Selon une étude rendue public par Afrobaromètre, sous Ouattara, 76% d’Ivoiriens sont pauvres, 52% sans emploi

Thursday, 11 January 2018 13:16 Written by  Published in Politique Read 420 times
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Contrairement aux déclarations faites par le régime, le taux de chômage en Côte d’Ivoire frappe la population de plein fouet. Il n’a pas de limite. Il frappe à toutes les portes. Tous les milieux sont concernés. C’est le résultat de l’enquête que vient de rendre public l’équipe d’Afrobaromètre, un réseau panafricain que dirige le Centre de recherche et de formation sur le développement intégré (Crefdi).

Cette enquête a été réalisée de décembre 2016 et janvier 2017. Elle a concernée 1200 foyers. Cette enquête fait ressortir que le chômage touche aujourd’hui environ 76% d’Ivoiriens. Parmi ces personnes, plus d’un Ivoirien sur deux (52%) sont sans emploi et il se trouve qu’ils n’en cherchent pas. Une situation, qui selon les enquêteurs révèle un apparent désabusement des intéressés, tout en laissant présager une certaine inadéquation de la politique publique actuellement mise en place en la matière. Si les 52% d’Ivoiriens touchés par le chômage ne cherchent pas d’emploi, cette même enquête note que 24% de citoyens qui n’ont pas d’emploi en cherche.

 

S’agissant du travail, ce sont seulement 17% qui travaillent à plein temps, et 8% à temps partiel. Cette situation peu reluisante, à en croire les Experts du Centre de recherche et de formation sur le développement intégré, est la preuve de échec du processus d’insertion professionnelle, même si le niveau des Ivoiriens ayant un emploi à légèrement augmenté de 34% en 2016 contre 28% en 2013. Malgré cette situation, le secteur agricole apparaît de plus loin, le plus pourvoyeur d’emploi en Côte d’Ivoire. Dans ce tableau, un Ivoirien sur quatre, soit 25% en situation d’emploi déclare être actif dans l’agriculture, la ferme, la pêche eu de la foresterie. Malgré tout, cette catégorie socioprofessionnelle, note les enquêteurs, connaît un niveau de pauvreté très élevé. Ce, à cause d’un manque d’un certain nombre d’éléments de premières nécessités dont les médicaments, la nourriture, l’eau, des soins médicaux et même de l’argent.

 

 

 Les enquêteurs notent également que sur 74% d’Ivoiriens, 15% sont des travailleurs indépendants et 9% d’entre eux travaillent pour le compte du gouvernement. Cette proportion de travailleurs indépendants est en hausse, passant de 70% à 74% depuis 2014. A l’opposé, il y a une légère baisse en ce qui concerne pour le secteur privé de 18% à 15% sur la même période. Cet état de fait traduit à en croire, Afrobaromètre, un certain paradoxe étant donné que le secteur privé connaît une certaine effervescence due à l’entrée en activité de nombreux opérateurs économiques, ainsi que le secteur public qui est assez demandeur notamment dans des domaines tels que l’éducation.

 

Pour les enquêteurs, il existe une dépendance entre pauvreté et emploi. Ainsi, notent-ils, de 2014 à 2017, la proportion d’Ivoiriens qui ont toujours souvent ou quelques fois manqué des premières nécessité est à la hausse de 45% à 49%. «Une situation d’ailleurs qui au centre de l’immigration des jeunes », soutiennent les enquêtés. Face donc à ce problème de l’emploi, une grande majorité des Ivoiriens, 80% justifient le recours à l’immigration en évoquant comme raison pouvant les amener à quitter le pays, cumulativement, la recherche de travail 35%, les difficultés économiques 31%, la pauvreté 8% et de meilleures d’opportunités d’affaires 6%. Et les enquêteurs de conclure que dans un tel contexte, il est bien pour les gouvernants de privilégier à une meilleure politique de l’emploi durable pour éviter de graves situations.

 

Source: letempsinfos.com

 

Michel Desire

President of Morning of Africa.
Mail: michel@moacinter.com