigilant » (Laurent Gbagbo, Notre voie n° 1965 du 16 novembre 2004 p. 8).
Les thèmes et discours des interventions du Président Laurent Gbagbo célèbrent souvent la volonté et le courage. «C’est pourquoi, je voudrais vous dire, à vous tous militants ou non du FPI, que n’étant pas encore dans un pays démocratique, nous sommes tous des prisonniers en sursis. Dans votre engagement est inscrite votre incarcération et dans votre incarcération est inscrite la libération de la Côte d’Ivoire. Cessez de pleurer ! Camarade, prenez courage. Luttez et luttez ! Luttez pour que la Côte d’Ivoire reste debout » (Rentrée politique FPI samedi 5 novembre 1994, la Voie n° 937 du 7 novembre 1994, p. 3).
Bien sûr et vous l’avez compris : le Président Laurent Gbagbo parle de la lutte non négociable conforme à l’histoire, au parcours et aux valeurs du FPI tel qu’il nous l’a enseignée et non de ce qui se passe piteusement sous nos yeux où le régime Ouattara choisit son opposition, lui enjoint de manifester, avec des slogans hostiles à son endroit en prenant bien soin, selon son bon vouloir, de concevoir, de choisir le moment, de programmer les séquences, d’encadrer, de médiatiser abondamment ladite manifestation afin de montrer à l’opinion internationale que Monsieur Ouattara est un démocrate qui laisse son opposition manifester librement. Le régime Ouattara se verra alors décerner la certification ISO de la démocratie. Avec, assurément, la bienveillante complicité des prédateurs de la Côte d’Ivoire. Le peuple de Côte d’Ivoire, lui n’est pas dupe. Pour les manifestations à venir, le FPI, et l’EDS restent maîtres du choix du moment. Que le peuple de Côte d’Ivoire continue de nous faire confiance. Nous ne le décevrons pas.
Au total, Laurent et Simone, votre vie s’appelle démocratie. Votre combat pour la démocratie a vite fait place aux jeux insouciants et innocents de l’enfance. Vous n’avez pas eu le temps d’avoir une enfance très belle et très joyeuse. Votre engagement politique s’inscrit dans la culture de la lutte syndicale. Vous avez appris, en suscitant la création de mouvements et associations, en militant dans les syndicats que l’on ne doit jamais se résigner. Votre vie ressemble à un drame shakespearien. La politique vous emmène dans la vallée de la mort puis vous fait revenir à la vie. Vous avez souvent échappé à la mort. Elle vous a donné la force des miraculés. Oui, il vous fallut assurément un robuste estomac pour avaler les couleuvres placées sur votre route. Si certains sont si virulents contre vous aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont dans un système où Laurent et Simone sont l’imprévu, l’erreur de casting, le grain de sable et le poil à gratter et que ça les dérange. Peine perdue ! Vous n’êtes pas là et il y a tant de bruit dans votre absence. Votre absence est remarquée, mais elle souligne surtout votre présence. Pour la Côte d’Ivoire, pour son peuple, pour l’Afrique, vous resterez les visages de la résistance à l’injustice.
Merci à la famille biologique de Laurent Gbagbo et Simone Ehivet, d’avoir offert leurs enfants au FPI, à la Côte d’Ivoire, à l’Afrique et au Monde. Des familles dignes et fières, pétries dans le moule de l’honneur, qui ont accepté de vivre durement dans la discrétion la plus totale, sans chercher à se rendre pitoyable aux yeux de tous. Elles ont refusé par là même de se prosterner et de s’humilier à la fois devant les menaces et exactions et les sirènes du régime Ouattara.
Merci à toi, Koudou Paul, le père de Laurent Gbagbo. Merci à toi Ehivet Jean, le père de Simone. Merci à toi, Gado Marguerite que le Président Laurent Gbagbo appelait affectueusement "la Vieille", la mère de Laurent Gbagbo. Merci à toi Djaha Marie Marthe, la mère de Simone. Vous pouvez être fiers de l’éducation dispensée à vos enfants. Ironie du sort : Laurent et Simone subissent les pires répressions alors que leurs pères étaient, comme on le dit en Côte d’Ivoire, des "corps habillés". Le père de Laurent est policier et le père de Simone est gendarme. Etait-ce une prémonition ?
Les remerciements et la gratitude infinie du FPI vont aux conseils du Président Laurent Gbagbo et de la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone, avec à leur tête respectivement Maître Altit et Maître Rodrigue Dadjé. Des hommes éminents de droit, de droiture, de justice et de vérité. Des hommes de vertu et de qualité. Par leur expertise avérée, ils vont comme Don Quichotte à l’assaut des moulins du mensonge. Progressivement, ils sont en train de prendre les bastilles du mensonge et de l’intolérance.
Laurent et Simone, inséparables dans la vie de famille comme dans la vie publique, l’exercice de ce jour anniversaire de la naissance de Simone Ehivet, me contraint à les séparer, à les distinguer. L’exercice est difficile parce qu’artificiel. Oui, par quel bout prendre la vie de Simone, une vie à la fois riche et palpitante, même si elle côtoie parfois et souvent le tragique, sans voir surgir la vie de Laurent ? Comment agencer les faits et les épreuves en les distinguant ? Sans avoir la prétention d’y parvenir ni d’écrire sa biographie, il est quand même intéressant de connaître à grands traits, le parcours de cette dame, de l’espérance du pouvoir à l’exercice du pouvoir et après. Une vie d’engagement au service de la démocratie.

II – UNE VIE D’ENGAGEMENT

Une vie d’engagement qui fait dire à certains universitaires ivoiriens que «Simone Gbagbo a porté la grossesse de la démocratie». Syndicaliste et femme politique, Simone est interpellée par la police en 1966, c’est-à-dire à l’âge de 17 ans, lorsqu’elle entame sa première grève de revendication syndicale. Contraint à l’exil le 25 mars 1982 parce qu’il ne se sentait pas en sécurité, Laurent Gbagbo part en France, laissant seule sa compagne Simone Ehivet qui, en juin 1981, venait d’accoucher de jumelles. En l’absence de son compagnon et privé de son apport financier, Simone a assumé l’éducation de ses filles en jouant à la fois les rôles de père et de mère. C’est la mère courage. Elle apprend à connaître les horreurs de la lutte politique. C’est le temps de la déchéance et de la galère, le temps des quolibets, des sarcasmes, de l’ironie, des menaces et intimidations du régime d’Houphouët-Boigny. Simone recevait des colis contenant de petits cercueils à l’effigie de Laurent Gbagbo comme pour dire que son compagnon était mort à la fois politiquement et physiquement du fait de son départ en exil. Elle a été reniée, trahie, abandonnée, tenue pour pestiférée par certains qu’elle croyait compter au nombre de ses amis. Mais le réconfort de véritables camarades de lutte et de ses enfants surtout ne lui a jamais fait défaut.
Après le congrès constitutif du FPI, les 19 et 20 novembre 1988, Simone Ehivet va coiffer à fois trois casquettes qui feront d’elle la "femme à abattre" du PDCI et de son chef :

1°) Elle devient la Secrétaire générale du Syndicat National de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (SYNARES), qu’elle dirige jusqu’en 1986. Aux yeux du régime du parti unique, le SYNARES est ce syndicat même qui conduit la contestation en milieu universitaire ;
2°) Simone Ehivet est également la première à occuper le poste de Secrétaire général du FPI, parti semi-clandestin créé en vue de la conquête du pouvoir d’Etat. Elle fait partie des 5 personnalités qui ont pris la décision de créer, le 27 mars 1982, le FPI. A la création du FPI, Ehivet Simone est Secrétaire générale de 1982 à 1986, soit deux mandats de deux ans consécutifs. Le fait d’avoir volontairement renoncé à ses fonctions de Secrétaire Général est tout à son honneur. En effet, femme de grand courage et de grande témérité, Simone voulait voir le FPI quitter au plus vite la vie de semi-clandestinité pour son officialisation en vue de donner au parti une identité. Le nom et visage étaient déjà connus puisqu’ils étaient ceux de Laurent Gbagbo. Devant le désaccord des autres membres fondateurs sur le choix du moment de sortie de la clandestinité, la Camarade Simone a démissionné de son poste de Secrétaire Général et a même menacé de quitter le FPI. Après des discussions nourries et beaucoup d’entregent, Simone Ehivet a accepté de rester au FPI mais a persisté dans son refus d’occuper à nouveau le poste de Secrétaire général du parti ;
3°) La Camarade Simone est la compagne du Camarade Laurent Gbagbo, unique opposant au régime du parti unique du Président Houphouët-Boigny.

Au total, Simone Ehivet est la femme syndicaliste, la femme politique et la femme du politique Laurent Gbagbo. C’est ainsi qu’invitée à participer à un stage de linguistique à Bordeaux, Simone dépose le 23 novembre 1988, son passeport au consulat de France afin d’obtenir son visa d’entrée en France. Les autorités ivoiriennes font irruption au consulat de France où elles récupèrent le passeport de Simone pour l’empêcher de voyager. Le passeport ne lui sera restitué que le 17 décembre 1988.
Quand Laurent Gbagbo est revenu en Côte d’Ivoire en 1988, de retour d’exil après 6 ans et 1/2, beaucoup ont pensé que le Président Houphouët-Boigny lui avait donné de l’argent et qu’il venait travailler avec lui. Visiblement excédé par le refus de ralliement de Laurent Gbagbo à sa personne, à son parti et à son régime de parti unique, le Président Houphouët-Boigny a fait conduire le 2 décembre 1988, Laurent Gbagbo et Simone Ehivet à la Sûreté nationale où ils ont été photographiés sous tous les aspects et angles comme de vulgaires bandits de grand chemin, avec l’ardoise de l’ignominie brandie sur leur poitrine. Ce fut en résidence surveillée que Laurent et Simone ont pris la décision de se marier. Ils vivent ensemble depuis déjà longtemps et sont parents de deux enfants, deux jumelles. Les menaces sur leur liberté individuelle et les risques sur leur vie s’accumulent à mesure que leur combat politique porte ses fruits et inquiète le pouvoir. Il y avait les enfants, et l’on ne sait jamais. S’il arrivait quelque chose à l’un d’entre eux, l’autre pouvait continuer à poser des actes légaux pour s’occuper des enfants. Le mariage a eu lieu le jeudi 19 janvier 1989, à la mairie de Cocody dans l’intimité la plus stricte. Par ce mariage, ils se donnent une "situation juridiquement protégée" et se mettent maintenant à deux pour supporter les fardeaux de leur engagement politique. "La politique est tellement violente, qu’à deux, c’est mieux", Avaient-ils dit.
Le mercredi 10 octobre 1990, soit à 72 H de la date de clôture du dépôt des candidatures au scrutin présidentiel, le Conseil des ministres annonce l’instauration d’un cautionnement de 20 millions de francs CFA pour tout candidat à l’élection présidentielle. Le Secrétaire général du FPI, le Camarade Laurent Gbagbo est persuadé que le Président Houphouët-Boigny a pris cette décision non sans avoir auparavant vérifié qu’aucun des dirigeants du FPI ne dispose de cette somme et que le délai trop court, ne permettait pas à son adversaire de relever le défi. Il lui serait alors loisible de déclarer Laurent Gbagbo forfait. Laurent Gbagbo n’avait pas plus de 200 000 F de dépôt dans son compte.
A la surprise générale, les Ivoiriens, à la fois abasourdis et choqués par cette manœuvre déloyale décident de relever le défi pour Laurent Gbagbo certes mais surtout pour sauver la démocratie en rendant possible la première élection disputée de l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante. La décision est annoncée le mercredi 10 octobre 1990 vers 16 H et la somme devait être réunie et déposée au Trésor public dans les 48 heures. Le jour même, à 22 H, 10 millions sont déjà réunis. Le jeudi 11 au soir, les 10 millions restants sont rassemblés. Et les dons continuent d’affluer. Une bassine déposée dans le jardin de la résidence du candidat Laurent Gbagbo reçoit de l’argent sous toutes les formes ; des billets de banque, des pièces de monnaie, des chèques. Le vendredi 12 octobre 1990, en 3 jours, les Ivoiriens ont cotisé 36 millions pour permettre à Laurent Gbagbo d’affronter Houphouët-Boigny. C’est la Camarade Simone Ehivet Gbagbo qui dépose le montant du cautionnement au Trésor Public, à la tête d’une foule fière et joyeuse de militants. C’est alors seulement que le Président Houphouët-Boigny signe le décret n° 90-1212 du 13 octobre 1990 arrêtant la liste des candidats à l’élection présidentielle : Monsieur Félix Houphouët-Boigny, planteur à Yamoussoukro pour le compte du PDCI et Monsieur Laurent Gbagbo, professeur à Abidjan, pour le compte du FPI. C’est une grande victoire. Par ce décret de publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle d’octobre 1990, Houphouët-Boigny pose l’acte d’entrée de Laurent Gbagbo dans l’histoire. Mais c’est aussi une grande victoire psychologique pour le peuple ivoirien. La candidature du professeur Laurent Gbagbo signe l’arrêt de mort du parti unique.
Par sa volonté et son audace exceptionnelles, Laurent Gbagbo s’est introduit par effraction effectivement dans l’histoire du monde. Et l’Histoire lui saura gré de cette grande habilité historique et stratégique. Après la grande Histoire, un moment d’humour pour la petite histoire. Pour la petite histoire, quand les Ivoiriens, écœurés par cette manœuvre déloyale, ont relevé le défi en payant 36 millions pour permettre à Laurent Gbagbo de faire acte de candidature, certains dirigeants politiques du PDCI ont été tentés de faire porter à 50 ans l’âge minimum pour être candidat à la présidence de la République. En cette année 1990, Laurent Gbagbo n’avait que 45 ans. Finalement, excédé et agacé, le Président Houphouët-Boigny n’a pas suivi ses faucons : «Ecoutez, vous me donnez de faux conseils. Si on savait, on allait faire une même loi en une seule fois» (La Voie, n° 772 du 20 avril 1994).
Le 18 février 1992, l’épouse de Laurent Gbagbo, a été arrêtée, battue à sang et jetée en prison, au cours d’une marche de protestation organisée pour réclamer justice pour les étudiants sauvagement réprimés par les forces de l’ordre, à la Cité universitaire de Yopougon, en 1991. Des clameurs assassines s’élevaient d’une foule chauffée à blanc par les médias d’Etat : «Tuez-la», «Tuez-la», «Il n’y a personne pour la tuer» ? «A mort !». «Tuez-la pour qu’on reste en paix».
Elle a été battue jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. Transportée au camp Gallieni, elle y a été encore plus sauvagement battue. Quand elle s’est réveillée, elle était à l’hôpital avec les vertèbres endommagées." (Duparc, p.40).
Elle vit encore avec les séquelles de cette sauvage répression.
Militante syndicaliste, enseignante-chercheur, Simone a vu en même temps que son époux Laurent Gbagbo, son salaire retenu pour fait de grève. La famille se trouvait ainsi sans salaire et devait continuer à assumer non seulement la substance de la famille mais aussi faire face aux obligations et responsabilités d’un leader de parti. Une souffrance d’ordre physique vient aggraver le lot de souffrances. De retour à Abidjan, le 10 mars 1996 , en provenance de Gagnoa, Laurent Gbagbo, son épouse Simone et sa belle-sœur Ehivet Marie Victoire, aujourd’hui contrainte à l’exil, ont été victimes d’un grave accident de la circulation sur l’axe Divo-Tiassalé. Simone en a été la plus affectée. Aux stigmates indélébiles du 18 février 1992 venaient ainsi s’ajouter les stigmates indélébiles de l’accident du 10 mars 1996. L’on comprend aisément pourquoi la Première Dame est apparue parfois amaigrie lors de son procès aux Assises. Et le fait de s’astreindre à de régulières et éprouvantes périodes de jeûne a des répercussions inévitables sur son état physique. Si la chair peut, parfois, paraître affaiblie, le mental, lui est toujours là, intact. Quoique malade, affaiblie ou exténuée, Simone, tout comme son époux Laurent, reprend immédiatement force et vie rien qu’à la vue d’un micro et d’un public lorsqu’il s’agit de défendre la cause des libertés démocratiques. Comme si l’on venait de lui inoculer l’élixir de la jouvence.
Pendant les 10 mois de la transition militaire et parce que le FPI avait 6 de ses membres au gouvernement, l’on pouvait croire que le couple Gbagbo ne connaîtrait plus la souffrance. Ce ne fut pas le cas. Le couple a souffert directement ou indirectement. Combien de nuits, Simone et son époux, ont-ils passées à leur domicile ? La nuit, des amis venaient les chercher et Simone s’en allait dormir au Sud et Laurent au Nord. En 2000, avec l’accession de son époux et de son parti au pouvoir d’Etat, Simone aurait pu décharger son fardeau de souffrances et marquer une pause pour savourer ce moment de plénitude et de bonheur. Mais les conditions "calamiteuses" de l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir d’Etat orchestrées par Monsieur Alassane Dramane Ouattara et son parti passés maîtres dans l’art de la violence, sont venues lui voler ses moments de joie et d’allégresse. «Le pouvoir est dans la rue et il faut aller le chercher » avait demandé Monsieur Alassane Dramane Ouattara à ses militants fanatisés. Ils ont exécuté cette demande comme une fatwa et se sont livrés à un véritable bain de sang au sein de la jeunesse favorable au Président Laurent Gbagbo. Les larmes versées par la Première Dame lors de la cérémonie d’investiture étaient plus des larmes d’émotion que de joie et d’allégresse. Les"dealers de la haine" ont projeté au niveau international, une image de la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone particulièrement exécrable. Mme Ehivet Simone est une intellectuelle titulaire de plusieurs diplômes universitaires dont celui de docteur ès-lettres de l’Université de Dakar. Elle est major de sa promotion du concours du Certificat d’Aptitude Pédagogique de l’Enseignement Secondaire (CAPES) qui donne accès à la carrière de professeur de l’enseignement secondaire. Enseignante-chercheur, linguiste, Simone est Maitre-assistante à l’Institut de Linguistique Appliquée (I.L.A). Elle a participé à plusieurs colloques scientifiques, est l’auteur de plusieurs contributions de grand niveau en linguistique. ˝Elle a fait la promotion de l’identité et grâce à sa maîtrise des langues ivoiriennes, elle a donné une impulsion à la tradition orale˝ (Professeur Sery Bailly, à la cérémonie du 4 avril 2014, organisée par les femmes du Front Populaire Ivoirien (FPI) pour rendre hommage à Ehivet Gbagbo Simone Le Temps, Le Temps de l’édito, par Yacouba Gbané, lundi 19 juin 2017, p. 2).
Ehivet Simone est députée d’Abobo depuis 1995, Vice-présidente de l’Assemblée nationale au cours de la législature 1995-2000, présidente du groupe parlementaire FPI depuis 2000, 2è vice-présidente du FPI, Première Dame de Côte d’Ivoire. Tout ce cursus honorable est volontairement occulté pour faire assumer à Simone le rôle de méchants. L’image que les gens ont reçu et intériorisé de Simone correspond à l’idée qu’on a des sorcières malfaisantes qui possèdent des pouvoirs maléfiques et s’en servent afin de porter les pires préjudices à leurs victimes. Les médias de la haine lui ont attribué la création d’escadrons de la mort dont les victimes étaient enterrées clandestinement. C’est à peine si elle ne mangeait pas leurs viscères et buvait leur sang. Ainsi, le 11 avril 2011, comme dans un film-catastrophe au ralenti, nous revoyons défiler le traitement infligé à Ehivet Gbagbo Simone, la Première Dame de Côte d’Ivoire : elle fut livrée comme un colis bien emballé aux tortionnaires de Ouattara par les troupes françaises, frappée, déshabillée, filmée sous tous les angles à l’Hôtel du Golf sous le regard goguenard et jouissif de ces voyeurs sadiques que sont les rebelles, les soldats de l’ONUCI et de la force Licorne, exhibée comme un animal de foire. Et nous revisitons les films de notre enfance insouciante et joyeuse où les Indiens exhibaient de façon ostensible et fière le scalp de leurs victimes comme un valeureux trophée de guerre. Oui, à l’Hôtel du golf, afin que nul n’en ignore, les tresses de la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone furent brandies comme un trophée de guerre. Le scalp d’une femme haïe, qui apparaît ce jour-là, le regard plein de souffrances, le crâne à moitié dégarni, avec ses cheveux arrachés avec lesquels l’on posait devant les caméras du monde avec sadisme et fierté. Une jouissance malsaine. L’on va même jusqu’à raconter que les tresses de la Première Dame étaient nouées avec les nerfs d’un enfant sacrifié au Bénin. Les tortionnaires du Golf voulaient ainsi les arracher au plus vite, pour empêcher Simone d’user de ses sortilèges. Bien sûr que la Première Dame est haïe d’abord par ses ennemis et ensuite par des milliers de personnes qui ne connaissent rien d’elle mis à part les ragots véhiculés par les “ dealers de la haine”. Et comme pour entretenir et renforcer la haine envers elle, l’intoxication, la manipulation et le mensonge continuent de prospérer : «Au carrefour Saint-Jean du quartier résidentiel de Cocody, le monument, au centre du rond-point, a été déboulonné. […] A Abidjan tout le monde en connaît la raison : érigées à l’époque de Gbagbo, ces statues étaient supposées dissimuler des sortilèges. En ôtant le socle, on y aurait découvert les corps entassés d’albinos et de femmes enceintes, sacrifiées pour des pratiques d’envoûtement » (Maria Malagardis, Valse des démons, Libération, 14 janvier 2012 ; Cité par Rosa Amelia Plumelle-Uribe 13 novembre 2015 Victimes innocentes des guerres, Anibwe Editions, novembre 2016, p. 134).
Toutes ces ignominies furent avalées par une opinion publique suffisamment formatée, fanatisée et remontée contre la Première Dame qui est accusée de se trouver derrière toutes les dérives criminelles du régime du Président Laurent Gbagbo. «Quelle solidarité peut-on éprouver à l’égard d’un personnage maléfique qui, d’ailleurs, attache ses tresses avec les nerfs d’un enfant assassiné ? Voilà donc le résultat on ne peut plus dévastateur du travail fait par des journalistes respectés, au service des entreprises transnationales de communication. Des années durant, les milieux financiers, les mêmes qui contrôlent les médias traditionnels, se croyant menacés par le Président Gbagbo ont utilisé leur pouvoir médiatique pour criminaliser et diaboliser son couple. En Côte d’Ivoire, la presse locale contrôlée par les pro-Ouattara a profité de toute la liberté dont elle bénéficiait pour accuser le président et la première dame de toute sorte de crimes et massacres, pour les caricaturer et les rabaisser sans répit. Il suffit de regarder la presse ivoirienne de l’époque. Au niveau international, les transnationales de communication ont réussi, depuis la France, à semer et répandre la haine contre le président Gbagbo et son épouse » (Rosa Amelia Plumelle-Uribe, op. cit. page 133).
Journaliste guidé par la déontologie de ta profession, où est ta victoire quand tu te sais instigateur, par l’effet de ta plume acerbe, des actes infâmes de violence commis par une horde de forcenés sur une femme en situation vulnérable ? Et ta clause de conscience ? Il convient surtout de savoir que la lâcheté et le silence complice des responsables politiques africains contribuent à renforcer les discours de haine remplis de phobie envers les Africains par les journalistes. Jamais une Première Dame n’a été l’objet d’un traitement comparable. A notre connaissance, aucune Première Dame, aucune association internationale de femmes ne se sont mobilisées contre ce traitement abject infligé à Ehivet Gbagbo Simone considérée à raison par beaucoup d’Ivoiriens comme, ″la maman du pays″. «Et les femmes, Européennes, Arabes ou Noires qui ont regardé ailleurs et gardé le silence, pendant qu’une femme était brutalisée devant les caméras parce que Noire et Africaine, n’ont pas compris que l’ignominie infligée à Simone Ehivet Gbagbo porte atteinte aux femmes noires, mais, représente une offense à la dignité humaine » (Rosa Amelia, op. cit. p. 135). Rosa Amelia Plumelle – Uribe poursuit : «Pour une personnalité politique d’une telle envergure, Madame Simone Ehivet Gbagbo portait en elle-même trois inconvénients qui l’ont lourdement handicapée : elle est une femme, quoi que l’on dise de la libération des femmes, de la parité de genre et d’autres idéaux semblables ; pour compliquer la situation, elle est Noire, alors que dans l’imaginaire collectif des Occidentaux, le Noir demeure frappé d’un déficit d’humanité qui ne dit pas son nom, mais n’en est pas moins agissant ; et ce qui a beaucoup aggravé sa situation, elle est Africaine, née en Afrique de parents africains et élevée en Afrique, même si elle a parfois séjourné en France. Ne dit-on pas souvent à l’adresse des Noirs qu’un singe, même habillé en soie, demeure un singe ?
Au lieu de se contenter et de se déclarer satisfaite d’être devenue professeure à l’Université, ce qui, pour une femme qui aurait pu rester au foyer à s’occuper d’élever les enfants devrait être déjà perçu comme une promotion, elle s’est engagée dans des revendications très peu confortables comme la démocratisation du pays. Femme, Noire et Africaine, cet ensemble négatif a favorisé le travail de stigmatisation et de diabolisation fait par les entreprises transnationales de communication, notamment à partir de France » (Rosa Amelia Plumelle – Uribe, op. cit. p. 129).
Non, rien, je dis bien rien ne pourra enlever de ma mémoire l’image de la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone à la résidence officielle du Président Laurent Gbagbo avant son arrestation sous les bombes de la France de Sarkozy, le 11 avril 2011, jour de sinistre mémoire. Elle animait des groupes de prières, assurait l’intendance comme un adjudant de compagnie, veillait au rationnement de la nourriture quand l’acheminement des vivres à la résidence devenait de plus en plus difficiles. Partout à la fois comme si elle avait le don d’ubiquïté, elle allait et venait, avec un mot de réconfort et d’espoir pour chacun, rassurait, apaisait, remontait le moral, la foi chevillée au corps. Comme si elle voulait soulager chaque otage de la France à la résidence, de ses doutes, de ses inquiétudes, de ses craintes, de ses peurs et de ses angoisses, en un mot de son surréaliste cauchemar éveillé. La Première Dame Ehivet Gbagbo Simone était à la fois la grand-mère des enfants reclus à la résidence, la mère, la sœur, la tante, la nièce, la fille de chacun. Un modèle achevé, un échantillon unique de foi, de courage et de combativité. Et la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone continue d’emprunter le difficile et pénible chemin du fardeau. Acquittée par la Cour d’Assises d’Abidjan, elle est toujours maintenue dans les liens de la détention, aux motifs d’une condamnation antérieure à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’Etat tandis que les pro-Ouattara, eux, continuent de boire à la source de l’impunité la plus totale. Pour son combat et sa résistance patriotiques aux côtés de son époux et au service de la démocratie et de la Côte d’Ivoire, Simone continue d’être la cible des adversaires et ennemis de notre pays. Mais sa carapace de foi l’immunise et lui donne la force et l’énergie pour gravir "les montagnes˝. Dans "Paroles d’honneur", ce livre qui a pour vocation de "parler" aux Français afin qu’ils sachent réellement qui sont Laurent et Simone Gbagbo, afin qu’ils sachent exactement ce qui se passe en Côte d’Ivoire", elle a "voulu attacher les dents des crabes, des sorciers ; or pour attacher les dents des sorciers, il faut projeter la lumière sur eux". Son livre a connu un grand succès de librairie.
Pour ma modeste part, quel que soit le déferlement médiatique qui s’acharne à faire assumer à Simone le rôle de méchante, je n’oublie pas un seul instant que, en plus de la combattante et de la résistante, Simone est une femme. La femme est l’avenir de l’homme. Elle donne la vie. Elle porte la vie. Elle sait donc ce qu’est la vie. Et si une vie ne vaut rien, rien ne vaut une vie. Le peuple de Côte d’Ivoire qui a de la mémoire sait que Simone Ehivet Gbagbo a une longue histoire avec lui, une longue histoire faite d’empathie, d’humanisme, de générosité, de solidarité et de confiance. Pour le peuple de Côte d’Ivoire, demain, c’est aujourd’hui pour la libération du Président Laurent Gbagbo et de la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, donc pour la renaissance de la Côte d’Ivoire.

III – DEMAIN, C’EST AUJOURD’HUI

En feuilletant l’album-photo de la vie du Président Laurent Gbagbo et de la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone, pour voir défiler leur itinéraire politique, nous gardons dans un coin de la tête cette pensée du pape Benoît XVI : «Dans un monde où le mensonge est puissant, la vérité se paie par la souffrance ». Une vérité biblique nous vient également à l’esprit : ˝Le chemin de l’élévation passe par la souffrance˝. ˝Dieu n’approuve que celui qu’il éprouve˝.
Deux vérités qui illustrent, on ne peut mieux, la vie de Simone et de Laurent.
Oui, la politique est un métier à haut risque, surtout dans nos pays. En contrepartie des hourras et des acclamations, il y a un prix à payer. Une fois la vocation ressentie, le métier de la politique répond à un parcours initiatique. ˝ Un parcours qui est assimilable à ce qui se dit souvent dans les contes. Quand vous voulez épouser une princesse, on vous impose d’amener une dent de panthère, du lait de baleine, etc. C’est un parcours initiatique à l’issue duquel vous êtes initiés, et vous atteignez le but qui vous était fixé˝. L’on court inévitablement à l’échec si l’on occulte les rites de cette initiation. L’apprentissage, l’expérience, le savoir-faire et le savoir constituent les étapes de ce parcours. Mais, en voyant Laurent et Simone sourire devant l’adversité, nous sommes, au FPI, tranquilles et sereins parce que très bientôt, plus tôt qu’on ne le pense, la Côte d’Ivoire se réveillera avec un jour nouveau qui nous fera entrer dans l’espérance et la gloire.
En politique, l’imprévisible est possible et l’impossible doit être prévu. L’année 2017 s’est ouverte dans le traumatisme avec les crépitements d’armes des mutins. Elle se refermera à n’en point douter dans l’euphorie avec la libération du Président Laurent Gbagbo, du Ministre Charles Blé Goudé et de leur retour effectif en Côte d’Ivoire ; ils seront alors escortés par tous les Ivoiriens contraints à l’exil qui, à leur tour, vont prendre le chemin du retour, avec la libération de la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone et de tous les autres prisonniers politiques.
Les signaux sont clairs et manifestes. L’incroyable perspective de la libération du Président Laurent Gbagbo commence à se dessiner. On le perçoit dans le rayonnement de la vision du Président Laurent Gbagbo dans le monde. On le pressent dans le télescopage, depuis quelques semaines, de deux événements majeurs concernant la Côte d’Ivoire : l’affaiblissement rapide du régime Ouattara, confronté depuis janvier 2017 à une série de mutineries dans l’armée qui dévoilent éloquemment la collusion de Monsieur Ouattara avec des mercenaires pour braquer le pouvoir du Président Laurent Gbagbo, l’effondrement continu de la thèse de l’accusation dans le procès ouvert par la CPI contre le Président Laurent Gbagbo qui tourne inévitablement à la confusion de la Procureure Fatou Bensouda. Ses témoins ont beau défiler (45 ont été entendus jusqu’ici sur les 138 annoncés auparavant), toujours aucune preuve pour accréditer ses accusations.
On le pressent également dans l’attitude maintenant de plus en plus conciliante du juge-président, dans les retraits ou les menaces de retrait des Etats africains parties au Statut de Rome créant la CPI. On le devine dans les signes d’énervement de nos adversaires, dans leur panique même. On le perçoit dans l’attitude des journalistes, des intellectuels et des politiques qui, à la lumière du procès à la CPI, revoient, pour certains, de bonne foi leur copie. On ressent comme une ferveur et une espérance au sein des populations tant ivoiriennes qu’africaines et mondiales. C’est sûr : la manifestation de la vérité par le droit finira par triompher de la raison d’Etat.
Comme je me plais à le dire : notre chemin n’est pas celui de la gloire. Il est celui du danger. Mais en franchissant les dangers dans la foi et l’intelligence des situations, nous parviendrons inéluctablement à l’espérance et à la gloire. L’Histoire, paraît-il, s’écrit toujours deux fois : d’abord en tragédie, ensuite en comédie. L’effet boomerang des événements qui se précipitent semble indiquer que le temps de la comédie est venu. Monsieur Ouattara qui a fait le serment maléfique de mélanger la Côte d’Ivoire est lui-même mélangé aujourd’hui par les monstres qu’il a enfantés et que l’on appelle par euphémisme "les mutins". De mutinerie en mutinerie, ceux-ci font des révélations à la fois inquiétantes, croustillantes et ahurissantes qui mènent tout droit Monsieur Ouattara vers la CPI, en lieu et place du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé. A la suite des mutins, la grogne sociale vient à son tour mélanger Monsieur Ouattara dans sa gouvernance.
A cette divine comédie viennent s’ajouter les disgrâces successives et parfois humiliantes de tous ceux qui ont conspiré à la déstabilisation de la Côte d’Ivoire et du Président Laurent Gbagbo ; la guerre fratricide de succession aux longs couteaux au sommet de l’Etat mettant aux prises tous ceux qui ont planté le glaive au sein de la mère patrie ; à la CPI, la procureure Fatou Bensouda qui, en croyant confondre le Président Laurent Gbagbo, baigne elle-même aujourd’hui dans la confusion la plus totale avec la panique, la révolte et la volte-face de ses principaux témoins à charge ; à Abidjan, à la Cour d’Assises, avec la décision d’acquittement de la Première Dame Ehivet Gbagbo Simone qui vient ainsi décrédibiliser sa lourde condamnation à 20 années de prison par la Cour d’Assises de la session dernière et adoucir dans le même temps l’image nauséabonde de la Première Dame véhiculée à dessein par "les médias de la haine". Mais au lieu de rire des mésaventures de Monsieur Ouattara et de son régime, il vaut mieux en pleurer car l’impasse du régime Ouattara est aussi l’impasse de la Côte d’Ivoire. Et toutes mes pensées vont à ces Ivoiriens qui continuent de vivre la peur au ventre, traumatisés par l’insécurité galopante et les lendemains incertains.
Mais à qui sait attendre, le temps ouvre ses portes. Les signaux passent au vert, l’alignement des planètes est parfait. Donc, la situation ne peut être pire. Progressivement, la tragédie s’estompe pour faire place à la comédie. Les récentes libérations du Ministre Hubert Oulaye, Président du Comité de Contrôle, de Madame Mého Antoinette et des autres prisonniers politiques pro-Gbagbo ou estampillés comme tels annoncent l’aurore des jours nouveaux de la renaissance de la Côte d’Ivoire. ˝… Avec Simone, méditons ce passage biblique : « C’est par la Foi que les murailles de Jéricho tombèrent » Hébreux 11:30. Dans la Bible, tous les héros de la Foi avaient en commun des situations ou des causes perdues (Abraham, Isaac, Jacob, David, Moïse, Joseph, Marie, Anne…). Mais tous, ils ont cru, et tous, ils ont été victorieux. Dieu n’a pas changé. Quand tu te lèves avec Foi, il achève˝ (Yacouba Gbané, op. cit., Le Temps n° 4110 du 19 juin 2017, p. 2).
Canaan n’est plus loin. Simone a foi en sa libération, à l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit et des libertés. Le FPI, EDS et tous nos honorables Invités qui ont fait le déplacement jusqu’à son domicile familial, à la résidence du couple Gbagbo, ont foi en la libération de Simone, à l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit et des libertés. Pour faire lever un jour nouveau sur la Côte d’Ivoire.
En espérant que cet anniversaire sera le dernier que nous fêtons sans toi,
Joyeux Anniversaire Camarade Simone !
Joyeux Anniversaire, Première Dame !
Dans la Lutte et dans l’Espoir !
Salutations militantes !

Sangaré Aboudramane
Président du FPI

 

Le député syrien Ammar al-Asad a confié à Sputnik que la réponse de l’armée syrienne pour l’avion abattu ne tarderait pas.

 

Le pilote de l'avion abattu dimanche par les forces de la coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis a été retrouvé et sauvé et l'armée syrienne prépare une réponse adéquate, a annoncé à Sputnik le député syrien Ammar al-Asad.

 

«À l'aide des techniques modernes, on a pu établir l'endroit exact où l'avion est tombé, sur le territoire contrôlé par les terroristes. Des unités spéciales de l'armée syrienne ont mené avec succès une opération de sauvetage. La vie du pilote n'est pas menacée», a relaté le député.

 

Et d'ajouter que l'armée répondrait à la destruction de l'avion par des frappes massives contre les positions des terroristes contrôlés par les Américains. La frontière avec l'Irak sera renforcée et les voies logistiques des terroristes depuis Deir ez-Zor vers la Jordanie seront coupées.

La coalition internationale anti-Daech dirigée par les États-Unis a confirmé dimanche dernier que son avion avait abattu un Su-22 syrien dans la province de Raqqa. Selon la coalition, l'avion de l'armée syrienne effectuait des frappes sur les forces combattant Daech.

 

Ces actions de la coalition ont été vivement critiquées par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Selon lui, les États-Unis doivent respecter la souveraineté du pays et coordonner leurs opérations avec Damas.

 

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