La psychose s'agrandit depuis ce matin du vendredi 20 juillet à Yopougon. Et pour cause, trois hélicoptères de type MI-24 survolent cette commune populaire, et de surcroit, à basse altitude.

Hélicoptères MI-24, une présence qui en dit long 

Que se passe-t-il exactement au niveau sécuritaire en Côte d'Ivoire ? Telle est l'interrogation qui ne cesse de tarauder l'esprit des populations de la commune de Yopougon. En effet, des hélicoptères de guerre de type MI-24 survolent ladite commune depuis ce vendredi matin.

A en croire des témoins sur place, ces avions redoutables ont fait plusieurs parades dans le ciel de Niangon, le plus grand quartier de la commune. Leurs allées et venues ont plongé les habitants de cette bourgade dans une profonde psychose.

Poursuivant, d'autres témoins ont révélé une présence massive et régulière d'unités d'intervention de la police (CRS1, CRS2, CRS3, CRS4, CCDO, BAE, FRAP...) au niveau du Commissariat du 17e Arrondissement. Des caméras de surveillance ont par ailleurs été installées aux abords dudit poste de police. Cette mesure de sécurité rassure en même temps qu'elle inquiète la population.

Tous ces ballets militaires interviennent alors que le climat politique présente quelques orages à l'horizon. Les dissensions entre le Président Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié à propos du Parti unifié ont quelque peu tendu l'atmosphère politique.

Notons que dans la nuit du 19 au 20 juillet 2017, plusieurs postes de police avaient été attaqués par des hommes en arme. C'était au lendemain de la nomination d'Hamed Bakayoko en qualité de ministre de la Défense. Un an jour pour jour, l'on aperçoit à nouveau des avions de guerre dans le ciel abidjanais.

 

Rufus Polichinelle

 

C’est un vrai scandale : l’Etat de Côte d’Ivoire a accepté de se porter garant dans un prêt de 179 milliards FCFA, au profit de l’entreprise burkinabé . Le décret a été signé par le président de la République lui-même,  et l’annonce a été faite en conseil des ministres. Jusque-là, rares sont les entreprises ivoiriennes qui ont bénéficié d’un tel avantage. Scandale  Côte d’Ivoire.

L’annonce est passée, ce mercredi 18 juillet 2018, à l’issue du conseil des ministres sans que la plupart de ceux qui prennent le temps de lire en intégralité ce communiqué, s’en aperçoivent. C’était le premier compte-rendu de conseil des ministres, lu par le nouveau porte-parole du gouvernement, .

A lire aussi. Scandale à la Coopec : Quand l’administrateur provisoire de l’Etat devient un problème

« Le Conseil a adopté un décret portant garantie de la République de Côte d’Ivoire pour un montant de 274 millions d’euros, soit 179.73 milliards FCFA, relative au prêt consenti par la Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank), en qualité de prêteur et agent pour le compte des prêteurs, au profit de l’entreprise Ebomaf, en vue de la construction de 224 kilomètres d’infrastructures routières ».

« LE COMMUNIQUÉ N’A PAS PRÉCISÉ S’IL S’AGISSAIT DE ROUTES À RÉHABILITER, À CONSTRUIRE OU MÊME SI CE PROJET DEVRAIT ÊTRE RÉALISÉ EN CÔTE D’IVOIRE »

Le communiqué n’en dit pas plus. Mais ce que ce communiqué ne dit pas, nous l’avons trouvé pour vous. En réalité, l’affaire goupillée par le ministre des Affaires étrangères  et supervisée personnellement par le premier ministre Amadou Gon Coulibaly est un vrai cadeau accordé à Ebomaf.

Scandale Ebomaf Côte d’Ivoire

Mais Ebomaf n’est pas n’importe quelle entreprise. Ebomaf est une entreprise burkinabé, appartenant à l’homme d’affaires . Le richissime patron burkinabé est proche du vice-président  à qui il a été présenté en 2015. En 2016, grâce à Duncan, il recevait son premier « cadeau » : des travaux de réhabilitation de 200 km de route, dans le nord du pays, pour 87 milliards FCFA.

En 2016, le procédé était quasiment similaire. L’Etat de Côte d’Ivoire a donné un mandat pour une levée de fonds à la Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI), en vue de financer le projet en faveur d’Ebomaf. Du côté de Duncan, l’on indique que l’homme d’affaires burkinabé lui a été imposé par le palais, alors qu’il était premier ministre.

Une chose est certaine, dans ses voeux de fin d’année 2015, Bonkoungou s’est montré ravi d’avoir pu rafler plusieurs contrats en Côte d’Ivoire. « Nous avons une fois de plus accompli de belles et grandes réussites ayant davantage conforté la position de Ebomaf dans la région ouest-africaine. La confiance des partenaires, la fidélité des collaborateurs et le dévouement des employés ont favorisé la conquête d’autres horizons. En plus de nouveaux marchés et contrats conclus au cours de l’année dernière, notre brillante entrée dans le BTP ivoirien avec l’attribution d’importants travaux de construction de routes modernes a été remarquable de toutes parts », avait-il déclaré.

Une chose à faire remarquer : le communiqué n’a pas précisé s’il s’agissait de routes à réhabiliter, à construire ou même si ce projet devrait être réalisé en Côte d’Ivoire. En effet, en juin 2018, alors que le président libérien Georges Weah, ami de l’homme d’affaires burkinabé avait fait un détour par Abidjan, Ebomaf a raflé un marché de 234 milliards FCFA, pour la construction de 260 km de route, à travers le pays. Un rapport avec ce prêt garanti par l’Etat de Côte d’Ivoire ? Rien n’est moins sûr.

Emmanuel Gautier

Les Sénateurs PDCI-RDA, réunis le Jeudi 19 Juillet 2018 à la Maison du PDCI-RDA à Cocody, de 16H30 à 18H15, ont procédé à un large tour d’horizon de l’actualité Politique en Côte d’Ivoire, et de celle du PDCI-RDA, leur Parti.

Après des échanges riches, emprunts de responsabilité, les Sénateurs PDCI-RDA :

1- Saluent la clairvoyance, la grande sagesse et la cohérence du Président Henri Konan BEDIE, qui a toujours su , par ses attitudes responsables, ses options et prises de positions éclairées, sauver la nation du péril, d’abord pendant le coup d’état de 1999, puis pendant les crises à répétition que le pays traverse depuis lors.
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2- Encouragent le Président Henri Konan BEDIE à préserver, renforcer, pérenniser le PDCI-RDA, et à transmettre à son tour cet héritage politique que lui a légué le père-fondateur, dans le respect des traditions et de la mémoire du Président Félix Houphouët Boigny, 

3- Félicitent les cadres et élus du Parti ainsi que les militants et militantes du PDCI-RDA, qui se sont mobilisés pour répondre massivement, au mot d’ordre clair du Président Henri Konan BEDIE de ne pas prendre part, à l’Assemblée Générale constitutive du parti unifié RHDP qui ne concerne pas le PDCI-RDA. 

4- Engagent tous les cadres, les élus, et les Militants du PDCI-RDA, à respecter strictement les Résolutions du Bureau Politique du 17 Juin 2018, et à œuvrer résolument, à l’encadrement, et à l’animation intense de la base militante, afin de faire échec à la désinformation et à l’intoxication


5- Expriment leur admiration, leur infinie gratitude et leur soutien indéfectible au Président Henri Konan BEDIE, pour sa grande vision et sa sérénité, face aux défis actuels 

6- Invitent les Cadres, les élus, les candidats aux élections municipales et Régionales ainsi que tous les militants à se mobiliser et à participer massivement aux élections pour assurer au PDCI-RDA de nouvelles victoires. 

7- Souhaitent une longue vie au Président Henri Konan Bédié et au PDCI-RDA, pour une Côte d’Ivoire rassemblée, réconciliée, unie, prospère et généreuse.


Fait à Abidjan le 19 juillet 2018.
Les Sénateurs PDCI-RDA

DÉCISION N°0033-2018/ PP/ CAB DU 19 JUILLET 2018
MODIFIANT LA DÉCISION N° 0022/ 2017/ PP/ CAB DU 25 MAI 2018,
PORTANT NOMINATION DES MEMBRES
DU SECRÉTARIAT EXÉCUTIF DU PDCI-RDA

LE PRÉSIDENT DU PDCI-RDA ;

− Vu la constitution de la République de Côte d’Ivoire
− Vu la loi N° 93-668 du 9 août 1993 relative aux Partis et Groupements Politiques
− Vu les Statuts du PDCI-RDA
− Vu la Résolution N°01/04/10/2013 portant adoption et application immédiate des modifications des Statuts
− Vu la Résolution N°02/04/10/2013 donnant mandat au Président du Parti de nommer dans les deux mois, les membres des Organes crées par le XIIème Congrès Ordinaire
− Vu la Décision N°0022/ 2018/ PP/ CAB du 25 Mai 2018 modifiant la décision N°0027/2017/ PP/ CAB du 16 Aout 2017, portant nomination des membres du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA;
− Vu la résolution du Bureau Politique du 17 juin 2018, portant prolongation du mandat du Président du Parti ;
− Vu les nécessités de service ;

DÉCIDE

Article 1: Sont nommées membres du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA, les personnalités
dont les noms suivent:

FONCTION NOM ET PRENOM

1. Secrétaire Exécutif du Parti, Chef du Secrétariat Exécutif Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE

2. Secrétaire Exécutif Chargé de l’Organisation et de la Mobilisation NOEL AKOSSI BENDJO

3. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Partis Politiques Nationaux Wenceslas LENISSONGUI COULIBALY

4. Secrétaire Exécutif Chargé des Sections, des Délégations Départementales et Communales SERI BI N’GUESSAN Privat

5. Secrétaire Exécutif Chargé de la Formation et de l’Institut Politique du Parti Robert NIAMKEY KOFFI

6. Secrétaire Exécutif Chargé des Elections ADIKO François Roland

7. Secrétaire Exécutif Chargé des Commissions Techniques Nationales et du suivi de l’Action Gouvernementale N’DRI KOUADIO Pierre Narcisse

8. Secrétaire Exécutif Chargé de l’Information, de la Communication, et de la propagande Jean Louis BILLON

9. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations Extérieures, des Délégations Générales Joseph KOUAME-KRA

10. Secrétaire Exécutif Chargé des Finances et du Patrimoine Désiré ASSAMOUA N’ZI

11. Secrétaire Exécutif Chargé des Affaires Juridiques SUY BI Gohore Emile (Me)

12. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Elus locaux et les Conseillers Economiques et Sociaux, environnementaux et culturels du Parti Colette KONE EPSE KONE (Mme)

13. Secrétaire Exécutif Chargé de la Sécurité et du Service d’Ordre Emmanuel KOUASSI LENOIR

14. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Syndicats, les ONG et des Groupes Socio professionnels et des Mouvements Associatifs Aminata N’DIAYE (Mme)

15. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Groupes Parlementaires du PDCI-RDA BODI KOUASSI Théodore

16. Secrétaire Exécutif Chargé des Affaires Sociales Aminata Louise Jeanne DIOP (Mme)

17. Secrétaire Exécutif Chargé des études et de la Prospective EHOUMAN Bernard

18. Secrétaire Exécutif Chargé des Femmes Karidia KONE Epse KOUMA (Mme)

19. Secrétaire Exécutif Chargé des Jeunes Brahima KAMAGATE

20. Secrétaire Exécutif Chargé des Relations avec les Enseignants militants du PDCI-RDA Aya Adèle N’DIORE (Mme)

21. Secrétaire Exécutif chargé, des Relations avec les Communautés et du Monde Rural ABDOULAYE M’BENGUE dit Racine

22. Secrétaire Exécutif Chargé du Bulletin de Liaison du Parti Denis KAH ZION

23. Secrétaire Exécutif Chargé de l’Insertion Professionnelle des Jeunes Valérie YAPO Epse ADAÏ (Mme)

24. Secrétaire Exécutif Chargé des Nouvelles Adhésions et du Recrutement AKA APPIA Ange Isaac

Article 2 : La présente décision qui abroge les dispositions antérieures, prend effet,
à compter de la date de sa signature.
Article 3 : La présente décision sera publiée et communiquée partout où besoin sera.

Fait à Abidjan, le 19 Juillet 2018
Henri KONAN BEDIE
Président du PDCI-RDA

Le tribunal d'Abidjan a condamné hier le directeur de publication du journal Aujourd'hui à payer une amende de 10 millions  pour diffamation envers le chef de l'état Alassane Ouattara. 

En juillet 2015, Joseph Titi avait été inculpé pour outrage à chef d'État et chef d'État étranger et diffamation envers le président ivoirien pour avoir publié une série de documents attribués à la DGSE. Il avait été ensuite brièvement écroué à la Maca avait d'être remis en liberté, officiellement pour non-lieu au regard de la loi sur la presse qui interdit formellement  l'emprisonnement d'un journaliste pour un délit de presse.

Cependant, l'affaire n'a jamais été abandonnée. Régulièrement inscrite au rôle, elle vient de connaître un jugement et le tribunal vient de signifier sa décision au journaliste qui n'a pas été convoqué et donc n'a été représenté  ni par lui-même ni par un avocat.

Bref, Joseph Titi a donc été reconnu, par défaut, coupable de diffamation envers le chef de l'état à travers la publication desdits documents. Il a donc été  condamné à payer ces 10 millions. En revanche, le délit d'offense à chef d'État et chef d'État étranger a été jugé non établi.

Le Conseil Supérieur des Imams en Côte d’Ivoire a été informé de la convocation par la Direction des renseignements généraux, puis par la Direction de la Surveillance du Territoire du frère AGUIBOU TOURE. Des suites de cette convocation, ce dernier a été déféré devant le Parquet du Tribunal de Première Instance d’Abidjan.

Saisi par Monsieur le Procureur de la République, le Doyen des Juges d’Instruction a ouvert une information judiciaire et décerné un mandat de dépôt à l’encontre du frère AGUIBOU TOURE qui, dès lors, a été placé en détention à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan.

Selon les informations recueillies par le COSIM, le frère AGUIBOU TOURE serait inculpé pour s’être rendu coupable :

(i) d’actes ou de manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à jeter le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ou à provoquer et inciter les citoyens ou habitants à désobéir aux lois et aux ordres de l’autorité légitime.

(ii) de xénophobie et

(iii) d’actes de terrorisme

Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 169 et 200 du Code Pénal et 3, 6, 8 et 10 de la Loi n° 2015-493 du 07 Juillet 2015 portant répression du terrorisme.

Les faits ainsi reprochés à AGUIBOU TOURE,qui sont d’une extrême gravité, seraient illustrés par des éléments sonores et vidéos diffusés sur les réseaux sociaux dans lesquels ce dernier s’en prendrait pêle-mêle aux organisations religieuses musulmanes établies ou à leurs leaders, aux autres grands cultes officiant en Côte-d’Ivoire, à l’organisation du « Hadj », aux autorités publiques, voire au chef de l’Etat.

Face à cette situation, le COSIM tient à préciser que :

1- dès qu’il a été informé de la détention de AGUIBOU TOURE, qui, au demeurant, n’est pas un membre de son organisation, le COSIM, compte tenu de la mention de la « qualité d’Imam » inscrite sur la convocation et relayé dans les médias, a dépêché son conseil, Avocat au Barreau d’Abidjan à l’effet de suivre la procédure aux côtés d’autres Avocats, conseils de AGUIBOU TOURE et s’assurer ainsi qu’il bénéficie d’un traitement digne.

2- il a toujours combattu la xénophobie et régulièrement œuvré dans le sens de la cohabitation pacifique et la de cohésion des communautés religieuses, nationales et étrangères en Côte d’Ivoire et encouragé les guides religieux, les prédicateurs à œuvrer dans cette dynamique.

3- il a constamment milité pour le renforcement des libertés publiques, notamment la liberté d’expression dans les limites de la Loi et des règlements républicains. C’est en cela que le COSIM n’a cessé d’appeler les imams, les prédicateurs, les guides religieux à la sagesse et à la bonne exhortation conformément au verset 125/sourate 16 du coran

4- la question « djihadiste » a été l’objet de plusieurs interventions du COSIM, dans la période récente. Sa position, qui est connue, a plusieurs fois été publiée à travers les interventions du Cheikhoul Aïma Boikari Fofana. Elle s’appuie sur les Sourates du Noble Coran lesquels, en substance, bannissent et condamnent la violence gratuite, les meurtres, prônant, en matière de promotion de l’Islam, les approches fondées sur le modèle qu’offre la vie du Prophète de l’Islam, sur la conviction personnelle et les bonnes vertus pratiquées.
5- des améliorations fondamentales dans l’organisation du « Hadj », axées notamment sur une meilleure prise en charge des pèlerins au plan religieux, médical, social, au plan des infrastructures d’hébergement, de restauration et des moyens de transport, sont à mettre sans conteste au crédit des autorités publiques actuelles.

Au regard de ce qui précède et face à l’émoi suscité par cette affaire, le COSIM appelle :

– les autorités judiciaires à un traitement diligent, juste et équitable de la procédure ;
– la communauté nationale et en particulier la communauté musulmane à la sérénité et à l’apaisement.

Enfin, le COSIM fait observer qu’il est en contact régulier avec les autorités publiques pour s’informer de l’évolution de cette affaire et faire en sorte de parvenir à une issue heureuse.

Fait à Abidjan, le Mercredi 18 Juillet 2018

Le Bureau Exécutif National du COSIM

Michel Gbagbo enseigne la psychologie au Département de Criminologie de l’Université d’Abidjan-Cocody


Wikipedia

Il est le fils aîné de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de sa première épouse, la Française Jacqueline Chamois. Né le 24 septembre 1969 à Lyon1, il possède également la nationalité française2.

Il a été emprisonné et condamné, accusé de « flagrant délit de destruction de biens d’autrui sur la voie publique » en compagnie de son père, quelques jours après le 18 février 1992, alors qu’il lui rendait visite en prison, par le parti au pouvoir à ce moment, le PDCI. Il était alors membre de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire1.

Libéré, il poursuit ses études. En 1997, alors qu’il était membre du bureau national de la JFPI (Jeunesse du Front populaire ivoirien), pour des raisons économiques, et face aux obstacles dressés par les autorités universitaires, il part en France pour poursuivre ses études. C’est en 2000 qu’il regagne Abidjan lorsque son père fut élu président de la République de Côte d’Ivoire, il est consultant en gestion des ressources humaines, dirige en 2002 le cabinet Ivoire Kompetence qu’il fonde avec des amis, puis reprend ses études universitaires en 2006. En 2007, il soutient une thèse de psychopathologie de la vie sociale.

Après la parution, à l’issue d’un concours, d’une nouvelle intitulée La force du sang, il a fait paraître un recueil de poèmes intitulé Confidences en 2006. En 2007 sort Côte d’Ivoire, un air de changement, essai politique sur la crise ivoirienne. En 2009, il publie Problématique de la réintégration sociale des personnes ayant souffert de maladie mentale à Abidjan, Tome I.

Il est par ailleurs sénateur de la Jeune Chambre internationale sous le numéro 66445, et président de l’Association ivoirienne pour l’amitié entre les peuples (AIP).

Il est aujourd’hui enseignant de psychologie à la faculté de Criminologie de l’université de Cocody (Abidjan), et directeur de la Formation, de la Communication et de la Sensibilisation au Comité national de pilotage du redéploiement de l’Administration (CNPRA).

Le 11 avril 2011, après dix jours de combats à Abidjan, Michel Gbagbo est arrêté au palais présidentiel d’Abidjan, en compagnie de son père, de l’épouse de ce dernier, Simone, de sa femme et de ses enfants et de membres de la famille de son père et de proches, par les forces républicaines. Michel Gbagbo est emmené au Golf Hôtel, résidence d’Alassane Ouattara, où il est filmé arrivant torse nu et ensanglanté3.

Il a depuis été envoyé à Bouna, situé dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, à 600 km d’Abidjan, où il est retenu prisonnier, avec d’autres sympathisants de son père (Pascal Affi N’Guessan, Gnamien Yao, Bollou Bi Toto, Guy Roland Sinsin, Diabaté Bê, Serge Boguhé). Dans un film réalisé entre le 22 avril et le 13 juin, diffusé en juillet 2011 sur Internet, on le voit, lui et ses compagnons, écouter un discours accusateur de Morou Ouattara, puis faire des pompes sur son ordre. Dans un entretien accordé à L’Intelligent d’Abidjan le 23 juillet5, Morou Ouattara se défend des accusations de mauvais traitement qui ont été faites par les soutiens de Laurent Gbagbo6. Les équipes de l’ONUCI ont pu visiter la prison de Bouna, et ont « constaté que [les prisonniers] étaient victimes de mauvais traitements » et que l’incarcération se faisait dans « des conditions inhumaines et dégradantes »7.

Michel Gbagbo a déposé plainte en France contre Guillaume Soro et tous les commandants de zone dont Morou Ouattara pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants8. Convoqué à deux reprises par le juge d’instruction, Michel Gbagbo sera empêché de se rendre au tribunal par les autorités ivoiriennes.

C'est Jeune Afrique qui donne l'information. Dans sa dernière livraison en cours sur le marché depuis le dimanche 15 juillet 2018. Alassane Ouattara a coupé Henri Konan Bédié, son ex-allié réfractaire au parti unifié du Rassemblement des Houphouëtistes (Rhdp) d'un soutien financier énorme.

Il s'agit de la bagatelle de 25 millions de f Cfa que la présidence ivoirienne octroierait mensuellement au président du Pdci-Rda. « Connu pour son goût de l’argent et des honneurs, Henri Konan Bédié n’a pas cillé lorsque la présidence a cessé de lui verser quelques millions de francs CFA – certaines sources avancent le chiffre de 25millions – tous les mois. Il se contente maintenant de ce que prévoit la loi pour les anciens présidents et chefs d’institution », écrit l'hebdomadaire panafricain, qui précise que le ''Sphinx de Daoukro empocherait 9,5 millions de F Cfa chaque mois comme rente viagère pour son passage à la Présidence de la République.

F.D.B

 

Le 12 juillet 2018 la chambre de 1ère instance de la cour pénale internationale (CPI), à la majorité des juges à pris une décision relative à la demande d’autorisation d’interjeter appel de la décision relative à la présentation par le procureur de preuves documentaires les 28 avril, 31 juillet, et 22 décembre 2017 et les 23 mars et 21 mai 2018.
Cette décision rejette l’appel formulé par la défense de Laurent Gbagbo.

Le juge Henderson joint une opinion dissidente. L’opinion dissidente du juge Henderson est très acerbe contre ses collègues et le procureur Fatou Bensouda.

Pour le juge Henderson, le procureur se trouverait sans preuves, si la chambre devait déclarer une grande partie de ses témoignages irrecevables.

« En effet, si la chambre devait déclarer une grande partie du témoignage du procureur irrecevable par exemple, parce qu’il est basé sur des ouï-dire anonymes ou en raison d’un manque d’authentification, cela pourrait théoriquement laisser le procureur sans preuves suffisantes concernant certains faits matériels », relève le juge de Trinité et Tobago.

Il poursuit pour dire qu’en « ne statuant pas sur l’admissibilité à ce stade, la majorité viole donc potentiellement une disposition législative claire et directe ».

Le juge de Trinité et Tobago est convaincu qu’il n’est plus utile de poursuivre le procès du point de vue pragmatique, vu les preuves bancales du procureur.

« Même en laissant de côté les considérations juridiques d’un point de vue purement pragmatique, il semble inutile de poursuivre ce procès sur la base de preuves que la chambre pourrait ultérieurement déclarer irrecevables », révèle Henderson.

Source : Le Temps 17/07/2018

A monsieur le Président de la République de Côte-d'Ivoire

Objet : Demande d'une Amnistie générale

Excellence Monsieur le Président de la République,

Nous avons l'honneur de porter respectueusement à votre connaissance ce courrier en vue de vous présenter notre modeste contribution pour une paix et une Réconciliation véritables entre les Ivoiriens et tous ceux qui nous font l'amitié de vivre chez nous. Avant toute chose, Nous tenons à vous remercier pour vos efforts en faveur de la paix et de la cohésion sociale. En effet, vous avez entre autres, créé un Ministère pour la solidarité qui a en charge la cohésion sociale, et mis sur pied une Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) par ordonnance N" 2011-85 du 13 mai 2011 remplacée ensuite par l'ordonnance N® 2011-167 du 13 juillet 2011, et ensuite, la Commission Nationale pour la Réconciliation et l'Indemnisation des Victimes (CONARIV) en mars 2015. La première commission avait pour mission d'oeuvrer en toute Indépendance à la réconciliation et au renforcement de la cohésion sociale entre toutes les communautés vivant en Côte d'Ivoire. Son rôle était également de créer les conditions d'une éradication de la violence et des violations des droits humains, en vue d'aboutir à la réconciliation des Ivoiriens et des Ivoiriennes. La seconde avait pour mission d'indemniser les victimes de toutes les crises survenues en Côte d'Ivoire, depuis l'Instauration du multipartisme jusqu'aux douloureux événements de la crise post-électorale de 2010-2011. La CONARIV, pendant son mandat, a validé 316 954 dossiers sur les 874 056 soumis à la Cellule de vérification, soit 36 % des dossiers. 557 102 dossiers ont été rejetés, solt 64 %. Le rapport vous a été remis le 19 avril 2016. Malgré ces nobles initiatives qui sont à mettre à votre actif, les résultats obtenus n'ont malheureusement jusque-là pas répondu aux attentes réelles des populations. Compte tenu de la ferveur constatée autour de la présidentielle de 2020 par tous les partis politiques, le Forum des Organisations de la Société Civile Ivoirienne (FORSCI) s'est auto saisie de l'épineux problème de la réconciliation nationale, depuis ie 15 novembre 2017.

En effet, pour des élections apaisées, il est plus que nécessaire de créer les conditions d'une réconciliation qui intègrent tous les ivoiriens sans exception, avant l'échéance 2020. C'est ainsi qu'au nom de la société civile, le FORSCI a engagé des consultations des populations à travers le District d'Abidjan, à l'intérieur du pays et même chez nos frères en exil pour recueillir les avis des Ivoiriens sur la réconciliation et nous faire le devoir de vous remonter la volonté réelle du peuple. Excellence Monsieur le Président, nous sommes au regret de vous informer de la PERSISTANCE D'UNE CRISPATION SOCIALE qu'il nous a été donné de constater. Nous vous informons donc qu'une partie de la population se sent toujours en marge du processus de réconciliation que vous avez voulu bien initier. C'est pour cela que dans l'atmosphère actuelle de contestations de tout genre, nous avons estimé qu'il fallait vous adresser ce courrier, en attendant que notre rapport détaillé vous soit adressé. Excellence Monsieur le Président, vous êtes le garant de la paix et de la stabilité. Vous êtes donc non seulement en droit de savoir ce que pense le peuple que vous dirigez, mais aussi de tenir compte de ses aspirations. A l'issue de nos consultations, les populations du Sud, du Nord, de l'Est et de l'Ouest de la Côte d'Ivoire ont fait les principales propositions suivantes pour la réconciliation : - La libération des prisonniers de la crise post-électorale ; - L'annulation de tous les mandats d'arrêt ; Le retour sécurisé des exilés ; Le dégel des avoirs des opposants ; - L'indemnisation équitable de toutes les victimes. Estimant que toutes ces propositions ne peuvent se régler que dans le cadre d'une amnistie générale, nous avons lancé le 25 janvier 2018 une pétition à cet effet, afin de jauger la volonté du peuple à faire table rase du passé pour aller à la véritable réconciliation. Cette pétition actuellement en cours enregistre plus d'un million de signatures. Excellence Monsieur le Président, vous seul pouvez prendre cette importante décision qui sera profitable à tous et à tous les protagonistes de la crise. A ce titre, le FORSCI sollicite votre indulgence en faveur d'une loi d'amnistie générale. Pour rappel, dès son accession à la magistrature suprême, votre prédécesseur, le Président Laurent Gbagbo, après avoir lui-même reconnu avoir accédé au pouvoir dans des conditions "calamiteuses", a entrepris de colmater les brèches de la "muraille Ivoire

C'est ainsi qu'un Forum de la Réconciliation Nationale fut organisé du 6 Octobre au 19 Décembre 2001. Cette grande messe avait pour objectif d'appeler à la repentance, à la vérité et au pardon censés mettre fin aux tensions socio-politiques qui avaient secoué le pays. Chacun devait dire sa part de vérité, son amertume et sa vision pour la Côte d'Ivoire. Les quatre (4) protagonistes d'alors se sont succédés au pupitre : Aimé Henri Konan Bédié, Gueï Robert, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. À la fin du forum, les responsables ont remis officiellement un rapport de synthèse et leurs recommandations au Président Laurent Gbagbo. Le directoire du Forum a proposé ses solutions à nombre de questions brûlantes, dont l'interminable querelle sur la citoyenneté d'Alassane Ouattara. « Au nom de la Nation, et au vu des documents qui lui ont été présentés, le directoire du Forum recommande aux autorités judiciaires compétentes de délivrer à Monsieur Ouattara un certificat de nationalité conformément aux lois et règlements en vigueur », a déclaré l'un des porte-paroles du Forum. Ce dernier a justifié cette proposition en évoquant le fait que « les participants au Forum ont tous admis la nécessité d'un règlement définitif » de cette question. C'est, en tout cas, le vœu qu'avaient émis dans leurs interventions vos trois principaux adversaires politiques. A notre grande surprise, les attentes et les espoirs placés en ce forum se sont volatilisés neuf (9) mois plus tard par le déclenchement d'une mutinerie qui s'est muée en rébellion à partir du 19 Septembre 2002. Qu'est-ce qui pourrait expliquer un tel revirement de situation ? À l'analyse des faits, c'est le manque de SINCÉRITÉ dans la mise en application de certaines résolutions de ce forum qui a déclenché les hostilités. Toujours dans le souci de sortir la Côte d'ivoire de cette zone d'incertitude, un accord sur le partage du pouvoir fut signé à Linas Marcoussis le 24 janvier 2003, suivis des accords d'Accra et de Pretoria. Ces accords ont eu pour point culminant l'accord politique de Ouagadougou (APO). L'APC a été signé le 4 mars 2007 par MM. Gbagbo, Soro et Compaoré, ce dernier en tant que facilitateur. Cet accord portait sur le PROCESSUS ÉLECTORAL, le DÉSARMEMENT et la RÉUNIFICATION du pays. En conséquence de cet accord, le président Gbagbo a nommé Monsieur Soro Guillaume au poste de Premier ministre le 29 mars 2007 et a signé une mesure d'amnistie le 12 avril 2007. Lors de votre rencontre avec le corps préfectoral de 12 avril 2018, vos représentants de l'exécutif, vous ont soumis une requête allant dans le sens d'une amnistie générale pour la libération des prisonniers politiques.

Nous nous joignons au corps préfectoral qui travaille en toute impartialité comme la société civile et qui est imprégné des réalités ivoiriennes, pour vous demander une amnistie générale. Excellence Monsieur le Président de la République, cela fait sept (7) ans que vous présidez aux destinées de ce pays. Beaucoup d'efforts ont certes été faits en matière de droits de l'homme, mais nous vous en demandons un peu plus pour la réconciliation de tous les fils et filles de notre patrie. Cette réconciliation devrait sortir des slogans pour se traduire en des actes concrets dont le point de départ devrait être l'amnistie générale. Excellence Monsieur le président de la République, Vous êtes sans ignorer que dans un cas de belligérance, ce sont au moins deux (2) camps qui s'affrontent. Récemment, une quinzaine d'ONGs nationales et internationales, dans une lettre ouverte datant du 08 mai 2018, ont décrié le caractère partial de la gestion de la crise ivoirienne. Constat idem pour de nombreux Ivoiriens de toutes tendances qui soutiennent que la justice, notre justice, ne poursuit qu'un seul camp, tandis que vos partisans bénéficient toujours « d'une présomption d'innocence », alors que les enquêtes de la CNE (Commission Nationale d'Enquête) que vous avez vous même réclamées révèlent qu'il y a eu des exactions dans les deux (2) camps. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont responsables de la mort de 1.452 personnes (dont 1.009 exécutions sommaires), tandis que les Forces républicaines (FRCI) ont causé la mort de 727 personnes (dont 545 exécutions sommaires), selon les données citées par Mme Badjo, Présidente de cette commission. La politique a divisé des familles, des régions et le pays tout entier. La raison est simple : le mal a pris le dessus et le respect des règles a disparu. La situation est vraiment lamentable et désastreuse car les bourreaux se prennent pour des victimes. Ce qui en rajoute à la rancœur des uns et des autres. Excellence Monsieur le Président, Les expériences d'autres pays à travers le monde nous renseignent que les processus de réconciliation sont, par nature, complexes et passent souvent par plusieurs étapes qui peuvent se révéler comme des opportunités tout comme elles peuvent constituer un dilemme pour tout un peuple. Il ressort des consultations du FORSCI, à travers le pays, une proposition qui fait l'unanimité : Une LOI D'AMNISTIE pour absoudre tous les camps.

L'Amnistie n'est pas une prime à l'impunité mais un acte de Grandeur qui vise à TOURNER DÉFINITIVEMENT LA PAGE en effaçant toutes les RANCOEURS et tous les ressentiments. C'est un acte qui apaisera définitivement tous les cœurs et disposera le peuple dans son entièreté au pardon. Cela, à n'en point douter, permettra de résoudre tous les problèmes et lever tous les obstacles à la réconciliation VRAIE et DURABLE, car une personne sur laquelle plane une incessante menace d'arrestation ou poursuite judiciaire comme une épée de Damoclès, ne peut être disposée à aller à la réconciliation avec un cœur sincère. Les proches de cette personne également. Excellence Monsieur le Président de la République, Le Peuple a besoin de paix et de tranquillité. Les douloureux événements de 2010-2011 ont laissé des traumatismes qui tardent à se cicatriser. Nous ne voulons plus d'heures sombres pour la Côte d'ivoire. Acceptez s'il vous plait ce SACRIFICE SUPRÊME qui pansera les plaies et apaisera les cœurs. Comme le rappelait si bien Mgr Desmond Tutu qui a dirigé la Commission Vérité de l'Afrique du Sud, dans son célèbre ouvrage « il n'y a pas d'avenir sans pardon » : « Nous avons gardé le silence et nous avons regardé droit dans les yeux de la bête immonde de notre sombre passé. Ayant surmonté cette terrible épreuve et prenant conscience de notre commune humanité, nous commençons à réaliser que nous sommes capables de surmonter les affrontements d'hier et nous tendre la main...Nous avons ainsi contribué à promouvoir l'unité nationale et la réconciliation ». C'est sur cette citation que nous voudrions terminer ce courrier. En ce mois de Ramadan, période de piété et d'expiation des fautes, tout en souhaitant que le Jeûne, la Prière et le Pardon nous accompagnent tous vers cet Idéal de Réconciliation que nous appelons de tous nos vœux. En espérant que vous accorderez une attention particulière à notre demande, veuillez agréer Excellence Monsieur le Président de la République, l'expression de notre haute considération.

PRESIDENTE.

Pulchérie GBALET