Justice: le gouvernement ivoirien évoque « une présomption d’innocence » pour l’inculpation de chefs militaires proches du régime

Friday, 11 May 2018 16:26 Written by  Published in Politique Read 668 times
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Mardi 8 mai 2018, dix organisations de défense des droits humains reprochaient à la justice ivoirienne la non-comparution de chefs militaires inculpés de crimes commis lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. En réponse, la porte-parole du gouvernement ivoirien, Anne Ouloto, évoque « une présomption d’innocence » au sujet desdites accusations à l’endroit des inculpés.

Dans le courant de l’année 2015, la Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI) a émis des chefs d’accusation à l’endroit de chefs militaires de l’actuel régime au pouvoir en Côte d’Ivoire. Il s’agit notamment de Cherif Ousmane, commandant du premier bataillon de commandos parachutistes et Losseni Fofana, commandant du bataillon de sécurisation de l’ouest.

Mardi 8 mai 2018, dix organisations de défense des droits humains, au nombre desquelles la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ont dénoncé la lenteur des procédures judiciaires de comparution des prévenus devant le tribunal ivoirien.

Aux sorties du conseil des ministres de ce 9 mai 2018, la porte parole du gouvernement ivoirien, Anne Ouloto, a évoqué une présomption d’innocence au sujet des chefs militaires inculpés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, commis à l’issue de la crise post-électorale de 2010 à 2011.

Évoquant l’impossibilité pour le gouvernement ivoirien d’imposer un rythme aux procédures judiciaires, Anne Ouloto signifie « Il y a quand même une présomption d’innocence qui existe. Au nom de cette présomption d’innocence, on devait aborder cette question avec retenue. Il faut permettre à la justice de faire toutes les enquêtes nécessaires, et à terme, on pourra tirer les conclusions « .

Pour des leaders de l’opposition politique ivoirienne et des organisations de défense des droits humains, la lenteur des procédures judiciaires est une preuve de « partialité » de la part de la justice ivoirienne. Soulignant que le seul procès tenu depuis le dramatique bilan des 3000 morts en Côte d’Ivoire, est celui de l’ex première dame ivoirienne, Simone Ehivet Gbagbo.

 

Michel Desire

President of Morning of Africa.
Mail: michel@moacinter.com