Abidjan a été le théâtre d'un accident grave et spectaculaire ce jeudi 14 décembre au matin. Un hélicoptère léger de type Alouette s'est écrasé peu après son décollage dans la zone de l'aéroport. L'engin est tombé sur une boutique dans une rue du quartier populaire de Port Bouët / Gonzagueville.
C'est un enchevêtrement de tôles d'acier et de briques, mais le spectaculaire accident de cet hélicoptère de type Alouette a fait plus de peur que de mal. A 11h30 ce jeudi matin, au moment du décollage, l'appareil avec deux personnes à son bord semble perdre de sa stabilité alors qu'il survole le quartier Jean Folly de Port Bouët.

Les témoins décrivent un hélicoptère tournoyant de manière incohérente, avant de perdre de l'altitude et de finalement s'écraser contre une boutique dans une ruelle. Dans cette enseigne de téléphones et d'appareils électroniques se trouvent alors deux personnes : une vendeuse et un client.

Quatre blessés

Très vite, les secours arrivent sur place, tandis que la population porte assistance aux quatre victimes. Trois sont blessées légèrement, la quatrième est plus sérieusement touchée à la tête. Toutes sont conduites vers l'hôpital de la Pisam. L'hélicoptère appartenant à une société privée, Ivoire Hélicoptère, est hors d'usage. Il servait apparemment à faire de l'épandage sur les cultures.

Déjà il y a deux mois dans le même secteur, un avion-cargo Antonov s'était abîmé en bord de mer. Le bilan était cette fois plus grave : quatre morts et six blessés.

On rentrait lorsqu'on a vu l'hélicoptère en train de tourbillonner, et puis on a entendu un grand "boum". [...] Il y avait en tout quatre blessés : les deux du magasin plus les deux qui étaient dans l'hélicoptère.
Après le crash d'un hélicoptère à Port Bouët
14-12-2017 - Par Frédéric Garat

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A New York, l'assemblée générale de la CPI a activé ce quatrième chef d'inculpation, envisagé depuis plusieurs années, mais faisant l'objet d'intenses débats puisque le « crime d'agression » concerne les attaques d'un pays contre un autre. Jusqu'à présent, seuls les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre, et les génocides étaient considérés par la CPI, qui regroupe actuellement 123 pays.

 

Prévus dans les statuts initiaux de la CPI, les « crimes d'agression » ont toujours été un sujet épineux : il s'agit de reconnaître l'attaque de la souveraineté d'un pays par un autre, et de désigner des coupables présumés parmi ses dirigeants.

 

En 2010 déjà, une conférence à Kampala avait déjà permis de mieux définir le concept de « crime d'agression ». Mais 89 pays avaient refusé de ratifier les amendements alors élaborés. Sept ans plus tard, un consensus a pu être trouvé, mais on est encore loin d’une unanimité enthousiaste. Surtout, chacun interprète ce nouveau dispositif à sa guise et certains semblent espérer un fonctionnement à la carte.

 

« Quand vous êtes membres de la CPI, vous pouvez à propos de ce crime d’agression accepter ou non, à la carte, véritablement, que la cour soit compétente, explique Jean-Louis Gilissen, avocat belge travaillant dans les juridictions internationales et plus particulièrement avec la Cour Pénale Internationale. Vous pouvez donc refuser que la cour soit compétente, mais vous pouvez aussi y émettre des conditions. Vous pouvez dire : "moi je considère que la Cour pénale que nous avons créée ensemble peut faire usage du crime d’agression, mais pas vis-à-vis de mes ressortissants." »

 

Une question de dissuasion

 

Pourtant si les Etats-Unis ou la Russie ne sont pas par exemple membres de la CPI, si la France ou le Royaume-Uni ont exigé de ne pas être engagés par ce nouveau principe, une entrée de leurs armées sur le territoire d’un pays signataire pourrait bien faire l’objet de poursuites. Cette évolution du champ d’action de la justice internationale peut-elle alors avoir un effet préventif et dissuasif ?

 

Pour Jean-Louis Gilissen, la réponse est oui : « Je suis intimement persuadé que le fait même de l’existence de ce crime d’agression, en tant que crime activé pouvant devenir effectif, va déjà avoir un effet extrêmement préventif. Il y a un ensemble de chefs d’Etat qui vont réfléchir à deux fois, et sans doute même à trois, avant d’amener un ensemble d’actes de violences, de recours à la force armée. »

 

« Et puis, poursuit l’avocat, l’humain étant ce qu’il est, ceux qui décideront de le faire pourraient avoir des surprises puisque cela peut concerner non seulement des Etats membres de la CPI, mais aussi les militaires d’un Etat non membre de la CPI, mais qui agiraient dans le cadre d’une invasion sur le territoire d’un Etat membre de la CPI. Donc ceux qui ne signent pas, ceux qui n’acceptent pas l’activation pour eux ou pour leurs ressortissants de ce crime pourraient quand même un jour le voir appliquer à leurs forces armées. »

 

En Afrique, en Europe de l’Est ou au Moyen-Orient ces dernières années, plusieurs pays pas forcément membres de la CPI ont vu des troupes étrangères intervenir sur le sol.

 

Grégoire Pourtier

Bâtie sur un site de 4,5 hectares avec une superficie d’environ 36 000 mètre carré, le Centre hospitalier universitaire (Chu) d’Angré d’un coût de 34 milliards, a été inauguré,  ce vendredi 15 décembre 2017. Il faut rappeler que cet hôpital est un  don du Président Laurent Gbagbo. Ce,  grâce à un fonds spécial du déchet toxique. Il attendait offrir aux populations ivoiriennes un hôpital ultramoderne avec des  équipements utra-modernes. Le projet du Centre hospitalier universitaire d’Angré a démarré depuis 2009 sur financement du fonds d’indemnisation des victimes de déchets toxiques. Le Chu d’Angré à la base était un Chr avant de migrer en Chu suite à la volonté du Président Laurent Gbagbo de renforcer les infrastructures sanitaires du pays. Ce Chu comprend entre autres, un cabinet dentaire, un amphithéâtre et une  salle de travaux dirigés, un bâtiment d’hospitalisation et de Chirurgie  et une morgue et hospitalisation-médecine…

Enise Kamagaté

Le journaliste-écrivain et analyste politique ivoirien André Silver Konan a été invité à prononcer une conférence inaugurale, le jeudi 14 décembre 2017, à l’Université catholique d’Afrique de l’ouest (UCAO) d’Abidjan, à l’occasion de la rentrée académique de l’Institut supérieur de la communication (Iscom). Ci-dessous sa déclaration liminaire.

Interrogé pour donner le nom de trois journalistes de télé publique, une étudiant n’a pu donner que le nom que d’une journaliste et un autre celui d’un ancien journaliste. Dans un amphithéâtre de deux cent étudiants, nous n’avons pu avoir le nom d’un troisième journaliste de la RTI. Aucun étudiant parmi vous, n’a pu donner le nom d’un seul journaliste de télé privée en Côte d’Ivoire. Enfin, un étudiant a pu trouver le nom de trois journalistes de la presse publique, tous de la génération partie à la retraite dont deux sont d’ailleurs enseignants ici à l’UCAO. Cet exercice que je vous ai fait faire, à l’entame de cette conférence inaugurale n’est pas vain, vous saurez pourquoi tout à l’heure.

Mon commentaire

Je vais vous faire part de mon propre commentaire, en rapport justement avec le thème qui nous réunit ici, à savoir « Etat de la liberté des médias en Côte d’Ivoire ». Etant entendu que, pour nous, il faut comprendre par médias, tout l’ensemble de la presse audio, visuelle, numérique et imprimée.

Si presque tous, vous ne connaissez pas le nom de nombreux journalistes de la télé publique, l’explication est simple. Vous ne regardez pas la RTI. Si vous n’avez pas pu donner un seul nom d’un journaliste de télé privée en Côte d’Ivoire, la raison est aussi toute simple : nous sommes dans un pays encore marqué par un monopole des médias publics. La Côte d’Ivoire est l’un des rares pays d’Afrique de l’ouest où la libéralisation de l’espace audiovisuel n’est pas encore une réalité, en dépit des déclarations publiques de bonnes intentions des dirigeants. La vérité est qu’au-delà de la transition vers le numérique brandie comme explication, les pouvoirs publics ont peur de l’émergence de télés politiques privées qui viendraient mettre un terme à la pensée unique prônée depuis toujours par et dans les médias d’Etat. Mais cette peur ne se justifie pas, pour deux raisons.

Première raison : les pays d’Afrique de l’ouest qui ont libéralisé leur espace audiovisuel depuis plusieurs années, ne subissent pas de révolution populaire (puisque c’est ce dont nos dirigeants ont le plus peur), depuis tout ce temps. Pour dire que le ciel de la démocratie n’est tombé sur la tête d’aucun dirigeant dans ces pays.

Deuxième raison et je vais poser une autre question. Répondez sans avoir peur, nous sommes entre nous, d’abord entre intellectuels, ensuite entre communicateurs et/ou futurs journalistes. Un journaliste ne saurait avoir peur de sa propre opinion. Pour mettre tout le monde à l’aise, j’aimerais que ceux qui pensent que le pays marche comme ils le souhaitent, en matière de liberté et de démocratie, lèvent la main et que ceux qui pensent que le pays ne marche comme ils le souhaitent, toujours en matière de liberté et de démocratie ou qui n’ont pas d’opinion à exprimer sur la question, ne lèvent pas les mains.
J’ai posé cette question, ce n’est pas pour faire de la politique mais juste vous démontrer qu’en dépit du monopole total des médias d’Etat, en Côte d’Ivoire, l’opinion publique politique n’est pas totalement acquise aux autorités en place. A preuve : dans cet amphithéâtre, aussi surprenant que cela puisse paraître (parce que je m’attendais quand même à avoir des mains en l’air), personne n’a levé la main, pour marquer son adhésion à la politique conduite par le pouvoir, en matière de liberté et de démocratie. En clair, les reportages institutionnels de la RTI ne suffisent pas à former l’opinion politique du grand public en Côte d’Ivoire.
Pour ces deux raisons, il est à la fois vain et inconséquent de maintenir l’état actuel de caporalisation des médias. Surtout que cette caporalisation fait perdre des points, au pays, au classement mondial de la liberté de la presse.

En effet, quand bien même ce classement s’est nettement amélioré (et j’expliquerai pourquoi), ces dix dernières années, la Côte d’Ivoire fait toujours partie des pays qui n’offrent pas un libre accès aux médias.
2009 : la Côte d’Ivoire est classée 104è au tableau de la liberté de la presse, sur 170 pays.
2011 : 118è
2012 : 159è, un record ! Qui peut nous expliquer pourquoi ? Vous le comprendrez aisément, la crise postélectorale est passée par là.
2015 : 86e
2016 : 86è
2017 : 81è

Le champion africain en matière de liberté de la presse en 2017 est la Namibie. Classement mondial : 24è, soit 57 points entre elle et la Côte d’Ivoire. 57 points. La Namibie est suivie du Ghana 26è, du Cap Vert 27è, de l’Afrique du Sud 31è, du Burkina Faso 42è. Tenez-vous bien, le Burkina Faso est classé avant les Etats-Unis 43è, et après la France 39è et le Royaume-Uni, 40è. A la tête du classement mondial se trouve la Norvège et au bas de ce classement, la Corée du Nord, précédée de l’Érythrée. En Afrique, la Côte d’Ivoire vient après les pays que j’ai cités plus tôt, mais aussi après le Botswana, la Mauritanie, Madagascar, le Sénégal, le Niger, la Guinée-Bissau et le Bénin.

Mais pourquoi la Côte d’Ivoire a ce rang peu honorable ?

Bien sûr, j’ai relevé plus haut la caporalisation des médias publics qui est l’un des facteurs. Mais il y a aussi les violations qui touchent directement à la fois l’intégrité déontologique, physique et constitutionnelle du journaliste. Je vais donner juste trois faits récents qui vont accréditer ma position que je développerai.

12 février 2017 : six journalistes et directeurs de publication des journaux suivants : Notre Voie (proche du FPI – tendance Affi N’guessan), Le Temps (proche du FPI, tendance Aboudramane Sangaré), Soir Info et L’Inter (indépendants) sont arrêtés, détenus à la gendarmerie, puis libérés deux jours plus tard. Le parquet les accusait d’avoir divulgué de fausses informations et d’avoir incité des soldats à la révolte. Rappelez-vous, c’était l’époque des mutineries et ces médias avaient déclaré qu’un accord financier avait été trouvé entre les mutins et le gouvernement. Nous sommes tous dans ce pays, et chacun sait qu’en dépit des négations, de l’argent a été versé aux mutins.

23 avril 2017 : Un journaliste politique est suspendu de ses fonctions au quotidien L’Expression (proche du RDR) après un article paru à la « une » de son journal, qui avait pour titre : « Président l’heure est grave – Attention à la bombe sociale !»

07 octobre 2017 : un journaliste du site d’informations ‘’ IMatin.net ‘’ est battu par des hommes en tenue militaire commis à la sécurisation du déguerpissement des environs de l’abattoir de Port-Bouët.
Que retenir de ces trois faits, qui ne sont pas exhaustifs ? Eh bien, que certaines personnes veulent réduire au silence des journalistes qui essayent soit de dévoiler des informations tenues secrètes et que le public a le droit de savoir (au nom du droit du public à l’information et au nom du devoir d’information du journaliste), soit d’interpeller le pouvoir sur des situations que vivent des Ivoiriens. C’est comme si on disait aux journalistes : « Circulez, il n’y a rien à voir ici, fermez vos grandes gueules, il n’y a rien à dire ici ».

En cela, le pouvoir du RHDP a juste changé de style, comparé à celui du FPI. Il y a dix ans, vous étiez encore très jeunes, c’était le déchirage des journaux, alors proches de l’opposition. C’était stupide, mais des partisans du pouvoir le faisaient quand même. Ils arrivaient dans un kiosque à journaux, ils arrachaient les journaux proches de l’opposition, les déchiraient et s’en allaient. Il y avait le saccage ou l’incendie des rédactions jugées non favorables au pouvoir de Laurent Gbagbo. C’étaient des méthodes violentes, voyantes. Aujourd’hui, les méthodes sont moins voyantes, donc plus sournoises. C’est une subtile chape de plomb qui pèse sur la presse, avec le pouvoir RHDP.

Et on en revient à notre exercice du départ. Pourquoi aucun parmi vous ne connait de journalistes presse célèbres de la nouvelle génération ? Parce que pour être célèbre dans la corporation des journalistes, il faut toucher du doigt les problèmes de la majorité, or la chape de plomb empêche bien de journalistes d’aller au fond des faits. Ils ont peur, comme de nombreux Ivoiriens d’ailleurs qui ne sauront pas dire pourquoi ils ont peur de parler, de qui ou de quoi ils ont peur. Les gens l’ignorent, mais plusieurs journalistes sont en exil depuis l’avènement du pouvoir RHDP et ce n’est pas un exil en rapport avec la crise postélectorale. Non, ces journalistes sont souvent issus de rédactions pourtant favorables au pouvoir, mais ils ont préféré partir à cause de la chape de plomb mais aussi de menaces directes qu’ils ont reçu. Qui menace les journalistes ? Qui les empêche de dire, d’écrire ce qu’ils voient ou entendent ? Très peu de journalistes exerçant dans une rédaction nationale pourront vous le dire avec précision, ils préfèrent se réfugier dans le silence de l’autocensure.

Menace sur la liberté d’expression

Mais plus grave encore, en mai dernier, le gouvernement a tenté d’étendre la sphère de l’autocensure à tout le monde. Je dis bien, tout le monde, c’est à dire, vous, vos enseignants, vos parents, vos amis, tout le monde.

En effet, une nouvelle loi que nous avons combattue et qui a d’ailleurs été retirée à l’assemblée nationale, disait : « Est puni d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de 300 000 à 3 000 000 de FCFA, quiconque par voie de presse ou par tout autre moyen de publication : incite au vol et au pillage, au meurtre, à l’incendie et à la destruction (…), à toutes formes de violences exercées à l’encontre de personnes physiques et morales (…) ; incite à la xénophobie, à la haine tribale, à la haine religieuse, à la haine raciale et à la haine sous toutes ses formes ».
Le postulat de protection des individus contre le vol, le meurtre, la haine, etc. est beau et juste, j’y suis favorable, mais quelque chose ne vous a pas échappé dans cette phrase ?
Ce petit amendement de quelques lignes s’il passe un jour, constituera un recul historique pas seulement de la liberté de la presse, mais surtout de la liberté d’expression. En effet, il pose trois problèmes. Un : il vise quiconque, donc tout le monde et pas seulement des journalistes. Deux : il vise « tout autre moyen de publication », donc vos murs, nos murs Facebook, les groupes Whatsapp, même vos affichages dans vos quartiers. Trois : le contenu qu’on donne « à la haine sous toutes ses formes » est malicieux. C’est un long serpent de mer juridique comme « l’offense au chef de l’Etat » qui fait partie des facteurs qui continue de plomber notre classement au tableau de la liberté de la presse. La justice a souvent arrêté des journalistes pour « offense au chef de l’Etat », mais ceci est une hérésie de droit.

En effet, ce qui serait offensant pour moi, n’est pas forcément offensant pour le chef d’Etat et pire, un procureur ne peut pas décréter qu’un article est offensant pour le chef de l’Etat, puisque le sentiment d’offense est personnel.

Pour conclure, je dirais que nous sommes au 21è siècle, la Côte d’Ivoire est classée 81è au tableau mondial de la liberté de la presse, c’est un bon prodigieux comparé à notre classement, il y dix ans. Certaines personnes peuvent en être fières, eh bien moi non. Parce que je suis de ceux qui pensent que l’Africain de notre génération doit radicalement se défaire de son art de se contenter de peu !

Suspendu, pour raisons de congés judiciaires, le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé à la Cour pénale internationale (CPI) reprendra, son cours en mi-janvier 2018. Si pour de nombreux observateurs politique ne procès tend vers sa fin, il n’en est en réalité pas question. Pour Me Dadjé Rodrigue, Avocat des pros-Gbagbo, il faudra attendre encore un an pour connaitre le verdict final.

 

 Selon Me Dadjé Rodrigue, le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé à la CPI pourrait durer encore une année avant l’annonce du verdict. Ainsi, les pro-Gbagbo ou encore certains observateurs qui avait prédit la fin de ce procès pour 2018 devront encore attendre au moins un an.

 

« Les juges veulent avoir une idée claire pour mieux apprécier les choses. « Si les juges sentent le besoin de confronter le Général Kassaraté ou un autre  à Mangou, ils le feront pour l’heure, je crois qu’ils estiment qu’il y a trop de contradictions entre les dépositions de Mangou et Detho Letho. Il faut compter un an encore pour espérer voir ce procès s’achever», a déclaré un des avocats de Défense des Pro-Gbagbo.

 

Christ Boli 

Le procès de Michel Gbagbo, pour « divulgation de fausses nouvelles » a été renvoyé au vendredi 12 janvier 2018. Ainsi en a  décidé, ce vendredi 15 décembre 2017,  le Ministère public du tribunal de première instance du Plateau. Ce nouveau renvoi est intervenu à la demande de Maître Dadjé Rodrigue, avocat de Michel Gbagbo.

Michel Gbagbo en présence de Maître Dadjé 

Maître Dadjé  a motivé sa requête pour des raisons de santé et a obtenu ce renvoi. Pour rappel, Michel Gbagbo  est poursuivi en même temps que Laurent Despas, Directeur et propriétaire du site d’information en ligne Koaci.com. Tous deux ont été interrogés par la Brigade de recherches de la gendarmerie et le Procureur de la République, Adou Richard. Ce, suite à une interview que Michel Gbagbo a accordée au site d’informations générales Koaci.com. Une interview publiée le 3 mai 2016 à travers laquelle, Michel Gbagbo a soutenu qu’au moins « 250 prisonniers politiques étaient encore détenus dans les prisons et 300 autres ont été inculpés suite à la crise postélectorale de 2011 ». Sans oublier de mentionner au cours de cette même interview, les personnes portées disparues. Par ces propos, Michel Gbagbo venait d’apporter un démenti aux déclarations d’Alassane Ouattara qui a soutenu de son côté qu’il n’y avait plus de détenus de la crise postélectorale dans les prisons. Mais la version des faits de Michel Gbagbo, dénonçant l’existence de prisonniers politiques proches de Laurent Gbagbo, lui a valu d’être poursuivi pour « diffusions de fausses nouvelles ». Conjointement à Laurent Despas, Directeur du site d’information en ligne Koaci.com qui a publié ladite interview.

Marcel Dezogno

La détention de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale (Cpi), à la Haye, continue de susciter des réactions tant du côté de la Communauté internationale que de ses amis proches. Les dernières publications de Médiapart n’ont pas laissé indifférent l’ancien délégué Afrique du Parti socialiste français, aujourd’hui adjoint au maire de Vitry sur Seine et compagnon de longue date du célèbre prisonnier. Dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accordé, lors d’une manifestation de la diaspora togolaise à Bastille, Guy Labertit revient sur cette incarcération qu’il juge arbitraire et ne manque pas d’indexer l’ancien procureur Louis Moreno Ocampo, l’actuel président, Alassane Ouattara, et l’ex-président français, Nicolas Sarkozy.

Monsieur Guy Labertit, il n’y pas longtemps des médias français ont sorti des dossiers concernant la détention de votre ami Laurent Gbagbo que certains jugent arbitraire. Qu’en est-il aujourd’hui après ces révélations qui menacent la crédibilité de la Cour?

Je suis membre du Parti socialiste et adjoint au maire de la première ville du Val de Marne, Vitry. Ce n’est pas en tant qu’ami de Laurent Gbagbo que j’interviens, mais en tant qu’analyste de la situation. Je constate d’abord que ce ne sont pas les médias français qui ont sorti des choses mais c’est à la charte européenne que les pratiques du procureur Ocampo à la CPI ont été mises à la lumière. A savoir ces trafics financiers avec ses comptes offshores et aussi les conditions dans lesquelles, il a fait procéder à l’arrestation du président Gbagbo en violant, d’ailleurs, tous les principes du droit international avec le soutien diplomatique de la France à l’époque. Je crois que c’est ça qui a été révélé. Aujourd’hui, on voit où en est le procès. On voit que depuis maintenant deux ans, les témoins à charge du procureur ont fini pratiquement de défiler et qu’il n’y a pas une seule charge qui a été retenue pouvant conduire à une condamnation pénale du président Gbagbo. Je considère donc qu’aujourd’hui tout le travail que nous avons fait pour dénoncer les conditions de son arrestation et tout ce qui s’était passé se trouvent parfaitement justifié. Je dis hélas, pour lui, puisqu’il est enfermé injustement depuis six ans et demi. On a eu à faire un grand battage médiatique. Mais, au fond, quand on est devant la justice, devant un procès on se rend compte qu’il n’y a aucune charge. Pourtant, tous les témoins à charge ont défilé à la Haye.

Malgré tout, sa demande de liberté provisoire est toujours rejeté, et il est maintenu en détention . Que compte faire l’Union européenne et la France ?

Je ne suis pas habilité à parler de ce que fera l’Union européenne ou même la France. Ce que je sais en tous cas, c’est que les plus hauts responsables d’Europe et de France, y compris le Président Emmanuel Macron sont parfaitement au fait de cette situation, et c’est à eux de faire leur choix politique. Je crois que le développement des faits, le regard de l’histoire montre que les positions que j’ai défendues depuis pas mal d’années, se trouvent confortées par la réalité et la vérité. C’est tout ce que je puis dire. Maintenant, que les responsables politiques au plus haut niveau prennent eux-mêmes leur responsabilité. Je sais aussi que certains chefs d’Etats d’Afrique ont clairement exposé leur gêne vis-à-vis de cette Cpi. D’ailleurs, l’Union africaine, globalement, a pris une décision de délibération disant qu’il fallait s’en retirer. Chaque Etat devant prendre ses responsabilités, ça c’est une chose. Deuxièmement, au niveau des puissances européennes et notamment de la France, qui a quand même contribué à la création de cette situation, il est temps que les nouvelles autorités, puisqu’on parle d’un monde nouveau, prennent leur responsabilité sinon, on pourrait être tenté de croire qu’au fond, c’est la même politique dans de vieilles marmites qui est exécutée par des gens qui se présentent comme étant d’un monde nouveau.

Propos recueillis par Paulin Gessler à Paris

Affaire « divulgation de fausses nouvelles » : Michel Gbagbo devant le juge ce vendredi 15 décembre

Poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles », Michel Gbagbo comparaît, ce vendredi 15 décembre 2017, devant le tribunal de première instance du Plateau. Cette information a été est confirmée par Michel Gbagbo dont le dossier judiciaire est instruit depuis le mercredi 25 mai 2016. Au terme du renvoi d’accusation, il est poursuivi en même temps que Laurent Despas, Directeur et propriétaire du site d’information en ligne Koaci.com. Tous deux ont été interrogés par la Brigade de recherches de la gendarmerie et le Procureur de la République, Adou Richard. Ce, suite à une interview que Michel Gbagbo a accordée au site d’informations générales Koaci.com. Une interview publiée le 3 mai 2016 à travers laquelle, Michel Gbagbo a soutenu qu’au moins « 250 prisonniers politiques étaient encore détenus dans les prisons et 300 autres ont été inculpés suite à la crise postélectorale de 2011 ». Sans oublier de mentionner au cours de cette même interview, les personnes portées disparues. Par ces propos, Michel Gbagbo venait d’apporter un démenti aux déclarations d’Alassane Ouattara qui a soutenu de son côté qu’il n’y avait plus de détenus de la crise postélectorale dans les prisons. Mais la version des faits de Michel Gbagbo, dénonçant l’existence de prisonniers politiques proches de Laurent Gbagbo, lui a valu d’être poursuivi pour « diffusions de fausses nouvelles ». Conjointement à Laurent Despas, Directeur du site d’information en ligne Koaci.com qui a publié ladite interview. Ce procès qui devrait avoir lieu le vendredi 20 octobre 2017, avait été reporté sine die par une ordonnance de vacation.

Marcel Dezogno

Trois mois après la nomination d'Henriette Diabaté à la tête du Rassemblement des républicains (RDR), la mise en place de la nouvelle direction du parti au pouvoir se poursuit. Les noms des secrétaires généraux adjoints ont été dévoilés mercredi. Cette liste de 56 personnalités comprend plusieurs proches de Guillaume Soro.

Nommé mi-novembre vice-président du parti chargé de la région du Tchologo, le président de l’Assemblée nationale voit donc cinq membres de sa garde rapprochée le rejoindre : Sidiki Konaté (chargé des relations avec les communautés), Alain Lobognon (chargé de la prospection et de l’innovation), Affoussiata Bamba Lamine (citoyenneté et intégration), Celestine Tazere Olimbe (société civile) et Issiaka Fofana, l’ex-DG de la Lonaci limogé en juillet (relations avec les groupes sociaux professionnels). Tous ont déjà occupé des fonctions au sein du RDR.

Plusieurs ministres du gouvernement (Adama Koné, Sidiki Diakité et Ly-Ramata Bakayoko) et quelques conseillers à la présidence (comme Abdourahmane Cissé) font également partie des secrétaires généraux adjoints nommés mercredi 13 décembre. C’est aussi le cas du nouveau directeur général du Conseil café-cacao (CCC), Yves Brahima Koné, et de sa prédécesseure à ce poste, Massandje Touré-Litsé.

De nouvelles nominations attendues

Au total, près de 90 personnalités ont intégré la nouvelle direction du RDR depuis le congrès de septembre. Et ce n’est pas terminé. « Dans les prochains jours, une liste additionnelle d’une trentaine de conseillers spéciaux, avec rang de secrétaire général adjoint, sera publiée. Enfin, une centaine de secrétaires nationaux seront bientôt nommés », explique Mamadou Touré, le porte-parole du parti.

Alors que les tractations en vue de la formation du parti unifié se poursuivent, ces nombreuses nominations ne risquent-elles pas de compliquer la fusion entre le RDR et le PDCI ? « Pas du tout. Les deux partis se restructurent de manière assez similaire, ce qui pourra faciliter la fusion », assure Mamadou Touré.

Début décembre, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont mis en place un comité de haut niveau dont la mission sera de proposer des textes et un chronogramme de mise en place des structures du futur parti unifié. Un comité composé de six personnalités du PDCI, six du RDR, trois de l’Union pour la démocratie et la paix (UDPCI d’Albert Mabri Toikeusse), un de l’UPCI (Union pour la Côte d’Ivoire) et un du PIT (Parti ivoirien des travailleurs) mais dans lequel ne figure pas Guillaume Soro.

Jeune Afrique

 

L'Etat islamique menace de frapper les Etats-Unis

Thursday, 14 December 2017 11:32 Written by

L'Etat islamique (EI) menace de commettre des attentats sur le sol américain après la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, selon un compte du groupe islamiste sur le réseau de messagerie internet Telegram.

 

Dans un message intitulé "Attendez-nous" et "L'EI à Manhattan", le groupe dit qu'il va mener des opérations et présente des images de Times Square ainsi que de ce qui semble être une ceinture explosive et un détonateur.

 

"Nous mènerons encore plus d'opérations sur votre terre, jusqu'à la dernière heure, et nous vous brûlerons dans les flammes de la guerre que vous avez déclenchée en Irak, au Yémen, en Libye, en Syrie et en Afghanistan. Vous n'avez qu'à attendre", poursuit le message. "Votre chien Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d'Israël, nous allons reconnaître les explosifs comme la capitale de votre pays", ajoute-t-il.