'' S'il ne donne pas lui-même l'exemple, il lui sera difficile de demander à quelqu'un de faire ce que lui-même ne fait pas.''

Je ne parle plus dans leur affaire là depuis quelques années déjà. J'ai fermé la bouche. Pas parce que j'ai mangé avec eux au point de ne plus pouvoir l'ouvrir. Mais simplement parce que je désespère du changement promis.

J'ai fermé la bouche quand j'ai vu le PRADO garder auprès de lui son frère et lui conférer le titre de ministre. Je n'ai rien contre Photocopie. Dieu me garde de lui en vouloir. Mais j'ai compris qu'avec lui à ses côtés, le PRADO n'aurait plus aucune légitimité pour demander à un de ses collaborateurs de ne pas garder son frère à ses côtés.

J'ai fermé la bouche quand j'ai vu le PRADO garder à ses côtés sa nièce et lui conférer le titre de chargée de la communication. Je n'ai rien contre la belle. Dieu me garde de lui en vouloir. Mais j'ai compris qu'avec elle à ses côtés, le PRADO n'aurait plus aucune légitimité pour demander à un de ses collaborateurs de ne pas garder sa nièce à ses côtés.

J'ai fermé la bouche quand j'ai vu que les rumeurs jamais démenties à ma connaissance, attribuent au gendre du PRADO la direction de Webb Fontaine. Je n'ai rien contre le gendre. Dieu me garde de lui en vouloir. Mais j'ai compris qu'avec lui, cadeauté de la sorte, le PRADO ne pourrait plus jamais demander à un de ses collaborateurs de ne pas cadeauter son gendre de la même manière.

J'ai fermé la bouche quand j'ai vu que les rumeurs jamais démenties à ma connaissance, attribuent au neveu du PRADO le rachat des stations-services de la PETROCI. Je n'ai rien contre le neveu. Dieu me garde de lui en vouloir. Mais j'ai compris qu'avec lui, cadeauté de la sorte, le PRADO ne pourrait plus jamais demander à un de ses collaborateurs de ne pas cadeauter son neveu de la même manière.

J'ai fermé la bouche quand j'ai vu que les rumeurs jamais démenties à ma connaissance, attribuent au beau-fils du PRADO le règne au niveau national sur le CACAO. Je n'ai rien contre le beau-fils. Dieu me garde de lui en vouloir. Mais j'ai compris qu'avec lui régnant sur ce secteur, le PRADO ne pourrait plus jamais demander à un de ses collaborateurs de ne pas faire régner son beau-fils sur un secteur de cette manière.

J'ai fermé la bouche depuis que j'ai vu que le PRADO n'a pas pu définitivement se mettre au-dessus ce qu'on qualifierait de népotisme sous d'autres cieux, pour se mettre au service de tous sans état d’âme en tenant à l'écart du pouvoir, sa famille comme FHB l'avait fait avec la sienne.

Je garde la bouche résolument fermée et je souris quand j'entends les gens dire, ce n’est pas le PRADO, c'est son entourage qui est méchant. Je me dis intérieurement arrêtez de nous blaguer en disant ce n’est pas le PRADO. S'il ne donne pas lui-même l'exemple, il lui sera difficile de demander à quelqu'un de faire ce que lui-même ne fais pas.

Le leadership j'ai appris qu'il est plus dans les actes que dans les paroles.

Je garde la bouche fermée et depuis lors je ne me mêle plus de rien qui concerne la vie politique de mon cher pays.

Ma plume acerbe des années 2010 - 2011, j'avoue l'avoir définitivement rangée, je ne sais plus au fond de quelle malle.

Maintenant, je regarde, j'observe, et je prie pour mon pays.

R. DIARRASSOUBA

À l’issue d’une assemblée générale le mercredi 18 janvier à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) , le collectif de l’administration des gardes pénitentiaires de Côte d’Ivoire a décidé de fermer les prisons sur toute l’étendue du territoire nationale , avec interdiction de visite aux détenus à compter du jeudi 19 janvier 2017 , et ce jusqu’à nouvel ordre.

Les raisons évoquées par le collectif sont entre autres , d’une part la possibilité d’attaques par des hommes en arme car , selon les agents , les établissements pénitentiaires sont les cibles privilégiées en situation de crise ; et d’autre part la non-application du protocole d’accord signé depuis le 27 novembre 2014 et qui devait prendre effet depuis fin janvier 2015.

Le collectif de l’administration des gardes pénitentiaires est composé du syndicat national du personnel des agents pénitentiaires de Cote d’Ivoire et du syndicats des agents pénitentiaires de Cote d’Ivoire dirigés respectivement par Gboko Stéphane et Konan Koffi.

Ouattara Roxane

Débuté la semaine dernière, la grève des fonctionnaires de Côte d'Ivoire devrait normalement prendre fin suite à la rencontre qu'il y'a eu entre le gouvernement et les syndicats des travailleurs. Mais malheureux, le gouvernement a durcit le ton en rejetant l’essentiel de leurs préoccupations.

La grève continuera donc!!!

Stock d'arriérés: pas question

Impôts: pas question

Précompte: pas question

Bonification: Forum d'échange

Pension de retraite:

-Cotisation 8,33%: pas question

-Âge de retraite: pas question

- jouissance immédiate: oui

- prise en charge des enfants: oui

Voici les soit disant proposition du gouvernement!!!!

Les choses ne font que commencées !!!

On avance

Schéma #Rezopanacom #Moacinter

Mutineries dans l’armée, grève des fonctionnaires, chute des cours du cacao, échec de la réconciliation nationale… Le président ivoirien fait face à une instabilité croissante dans son pays. Le mouvement des militaires réclamant bruyamment, avec leurs armes, le paiement de leurs primes ECOMOG et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail est loin d’être un simple feu de paille. La gravité de la situation est illustrée par l’absence du président Alassane Ouattara au Sommet Afrique-France de Bamako, des 13 et 14 janvier dernier, ce qui est une grande première pour un chef de l’Etat ivoirien. Une semaine auparavant, le 7 janvier, le président ivoirien avait été contraint de faire un rapide simple aller-retour à Accra, pour l’investiture de son nouveau collègue ghanéen, Nana Akufo-Addo. Dix jours après l’accord avec les mutins, plusieurs chancelleries diplomatiques conseillent une plus grande prudence à leurs ressortissants

 

Une armée divisée et pléthorique

 

Ebranlé par les mouvements d’humeur musclés de ces militaires de Bouaké puis de quelques camps d’Abidjan et de plusieurs villes de garnison, le président Ouattara a réagi promptement en « prenant en compte » les revendications des mutins, dont la plupart l’avaient soutenu, au sein des Forces nouvelles, dans son bras de fer contre Laurent Gbagbo. Ces promesses présidentielles bénéficient surtout à quelques 8 000 militaires sur des effectifs globaux de l’Armée estimés à un peu plus de 41 000 militaires dont 19 000 gendarmes. Le simple changement de nom, en novembre 2016, de Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire en Forces Armées de Côte-d’Ivoire est cosmétique, il n’aucune signification fonctionnelle.

 

Les antagonismes nés de la guerre civile sont toujours présents et les actes de réconciliation des actuelles autorités politiques et des militaires de haut rang ont été trop rares envers les militaires de l’ancien régime. De même, le clivage entre les officiers et sous-officiers, en nombre pléthorique, et les militaires de base est également source de profondes divisions. De surcroît, le dernier limogeage du général Soumaïla Bakayoko, ex-chef d’état-major des armées, n’a pas fait que des heureux chez les officiers.

 

Un pouvoir affaibli et confronté à de vives luttes internes

 

Ayant espéré redonner un nouveau souffle à sa présidence, en proposant une nouvelle constitution, Alassane Ouattara n’a récolté qu’une faible adhésion populaire avec seulement 44 % de votants au referendum. La création d’un poste de vice-président n’est certes pas la principale préoccupation des Ivoiriens. En revanche, elle peut accroître les rivalités au sein du pouvoir actuel, d’autant qu’Alassane Ouattara compte terminer sa carrière politique en 2020. De même, les récentes nominations de Daniel Kablan Duncan et de Amadou Gon Coulibaly, respectivement aux postes de vice-président et de Premier ministre, peuvent apparaître comme un signe de fermeture et elles avivent les espoirs déçus de ceux qui se voient en dauphins potentiels du président comme Guillaume Soro, réélu président de l’assemblée nationale, mais relégué au quatrième rang dans l’ordre protocolaire. Les rivalités entre personnalités politiques sont de plus en plus vives, surtout avec la dégradation de la situation. En dépit de ses réseaux, Hamed Bakayoko, le puissant ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, ne semble plus être à la hauteur des foyers de révolte qui éclatent dans le pays. Même les territoires frontaliers avec la Guinée connaissent une insécurité grandissante.

 

Des concessions dangereuses pour la paix civile

 

Accorder 12 millions de FCFA, soit un plus de 18 000 euros, même en plusieurs fois, à chacun des 8 000 militaires ayant appartenus aux Forces nouvelles est une provocation pour beaucoup d’Ivoiriens. Cette somme représente 16 ans de salaires pour un citoyen Smicard. Peu de pays sortiraient indemnes d’une telle distorsion. Evidemment, devant ces largesses inconsidérées, d’autres catégories sociales vont entreprendre des mouvements qui pourraient être de plus en plus violents. Les fonctionnaires, sont déjà en grève depuis le 9 janvier, les étudiants et professeurs sont fortement mobilisés dans leur université. Des établissements scolaires, comme l’emblématique Lycée Mermoz relevant de la Mission laïque française sont attaqués, les producteurs et exportateurs de fèves, victimes de la chute des cours, réclament une aide des pouvoirs publics et refusent leur spéculation. A beaucoup d’égards, le président Alassane Ouattara semble avoir perdu la main et ne peut plus compter sur une équipe qui est usée et de plus en plus divisée. 2020 est encore loin…

 

Camer.be

Que se passe-t-il en Côte-d’Ivoire ? Depuis début janvier, la première puissance économique d’Afrique subsaharienne fait face à une série de mutineries orchestrées par des militaires, qui réclament des primes promises mais non payées. Une situation inquiétante qui semble faire vaciller le régime en place, muré dans un étrange silence.

 

Petit rappel d’une montée de fièvre qui fragilise le «miracle ivoirien» : dès le 7 janvier, des tirs et des barrages ont perturbé plusieurs villes du pays et notamment Bouaké, à 350 km au nord d’Abidjan, capitale économique du pays. Samedi, la situation semblait s’être apaisée, lorsque le gouvernement a cédé aux revendications des mutins en promettant à 8 500 militaires (sur les 22 000 que compte le pays) le versement immédiat de 12 millions de francs CFA (18 000 euros) de prime par soldat.

 

Mais ce joli cadeau, concédé avec célérité par le pouvoir en place, a déclenché d’autres revendications similaires et le mouvement, étendu désormais à d’autres corps d’armée mais aussi aux gendarmes, a repris dès mardi. Ce mercredi c’est même le port d’Abidjan, symbole de la réussite économique du pays, qui était le théâtre de tirs nourris, obligeant les entreprises, notamment françaises, à évacuer le personnel de leurs bureaux. Du jamais vu depuis la fin de la guerre civile en 2011, celle qui a porté au pouvoir Alassane Ouattara, le protégé de la France et des Occidentaux pour lesquels cet ancien haut fonctionnaire international incarnait la reprise économique et la stabilisation du pays. Jusqu’à présent du moins.

 

Propagation à plusieurs villes

Car dès mardi, et malgré l’accord conclu avec les mutins de Bouaké, c’est Yamoussoukro, la capitale politique située au centre du pays, qui était contaminée par le vent de colère alors qu’une cinquantaine de soldats venus du camp militaire tout proche de Zambakro ont semé la panique, à bord de 4×4, en tirant en l’air en plein centre-ville. Deux mutins ont été alors tués par la garde présidentielle, mais le mouvement s’est propagé à d’autres villes de province comme à Dimkoro (centre) ou à Man (ouest).

 

Face à cette fronde répétée, le pouvoir reste étrangement muet. «Aucune communication officielle depuis dix jours», déplore avec inquiétude un expatrié français, contacté sur place, qui dénonce également le «silence radio» de l’ambassade de France. Les ressortissants français n’ont pas oublié le cauchemar vécu en 2004, lorsqu’ils avaient été agressés et pillés, avant d’être massivement évacués.

 

Or justement, lundi matin, les mauvais souvenirs ont refait surface : le lycée français Mermoz à Abidjan a été brusquement envahi par des manifestants en colère qui ont violemment occupé les lieux pendant plusieurs heures. «Les enfants en pleurs étaient confinés dans des salles de classe, mais le consulat prétendra que la situation a été immédiatement réglée. Quelle blague !» peste un autre expatrié au téléphone.

 

Ces manifestants-là ne sont pas des soldats, mais des élèves du public dont les établissements sont en grève depuis une semaine et qui veulent rallier à la cause de leurs professeurs, les écoles privées. Ils s’en sont pris au lycée Mermoz comme à d’autres établissements privés.

 

«Pire que sous Gbagbo»

Car le malaise ne se limite pas à l’armée : depuis une semaine, les fonctionnaires sont en grève, et d’autant plus fâchés que, contrairement aux militaires, le pouvoir reste inflexible face à leurs revendications sociales. «Derrière le mirage de la réussite économique de la Côte-d’Ivoire, il y a en réalité une pauvreté qui augmente. Beaucoup d’argent a été déversé dans ce pays depuis 2011, mais peu en ont profité. La corruption et la mal gouvernance atteint des sommets et suscite beaucoup de mécontentement», confie un entrepreneur français sur place. «Aujourd’hui, l’Etat est incapable de payer ses fournisseurs et ses fonctionnaires, c’est douloureux à admettre mais c’est pire que sous Gbagbo», souligne-t-il.

 

En avril 2011, la chute de Laurent Gbagbo, lequel est actuellement en procès à la Cour pénale internationale de La Haye, avait mis un terme à neuf ans de guerre civile et permis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara. Mais les plaies du passé n’ont jamais été totalement cicatrisées. Non seulement la réconciliation peine à se concrétiser, mais une partie des ex-combattants des Forces nouvelles qui avaient combattu pour Ouattara, se sent toujours exclue de la nouvelle ère qui «n’a permis qu’à une minorité de profiter de la victoire, alors que la masse de ceux qui ont risqué leurs vies pour Ouattara sont réduits à la misère», accuse un ancien combattant depuis Abidjan.

 

Ce sont ces anciens combattants, ceux pourtant en principe intégrés dans la nouvelle armée, qui ont amorcé la rébellion à Bouaké le 7 janvier, en sortant de leurs casernes pour réclamer des primes promises mais jamais reçues.

 

L’ombre de Guillaume Soro

Reste que le timing de cette fronde surprend beaucoup de monde à Abidjan. Le problème n’est pas nouveau, mais il s’est transformé en menace de déstabilisation pour le régime à un moment clé des jeux de pouvoir qui s’esquissent dans les coulisses de la présidence. «Les mutineries ont été déclenchées au moment même où Guillaume Soro perd sa position de deuxième personnage de l’Etat et à Abidjan. Personne ne croit à cette coïncidence», rappelle une source sur place, qui comme toutes celles que Libération a contactées mercredi, refuse catégoriquement d’être citée dans le climat délétère actuel.

 

Soro, derrière les mutins ? Il est vrai que la réforme constitutionnelle adoptée fin 2016 modifie la hiérarchie du pouvoir, en plaçant juste en dessous du Président un vice-président, qui se trouve de facto devant le président de l’Assemblée nationale, fonction occupée par Guillaume Soro, dont les ambitions présidentielles ne sont un secret pour personne.

 

Bien plus, l’ex-chef de la rébellion armée «n’a plus aucun fidèle dans le nouveau gouvernement récemment formé, affirme notre source, mais il reste puissant grâce à ses soutiens parmi les anciens combattants notamment».

 

A-t-il opportunément incité les militaires à se mutiner alors que le pays traverse une grave crise sociale ? Trop tôt pour l’affirmer, mais nombreux sont les observateurs à Abidjan qui s’attendent à une crise de régime imminente. Et en attendant, l’image d’un pays stable et prospère, fort d’une croissance de 8,5%, semble se fissurer chaque jour un peu plus.

 

Maria Malagardis

Un nouveau mouvement d'humeur de membres des forces de l'ordre a débuté ce mercredi matin en Côte d'Ivoire. Cette fois, ce sont des gendarmes chargés de la sécurité du port d'Abidjan qui réclament primes et augmentations de salaire.

 

Les gendarmes commandos chargés de la sécurisation du port d’Abidjan, poumon économique du pays, ont entamé un mouvement d’humeur ce mercredi 18 janvier au matin, en procédant à de nombreux tirs en l’air, selon plusieurs témoins et opérateurs de la plateforme portuaire. Les militaires ont ensuite fermé tous les accès menant au port.

 

Par ailleurs, des tirs en l’air ont également été signalés au sein de la troisième garnison de gendarmerie d’Abidjan, dénommée camp commando de Koumassi. Mais aucune revendication claire n’a pour l’heure été faite de ce côté.

 

« On demande une augmentation de salaire »

 

« Nos conditions de travail sont difficiles. C’est l’État qui doit payer nos tenues », témoigne un gendarme impliqué dans la protestation au port. « On demande une augmentation de salaire. Avant, on avait une prime de mission de 8 400 francs CFA par jour qui n’est plus payée depuis 2011. La prime alimentaire de 50 000 francs CFA par mois sur le salaire a été supprimée. Nous exigions la réintégration de cette prime et un paiement de ses arriérées. Nous sommes sous la tutelle du ministère de la Défense comme les militaires ».

 

Lavane Murphy avec Baudelaire Mieu 

La plateforme des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire a décidé mardi de « poursuivre » sa grève jusqu’à la « satisfaction totale » de ses revendications, 24 heures après l’appel à la reprise du gouvernement, à l’issue d’une Assemblée générale.

« La plateforme nationale, réunie en Assemblée générale extraordinaire des secrétaires généraux ce mardi 17 janvier 2017 (…) décide de poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications », a déclaré le premier vice-président de l’intersyndicale Ernest Atté Boka.

Lundi, le ministre ivoirien de la Fonction publique, Pascal Abinan a demandé aux syndicats de « lever leur mot d’ordre » de grève et a assuré que des solutions seront apportées à leurs revendications », à l’issue du Conseil des ministres mercredi, lors d’un échange avec les responsables de la plateforme.

Selon M. Atté, la rencontre avec le gouvernement « n’a apporté aucune réponse concrète » aux préoccupations des fonctionnaires.

Le 9 janvier, la plateforme a lancé un mot d’ordre de grève de cinq jours pour réclamer entre autres le paiement de stock d’arriérés de salaire et le retrait du décret portant abattement des pensions de retraite avant de le reconduire pour une semaine « sans service minimum » lundi et mardi en raison « du mutisme »des autorités.

Par Lambert Kouamé

LKO

Selon plusieurs témoins des militaires tirent en l'air et volent des habitants à Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d'Ivoire. Il y aurait deux morts parmi les mutins.

 

Des militaires mutins tirent en l'air et patrouillent dans Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d'Ivoire, rackettant les habitants, ont affirmé plusieurs témoins à l'AFP mardi.

    "Ils circulent en ville à bord de cargos (camions militaires). Ils volent des véhicules" a affirmé Ahmed Ouattara, un garagiste de Yamoussoukro, confirmant les déclarations de plusieurs autres témoins.

    Cette révolte survient après la mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, initiée début janvier à Bouaké (centre) et qui s'est terminée par un accord avec le gouvernement pour le paiement de 12 millions de CFA (18.000 euros) à 8500 soldats.

    A Yamoussoukro, les mutins sont sortis de la caserne de Zambakro, située à une dizaine de km de la capitale, où sont habituellement basés des soldats qui ne sont pas d'anciens rebelles. Ils ne sont donc pas à priori concernés par l'accord financier.

 

Beaucoup de tirs   

 

Deux soldats mutins ivoiriens ont été tué mardi par la garde Républicaine devant le camp de ce corps d'élite à Yamoussoukro, a appris l'AFP de source militaire

    "Les mutins ont été tué par la GR (Garde républicaine) devant le camp" à Yamoussoukro a affirmé une source militaire à l'AFP sous couvert de l'anonymat. Une source proche du ministère de la Défense a confirmé. Les mutins faisaient partie des militaires qui ont commencé à protester en tirant en l'air dans la matinée.

 

Les mutins se sont notamment postés sur "la grande voie  qui traverse Yamoussoukro", la route nationale qui relie Abidjan au nord du pays, selon un autre témoin.     "J'ai préféré rentrer chez moi. Ils volent des véhicules", a affirmé à l'AFP un habitant Koffi Germain.     Nous nous cachons, il y a beaucoup de tirs", a précisé un fonctionnaire sous couvert de l'anonymat. 

 

Lavane Murphy avec AFP

Un nouveau soulèvement militaire parti de Yamoussoukro secoue la Côte d’Ivoire depuis mardi matin, au lendemain du règlement d’une partie des primes réclamées la semaine dernière par des mutins issus des forces armées.

Le mouvement de protestation armé qui s’est déclenché mardi 17 janvier au matin a pour épicentre Yamoussoukro. Il a d’abord pris forme au centre d’instruction et de formation militaire de Zambakro situé à moins d’une dizaine de kilomètres de la capitale. Les mutins ont attaqué l’armurerie du camp et en ont emporté les armes. Des témoins ont ensuite décrit des militaires excités à bord de véhicules tout terrain tirant en l’air dans la ville en faisant des rodéos.

 

« Ce matin, une cinquantaine d’hommes a quitté le camp à bord de véhicules 4X4 pour se rendre en ville afin d’exprimer leur mécontentement de ne pas avoir été pris en compte dans le paiement des primes » octroyées récemment à leurs frères d’armes, a confié à Jeune Afrique un militaire joint à Zambakro.

 

Un mouvement qui fait tâche d’huile

 

À la suite de la mutinerie des 6 et 7 janvier qui a secoué Bouaké et plusieurs casernes du pays, le gouvernement aurait mobilisé plus de 36 milliards de F CFA pour payer des primes estimées à 12 millions de F CFA à chaque mutin. Un chiffre de 8 400 bénéficiaires a circulé sur un effectif total de 12 000 éléments.

 

« Ce sont ceux qui ont rejoint la rébellion en 2002 qui ont été pris en compte. Les contingents de 2006, 2007 et 2008 ne l’ont pas été. Ce sont ces derniers qui manifestent ce matin. Et ceux de 2011 et 2012 pourraient se joindre au mouvement », explique un officier de l’armée qui a requis l’anonymat.

 

Des gendarmes, corps d’élite, se sont joints aussi au mouvement en tirant en l’air dans plusieurs villes du pays, Man, Daloa, Yamoussoukro ou Dimbokro. Le mouvement pourrait se généraliser dans les heures qui viennent et s’étendre à d’autres forces de sécurité. Selon nos sources, une grogne serait en cours au sein de la police où des éléments exigeraient une augmentation de 83 000 F CFA et le paiement des retards de baux de loyers.

 

 

Baudelaire Mieu

Une mutinerie est en cours à Yamoussokro où les mutins occupent les locaux de la préfecture du 1er et du 2e arrondissement. Les policiers ont été délogés par les mutins.

Des tirs à l'armes lourdes sont entendus dans la capitale politique de la Côte d'Ivoire, Yamoussokro, et plus précisément dans la localité de Zambakro, au sein de l'école des forces armées de Zambakro.

Les commerces sont fermés.

Les mutins demandent 12 millions de francs CFA, tout comme les mutins issues de l'ex-rébellion.

Narita Namasté