LAURENT GBAGBO RACONTE LE 18 FEVRIER 1992

[Laurent Gbagbo est refugié au sous sol d’un immeuble du Plateau]: "Des militaires sont arrivés. Ils m’ont encerclé. Il y en a un qui a sorti son pistolet automatique qu’il a pointé vers moi. [Ceux qui ont lu mon compte rendu de la cérémonie de commémoration de cette date qui s’est déroulée à Accra avec les cadres FPI comprenne qu’il s’agit de Detho Letho].
"Je l’ai regardé avec beaucoup de détachement et de pitié. Seigneur, pardonne leurs car ils ne savent pas ce qu’ils font". [Laurent Gbagbo lui pardonnera en effet puisque ce même Detho sera promu General et chef des opérations terrestres de l’armée ivoirienne].
"Sur ce est arrivé un groupe de gendarmes [hommage au Colonel Baté, aujourd’hui à la retraite qui conduisait ce groupe de gendarmes] qui a bousculé les militaires, m’a encerclé ; et m’a protégé. Ils m’ont extrait du sous sol pour me conduire au commandement supérieur de la gendarmerie qui n’était pas loin. Les militaires aboyaient, hurlaient ‘’ tuez le ! Tuez-le ! On veut le tuer !’’.
"Quand je les regardais hurler je me disais c’est comme cela que sont morts Lumumba et Ben Barka’’.
"C’était ma seule pensée. Ce jour la, j’ai cru que les militaires allaient prendre le pouvoir car s’ils me tuaient, il y allait avoir la réplique de la rue. Pour éviter d’être jugés, ils allaient devoir prendre le pouvoir pour se protéger eux-mêmes."

SIMONE LA COMBATTANTE

« Mon épouse m’a raconté plus tard qu’au même moment on criait : ‘’ tuez la !’’. "Elle a été battue jusqu'à ce qu’elle perde connaissance. Transportée au camp Gallieni, elle y a été encore plus sauvagement battue. Quand elle s’est réveillée, elle était à l’hôpital avec les vertèbres cervicales endommagées. Elle nous a rejoints plus tard en prison avec une minerve. Ce jour était pour moi un jour de tristesse en pensant à la Côte d'Ivoire, mais aussi un jour de gloire pour les combattants de la liberté et de la démocratie. J’étais convaincu que c’était le prix à payer pour que nous ayons la démocratie et le pouvoir. J’ai compris ce jour la que je serai Président de la République et que plus rien ne pouvait m’arrêter ».

Extrait du documentaire « Laurent Gbagbo, la force d’un destin 1945-2000 » du cinéaste Henri Duparc

Après la chute des prix du cacao en 2016, une partie de la production ivoirienne est en souffrance. Les exportateurs attendent des dédommagements et les producteurs entament une grève.

Dans le port d’Abidjan, les rues ont rétréci. Impossible de trouver un bout de trottoir vide. Partout sont garés des camions chargés de cacao. Des conducteurs somnolent, à l’ombre des essieux rouillés. Depuis novembre 2016, les ventes de fèves brunes sont quasiment bloquées.

 

« Mes quatre camions sont toujours immobilisés ! Et en brousse, nos magasins sont pleins à craquer. Avec la pluie, le cacao va pourrir », peste Raymond, un directeur de coopérative coincé depuis deux jours au port. La veille, les « rats du port » (surnom attribué aux voleurs) lui ont dérobé des sacs de fèves. Sans compter les camions loués qui sont facturés 50 000 francs CFA par jour de retard (76 euros). Comme lui, ils sont nombreux à pâtir de la situation : la filière cacao génère deux tiers des emplois et des revenus dans le pays, 50 % des recettes d’exportation et 15 % du PIB de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial.

 

Congestion dans les ports

 

Le blocage résulte d’une combinaison de facteurs imprévus, générés par la chute de 25 % du cours mondial du cacao en novembre. En espérant éviter de perdre de l’argent, de nombreux exportateurs ont annulé leurs ordres d’achats passés l’an dernier et portant sur environ 15 % de la production annuelle. Remis en vente, ce cacao congestionne les ports. Dépassé par la situation, le Conseil du Café Cacao (CCC), organe étatique chargé de contrôler et stabiliser la filière, a tardé à réagir.

 

Craignant de voir les planteurs perdre une partie de leur récolte, le syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) et d’autres associations, représentant 98 000 producteurs de cacao, ont entamé, mercredi 15 février, une grève illimitée pour exiger, entre autres, le règlement de la situation et une meilleure transparence de la filière.

 

« Le blocage est la faute du CCC qui n’a toujours pas dédommagé les exportateurs ! », s’exaspère Moussa Koné, président du syndicat. Le CCC décrète pour chaque saison un prix minimum que doivent toucher les planteurs. Fixé à 1 100 francs CFA le kilo (1,67 euro) « bord champs », ce prix oblige les exportateurs à vendre le kilo au-dessus de 1 800 francs CFA (2,74 euros) pour rentrer dans leurs frais. Mais avec la chute des cours à l’automne, le kilo s’échange actuellement autour de 1 300 francs CFA (1,98 euro) sur le marché international.

 

Dans le cas des ventes « spot », soit au cours du marché (une vente qui concerne entre 10 et 20 % de la production de cacao ivoirien, le reste étant vendu par anticipation, un an à l’avance), l’exportateur va donc perdre 500 francs CFA par kilo vendu. Le CCC est censé le dédommager de la différence, à l’aide d’un fonds de stabilisation et d’un fonds de réserve alimentés par l’argent de la filière pour servir en cas de coup dur. Mais la chute des prix mondiaux fin 2016 est si brutale que les dédommagements atteignent des sommes considérables. Il est question de plusieurs millions d’euros par semaine.

 

« On nous dit qu’il y a encore au moins 140 milliards de francs CFA (213,5 millions d’euros) dans le fonds de réserve, en plus des autres fonds de stabilisation. Alors pourquoi l’argent n’est-il pas débloqué ? », s’énerve Moussa Koné, qui craint que l’argent ne se soit envolé. « Ils sont incapables de sortir les 140 milliards, on ne sait pas pourquoi », confirme une source proche d’une institution financière en lien avec le CCC.

 

« Pas facile à siphonner »

 

Face à ce blocage systémique, le CCC a d’abord louvoyé. « Ils ont cherché à gagner du temps. Ils essaient simplement de sauver leur poste », déplore le dirigeant d’une grosse société d’exportation qui préfère rester anonyme. Il se veut pourtant rassurant : « Le fonds de réserve est détenu à la BCEAO [Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest]. Il faut une décision du conseil des ministres pour y avoir accès. L’argent ne peut pas être siphonné facilement ».

 

Le Conseil admet désormais qu’il y a eu un problème et affirme qu’il est en passe de le résoudre. « Les niveaux des stocks en région ont baissé de 20 % depuis janvier. Rien que dans les banques commerciales, nous avons assez pour payer les soutiens. La semaine dernière, nous avons payé 20 milliards de francs CFA aux exportateurs. Nous avons aussi raccourci les délais de paiement de trois semaines à moins de dix jours. », se félicite Massandjé Touré-Litsé, directrice du CCC.

 

En 2016, des exportateurs spéculateurs ont acheté par anticipation – au prix fort, sans contreparties et sans ligne de crédit – près de 400 000 tonnes de cacao de la saison actuelle, pensant que les cours allaient continuer de grimper. Aujourd’hui, ils se retrouvent en défaut de paiement sur près de 350 000 tonnes, selon Bloomberg. Le CCC, lui, avance des chiffres bien moins importants, et qui suscitent la méfiance de certains acteurs de la filière. « Les spéculateurs ont exploité les failles du système. Le CCC les a laissés faire et s’est aussi enrichi », estime notre exportateur. « Pour l’Etat, [ces défauts] représente une baisse de rentrée fiscale de plus de 120 milliards de FCFA », calcule-t-il.

 

A ces 350 000 tonnes – dont 180 000 ont déjà été remises sur le marché, selon Bloomberg, et moins selon le CCC – s’ajoute une surproduction de 100 000 tonnes par rapport aux estimations du Conseil. « Cela fait près de 400 000 tonnes d’invendus, qui poussent encore davantage à la baisse du prix du marché », poursuit l’exportateur. S’il dit vrai, les invendus représenteraient 22 % d’une production annuelle de 1,8 million de tonnes environ.

 

Les exportateurs interrogés confirment que le CCC a commencé, très lentement, à payer une partie des dédommagements. En attendant, le cacao continue de pourrir en brousse et dans le port, alimentant le désespoir des planteurs. Qui ne sont pas au bout de leur peine. La saison prochaine, c’est le prix « bord champs » qui risque de chuter à son tour.

 

Charles Bouessel (contributeur Le Monde Afrique, Abidjan)

(2ÈME PARTIE) PROCÈS: Gbagbo et Blé Goudé: 17 Février 2017, Brédou M'Bia

RtiBengue
Ajoutée le 17 févr. 2017
https://www.youtube.com/watch?v=TltDoi3ftho

(3ÈME PARTIE) PROCÈS: Gbagbo et Blé Goudé: 17 Février 2017, Brédou M'Bia

RtiBengue
Ajoutée le 17 févr. 2017
https://www.youtube.com/watch?v=o6Ouzbfhgz0

(4ÈME PARTIE) PROCÈS: Gbagbo et Blé Goudé: 17 Février 2017, Brédou M'Bia

RtiBengue
Ajoutée le 17 févr. 2017
https://www.youtube.com/watch?v=cJ8u1XrzhcY

 

« Depuis le 11 janvier 2017, je ne suis plus le directeur général de la police. Je suis devenu un simple policier. La fonction est conférée par le chef de l'État. S'ils ont estimé qu'à un certain moment donné je ne fais pas leur affaire, on peut me démettre de mes fonctions » a-t-il expliqué.
« Vous avez suivi la récente actualité en Côte d'Ivoire. Tous les chefs des grands commandements ont été démis. Ça n'a rien à voir avec la crise postélectorale», a précisé l'Administrateur général de police à la barre de la CPI où il était entendu en tant que témoin de l'accusation dans l'affaire opposant l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et son ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé au procureur de ladite juridiction.

L'ancien patron de la police ivoirienne qui commandait cette institution pendant la crise postélectorale ivoirienne (novembre 2010 au 11 avril 2011) a été interrogé par le substitut du procureur Éric MC Donald sur le fonctionnement, l'identité des patrons et les attributions des unités d'intervention ainsi que les moyens d'intervention des services de police sous son commandement durant cette période.

« La Brigade anti-émeutes (BAE) est une unité à vocation de maintien d'ordre de même que la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) et la Brigade d'intervention de la préfecture de police d'Abidjan-BIPPA. La BAE avait des chars de maintien d'ordre, des pistolets et des revolvers. Il y avait quelques kalachnikovs, mais seulement une dizaine que les troupes utilisaient pour la sécurisation de leurs casernes qui était régulièrement attaquée à cette période», a expliqué l'Administrateur général de police qui a également soutenu que la CRS et la BIPPA elles aussi ne possédaient que des pistolets automatiques, quelques kalachnikovs et des grenades lacrymogènes.

« L'ensemble des fonctionnaires de police n'avaient pas d'armes de poing», a fait savoir Brédou M'Bia. Plusieurs rapports de police datant de la période de la crise postélectorale dont les teneurs n'ont pas été rendus publics, ont, par ailleurs, été présentés au témoin par le procureur. Le général Brédou M'Bia a reconnu sa signature sur certaines pièces et «s'est dissocié de la forme et de la teneur» d'autres rapports de police.

« Dans l'exercice de sa fonction, le fonctionnaire de police est tenu de faire un compte-rendu a son supérieur hiérarchique, avant, pendant et après chaque mission. C'est ce que j'ai rappelé à mes collaborateurs dans ces notes circulaires», a indiqué M. Brédou s'agissant des documents dont il a endossé la crédibilité en date du 23 novembre 2010.

Deux autres documents datés de la même période, n'ont pas été reconnus par le témoin et ont fait l'objet de deux huis-clos partiels de la cour qui a estimé que lesdits documents peuvent faire courir au général Brédou des risques « d'auto-incrimination».

Après cet interrogatoire du bureau du procureur, le général Brédou M'Bia sera entendu par le conseil des prévenus. L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé sont poursuivis devant la Cour pénale internationale pour 4 chefs de crimes contre l'humanité (Meurtres, viols, autres actes inhumains, persécutions) pendant la crise postélectorale ivoirienne de novembre 2010 à avril 2011. L'ancien chef d'État est détenu de la Haye depuis novembre 2011 et l'ex-patron des « jeunes patriotes ivoiriens» y est depuis mars 2014.

PIGLB/ls/APA

La descente aux enfers semble ininterrompue pour les ennemis du Président Laurent Gbagbo. Dernier en date, le milliardaire américain George Soros.
Ce gros financier de la Cour pénale internationale, ami du Président ivoirien Alassane Ouattara, est visé par une pétition qui appelle à le déchoir de sa nationalité américaine et à l’expulser des Etats Unis.
En effet, selon le journal russe en ligne Sputniknews.com, des milliers d'Américains ont signé une pétition appelant Donald Trump à priver de citoyenneté et à expulser du pays le milliardaire George Soros, qui, selon les signataires, cherche à cliver la société américaine.

Et toujours selon notre confrère, 9 000 personnes ont signé sur le site Change.org une pétition appelant le président américain Donald Trump à priver de citoyenneté le milliardaire américain George Soros, qui a déboursé des sommes importantes pour soutenir les protestataires anti-Trump à travers les États-Unis, selon de nombreuses fuites dans les médias.

« Président Trump, nous vous demandons d'expulser George Soros des États-Unis. Nous vous demandons d'interdire à George Soros et à tous les membres de sa famille de mener des affaires aux États-Unis et d'investir dans les fonds de politiciens corrompus », annonce le texte de la pétition.

Selon l'auteur de la pétition, Vanessa Feltner, George Soros, qui a également sponsorisé le Maïdan ukrainien et fourni une «assistance logistique» à Hillary Clinton, cherche désormais à semer la division au sein de la société américaine.

« Il a financé des émeutes où ont été blessés et tués des innocents, et leurs maisons ont été détruites. Nous avons vu qu'il avait sponsorisé des émeutes en Europe, et maintenant il menace l'Amérique. Soros est un monstre sans cœur qui veut détruire le monde entier et nous soumettre à ses conditions », a déclaré Vanessa Feltner à RT.

Et d'ajouter: « Soros avoue lui-même que la plus grande réussite à ses yeux est de détruire l'Amérique. Il est si riche qu'il peut corrompre les autorités et faire tout ce qu'il veut avec nous », s'indigne Vanessa Feltner, se référant à une citation tirée du livre de George Soros, « L'ère des erreurs », où le milliardaire écrit que « les États-Unis représentent le principal obstacle pour un ordre mondial stable et juste ».

Vanessa Feltner a promis de transmettre la demande à Donald Trump en personne dès que la pétition aurait recueilli plus de 10 000 signatures.

« Je transmettrai la pétition à Donald Trump, et puis j'en créerai une autre sur le site de la Maison Blanche. Nous sommes déterminés à arrêter Soros et à nous débarrasser des hommes politiques corrompus. Vidons le marais et jetons-les en prison », martèle l'auteur de la pétition.

Décrit par Wikileaks comme « l'architecte de chaque révolution et coup d'État des 25 dernières années », George Soros a accordé un soutien au coup d'Etat en Ukraine, selon des documents de la fondation Soros destinés à usage interne récemment tombés entre les mains de hackers.

George Soros a dépensé des millions pour sponsoriser Hillary Clinton. Il a également perdu au moins un milliard de dollars dans le sillage de l'élection surprise du candidat républicain.

George Soros, Chairman of Soros Fund Management, listens during a seminar titled Charting A New Growth Path for the Euro Zone at the annual International Monetary Fund and World Bank meetings September 24, 2011 in Washington, DC.

De nombreuses organisations qui comptent parmi leurs sponsors George Soros fournissent de l'«assistance logistique» aux protestataires anti-Trump à travers les États-Unis.

Au moins 56 organisations ayant pris part à la « Marche des femmes » étaient en partie financées par le célèbre milliardaire. Il s'agit, entre autres, de Planned Parenthood et du Conseil national de défense des ressources, structures connues pour leur opposition intransigeante envers le nouveau président des États-Unis Donald Trump, ou de MoveOn.org, organisation « farouchement pro-Clinton », et le National Action Network, salué par l'ex-locataire de la Maison Blanche Barack Obama.

Oumou Djeneba

Dans un entretien accordé à une chaîne de télévision algérienne mardi, le candidat à la présidentielle française a rectifié ses propos controversés sur la colonisation tenus en novembre. “Nous devons présenter nos excuses à celles et ceux qui ont subi la barbarie “, a-t-il déclaré.

En novembre dernier, il déclarait à l’hebdomadaire Le Point: « Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie. »

Mardi 14 février, le candidat Macron a rectifié le propos qui avait fâché les Algériens et entraîné une polémique sur les réseaux sociaux. Dans une interview accordée à la chaîne privée Echourouk News à l’occasion de sa visite express à Alger, il a déclaré : « La colonisation fait partie de l’histoire française et c’est un crime contre l’humanité ». 

« Je ne regrette pas mes propos de novembre dernier car ils ont été sortis de leur contexte. J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La barbarie fait partie d’un passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes », a-t-il précisé. 

Construire ensemble

« En même temps, ajoute-il, il ne faut pas balayer ce passé ». « La France a installé les droits de l’homme en Algérie, mais elle a oublié de les lire. C’est une jolie formule qui vaut pour l’Algérie pour expliquer cette période. Il y a eu des crimes terribles, de la torture, de la barbarie ».

Pour autant, Emmanuel Macron ne veut pas que les deux pays tombent dans « la culture de la culpabilisation » sur laquelle « on ne construit rien ». « C’est ce chemin de crête que je veux que nous prenions ensemble », explique-t-il.

Avec les responsables algériens, le candidat du Mouvement En Marche ! dit avoir évoqué la question de la mémoire commune entre la France et l’Algérie. « Il faudra réparer ces mémoires collectives tout en reconnaissant la responsabilité de l’État français et de ce qu’il a fait en Algérie ». 

Excuses officielles

Cinquante trois ans après l’indépendance de l’Algérie, le passé colonial est toujours considéré comme un dossier sensible et douloureux entre les deus pays. Le président français François Hollande, avait reconnu « les souffrances infligées par la colonisation au peuple algérien » dans une visite officielle à Alger en décembre 2012, mais sans présenter d’excuses officielles comme l’exige les politiques algériens.

Nadia Lamlili

 

(1ÈRE, 2ÈME, 3ÈME, 4ÈME, 5ÈME, et 6ÈME PARTIES) PROCÈS de Gbagbo et Blé Goudé: 16 Février 2017, Brédou M'Bia
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La Haute cour de justice burkinabè procédera bientôt à l’ouverture du procès sur le dossier de l’insurrection populaire d’octobre 2014. L’ancien président Blaise Compaoré est poursuivi. N’ayant pas répondu aux convocations, il sera jugé en son absence, annonce le parquet.

«La Haute Cour de Justice va statuer dans les semaines à venir sur le dossier de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014″, informe le Parquet général près la Haute Cour de Justice dans un communiqué parvenu à Burkina24, sans préciser de date exacte.

34 personnes sont poursuivies dans le « cadre de la répression sanglante des manifestants » les 30 et 31 octobre 2014. Il s’agit des membres du dernier gouvernement de l’ancien président Blaise Compaoré.

Cependant, 7 n’ont pas répondu aux convocations. Il s’agit de Kaboré Lamoussa Salif, ancien ministre des mines, Bembamba Marie Lucien de l’économie, l’ancienne ministre de l’éducation nationale Barry/Boly Koumba, l’ancien ministre chargé de missions Kouanda Assimi, Ouédraogo Salif ancien ministre de l’environnement et Ouédraogo Tinga Jérémy, ancien ministre des ressources animales.

La septième personne est Blaise Compaoré, en exil en Côte-d’Ivoire depuis le lendemain de l’insurrection populaire d’octobre 2014. A noter que ce dernier n’est pas poursuivi dans ce dossier en tant que Président du Faso, mais plutôt en tant que ministre de la défense à l’époque des faits. Le parquet avait annoncé qu’il ne serait pas poursuivi pour haute trahison et attentat à la Constitution parce que ces infractions n’ont pas été clairement définies par les textes.

Le parquet a indiqué que les sept absents «seront jugés en leur absence ».

Pour rappel, le 16 juillet 2015, tous les membres du gouvernement présents au Conseil des ministres du 21 octobre 2014 ayant adopté le projet de loi portant modification de la Constitution en son article limitant les mandats présidentiels, ont été mis en accusation devant la Haute cour de justice par le Conseil national de la transition pour « faits de coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinats et complicité d’assassinat ».

Burkina24

La Haye: Après examen des requêtes liées aux mesures de protection du témoin, la Chambre a décidé d’entendre P-46 sans qu’il reste anonyme. Brindou M’Bia, directeur général de la police ivoirienne jusqu’en janvier 2017, était entendu aujourd’hui dans le cadre de l’affaire Gbagbo-Blé Goudé.

Ce mercredi 15 février, la Chambre a rendu sa décision face aux demandes de protection du témoin P-46, rejetant certaines requêtes de son conseil, jugées « disproportionnées à l’égard de la publicité des débats » mais autorisant le recours au huis-clos partiel quand nécessaire, et notamment quand le témoin interviendrait sur des sujets pouvant lui faire courir un risque d’auto-incrimination (1). C’est donc à visage découvert que ce nouveau témoin est apparu dans le prétoire.

Un témoin au sommet de la hiérarchie

Brindou M’Bia, 62 ans, n’est autre que l’ancien directeur général de la police ivoirienne, nommé à cette fonction en 2008 sous la présidence de Laurent Gbagbo et démis en 2017 sous celle d’Alassane Ouattara. Ses fonctions « conférées par le chef de l’Etat » le liaient au ministre de l’intérieur à qui il devait rendre des comptes, ministre qui en référait lui-même au président. Brindou M’Bia exerçait dans les sommets de la hiérarchie.

Il a été remercié en janvier dernier après neuf ans de service. « Pourquoi ? » questionne le président Cuno Tarfusser. « En Côte d’Ivoire, les grands chefs de l’armée, de la police et de la gendarmerie ont été démis de leurs fonctions » répond-t-il. « Cela n’est donc pas lié à la crise postélectorale », poursuit Cuno Tarfusser. « Non » répond le témoin. Dans l’attente de sa retraite, il serait à présent « simple policier tout en conservant son grade ». Il a été remplacé par Youssouf Kouyaté.

Brindou M’Bia a également été commandant adjoint du CECOS (Centre de commandement des opérations de sécurité), dirigé par le général Guiai Bi Point. Une structure créée en 2005 « pour lutter contre la grande criminalité alors que nous étions en pleine crise », rassemblant la police, la gendarmerie et l’armée, et que les témoins mentionnent souvent en abordant la crise postélectorale et ses violences.

Inventaire des forces armées en présence

« Nous avons la chance d’avoir le patron de la police ivoirienne avec nous » a souligné le représentant du procureur Eric MacDonald, le questionnant sur « les missions de la police ». « Protéger la population et ses biens en zone urbaine » a t-il répondu laconiquement.

A travers son interrogatoire, l’accusation a cherché à en savoir plus sur les structures placées sous son autorité entre novembre 2010 et avril 2011. Elle a aussi cherché à établir l’organigramme des forces armées en présence : leur hiérarchie, leurs effectifs, leurs missions, leurs bases, leurs équipements, les armes dont elles disposaient, la façon de les identifier à travers leurs tenues et de reconnaître leurs véhicules sur le terrain.

Une batterie d’acronymes s’est ajoutée à cet inventaire auquel le témoin s’est plié avec calme : Compagnie républicaine de sécurité (CRS), Brigade spéciale de protection (BSP), Brigade anti-émeute (BAE), Détachement mobile d’intervention rapide (DIMIR), Compagnie d’intervention de la préfecture de police d’Abidjan (CIPPA). Il a également été invité à placer sur une carte d’Abidjan, les bâtiments auxquels sont rattachées ces structures.

Une audience en pointillé avec les huis-clos partiels

C’est enfin sur la question des rapports de police circulant « de la base vers le haut » que le substitut du procureur s’est penché. « Quelle est la place de ces rapports dans la discipline ? » a t-il demandé. « Il est très important pour un commissaire de faire des comptes-rendus à son supérieur après ses missions », a répondu le témoin. Comme avec le précédent témoin P-506, chef de district pendant les événements, MacDonald est revenu sur les bulletins d’information quotidiens (BQI), une synthèse journalière préparée par les commissaires de police, ainsi que sur les bulletins d’information spéciale (BQS) relatant un seul fait jugé important.

L’interruption prévisible et régulière de la déposition par des huis-clos partiels, souvent demandés par l’avocat conseil du témoin, a rendu la déposition difficile à suivre, obligeant le public du procès à lire entre les lignes. On a pu comprendre toutefois qu’entre des rapports non vus ou non signés par leurs destinataires ou des bulletins signés sans que leurs propres auteurs n’en aient eu connaissance, la chaîne d’information ait pu comporter quelques couacs. C’est peut-être ce que cherche à approfondir l’accusation.

(1) L’auto-incrimination concerne les témoins qui peuvent être impliqués à différents degrés dans les faits dont est saisie la Chambre et qui risquent des poursuites du fait de leur déposition.

Adamo Bonaventure Guillaume Séverin, le chef de police qui en savait très peu

L’interrogatoire du témoin P-560, actuellement en service au sein de la direction générale de la police ivoirienne, se poursuivait ce lundi 13 février à la Cour pénale internationale (CPI). Accusation et défense ayant procédé à leur interrogatoire plus rapidement que prévu, sa déposition s’est achevée en milieu de journée.

Adamo Bonaventure Guillaume Séverin, témoin actuellement en fonction au sein de la direction générale de la police ivoirienne, a bénéficié d’une mesure de protection spéciale lors de sa déposition. Il était ainsi accompagné d’un avocat pour éviter l’auto-incrimination (à savoir ne pas s’accuser soi-même d’un crime). Après l’interrogatoire de l’accusation mené par le substitut du procureur Lucio Garcia vendredi dernier, il était aujourd’hui questionné par la défense de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

Du 17 septembre 2010 au 9 mars 2011, le témoin P-560, chef du district d’Adjamé au nord d’Abidjan, est au service d’une police nationale encore sous les ordres de Laurent Gbagbo. Il est alors chargé du maintien de l’ordre et a sous sa responsabilité les commissariats de sept arrondissements. Questionné à ce sujet, il décrira son service comme « peu reluisant » concernant les équipements et le nombre de personnels en service, et se présentera comme quelqu’un de pacifique, préférant « l’échange » au recours à la force face aux troubles de l’ordre public.

« Une certaine difficulté à dire les choses »

Le 10 mars 2011, après sept mois à la tête de son district, il prend son service à la direction de la police criminelle en tant que chargé d’enquêtes. Un service au sein duquel il se trouve lors du changement de présidence, Alassane Ouattara ayant été investi en mai 2011. Il dit alors avoir poursuivi ses fonctions normalement au sein d’un service dont le personnel serait quasiment resté inchangé. « Vous êtes resté à ce même poste et c’est tout ? » interroge, surpris, Me Altit. « Oui » affirme le témoin. « Avez-vous été chargé d’enquêtes concernant des viols, des exactions ou des meurtres commis par des rebelles ? » poursuit l’avocat de Laurent Gbagbo. « Non car pour cela il fallait une certaine expérience ».

Les fonctions du témoin pendant la crise postélectorale laissent penser à son arrivée dans le prétoire de la CPI, qu’il est peut-être en possession d’informations significatives. Mais lorsque la défense revisite son expérience et sonde ses connaissances, les réponses restent vagues ; et à mesure que cette dernière cherche à savoir comment fonctionnaient les services de police, leur organisation, leur façon de communiquer, leur hiérarchie, la nature et la fiabilité des rapports transmis à la direction générale…, les renseignements sont peu explicites. « Avez-vous eu des contacts avec l’Hôtel du Golf ou avec des rebelles, avez-vous été approché par le camp Ouattara ou par des personnels civils ou militaires français… ? » questionne Me Altit. « Non » répond le policier. Dans une chaîne allant du préfet de police aux hommes sur le terrain, les informations semblent rarement l’atteindre. « Le témoin a une certaine difficulté à dire les choses » lance la défense à la Chambre.

Lorsque Adamo Bonaventure Guillaume Séverin mentionne une maladie qui l’aurait affecté pendant et après la crise, la défense creuse. Atteint d’arthrose, ce dernier aurait souvent été obligé de quitter son travail pour se rendre à des rendez-vous médicaux, et aurait pris un congé maladie d’un mois, peu après sa nouvelle affectation à la direction de la police criminelle. « Pendant la crise ou à partir du 11 avril, les forces de police ont-elles été attaquées par l’armée française » demande Me Altit. « A ma connaissance non. Mais je n’ai pas mis les pieds au bureau à cette période, je me soignais et je n’étais pas informé. Je ne sais pas qui a tué qui ».

« Je n’étais pas informé »

Beaucoup de réponses se feront sur ce même mode. Mentionnant un rapport remontant du district d’Abobo et mentionnant des affrontements entre le Rassemblement des républicains (RDR) et les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS) qui auraient fait trois morts et deux enlèvements côté police, Emmanuel Altit demande au témoin s’il a des informations sur le sujet. « Vous êtes l’un des responsables de la police à ce moment-là, avec beaucoup de policiers sous vos ordres mais vous ne savez pas qui a tué ces policiers ? ». « Non je n’étais pas informé, ce n’était pas mon district et chacun gérait son district ».

Quittant les sphères de la police pour aller sur un terrain plus personnel, la défense évoque « l’attaque d’Anonkoua Kouté », l’un des deux villages d’où est originaire le témoin et où il a encore de la famille. « Oui les villageois ont dit que c’était des rebelles qui avaient attaqué le village mais je ne sais pas car beaucoup des membres de ma famille ont fui et moi je n’y étais pas ».

Durant une déposition bouclée avant l’heure prévue, Adamo Bonaventure Guillaume Séverin a prononcé les noms Ouattara et Gbagbo du bout des lèvres, seulement lorsqu’il y était obligé. Il a souvent répété « je ne sais pas » ou « je n’avais pas ces informations ». Ne faisant pas montre d’une curiosité brûlante pour les événements au cœur desquels il a été plongé en tant que policier, le témoin P-560 est resté à distance et semble avoir opté pour la prudence lors de sa déposition. Dans le sens de l’accusation et de la défense, la récolte d’informations s’est révélée assez maigre. Le témoin en savait-il plus que ce qu’il a voulu dire ?

Par Anne Leray 

1- Dramane Ouattara ministre de la défense.

 

Beaucoup ne le savent pas mais le président du RDR , le chef de l'État Dramane Ouattara est aussi le ministre de la défense. Après la mutinerie des mercenaires de Bouaké , il a renvoyé tous les chefs de commandant des FACI , pourtant ceux qui ont fait la mutinerie étaient seulement des militaires dont le chef était Soulaïla Bakayoko.

Mais l'homme de Sindou a renvoyé tout le monde sauf le ministre de la défense qu'il est.

De loin l'on pourrait penser qu'il est ferme et moins tolèrent à l'égard des manquements mais que nenni , le tigre en papier va baisser la culotte devant ces bouviers en leur donnant à chacun 5 millions de nos francs en espèce et 7 millions sur 7 mois .

 

2- Dramane Ouattara chef de l'État et chef suprême de l'armée .

 

Un chef suprême de l'armée qui ne connaît rien à l'armée ou du moins qui ne sème que division dans cette grande muette .

Après la récompense des mercenaires de Bouaké et avoir dilapidé notre argent , ce sont les gendarmes et d'autres militaires frustrés qui revendiquent à leur tour.

Au terme des pourparlers non convainquants , ceux-ci rentrent en casernes sans toutefois dire leur dernier mot .

Quelques jours après les forces spéciales présentées comme le bouclier de Dramane Ouattara prennent le relai .

 

Là encore l'homme va faire parler les caisses de l'État .

Résultat : 7 millions pour chacun des 2600 éléments et 10 millions sur 10 mois .

Pendant ce temps les fonctionnaires attendent la fin du mois de février pour obtenir le paiement de leur stock d'arriéré sinon tout sera bloqué.

Après ces révoltantes sommes versées à des tueurs de femmes enceintes , 

les fonctionnaires lâcheront- ils prise ?

 

Rien n'est moins sûr !

 

Même les planteurs projettent des revendications contre le sabotage de leurs produits .

Au regard de tout ce qui précède , le démocrate de SARKOZY a échoué , il revient donc au peuple de tirer toutes les conséquences de son échec et se donner une lueur d'espoir en se libérant de ce piège sans fin .

 

Quoi qu'on dise le pouvoir revient au peuple.

 

Gala Golo