CÔTE D’IVOIRE: LE TEMPS DU PATRIOTISME

Monday, 13 November 2017 07:50 Written by  Bailly Frero Published in Politique Read 191 times
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Un Ivoirien, Yéo Martial, a donné à la Côte d'Ivoire sa première Coupe africaine des nations ou CAN en 1992. Un autre Ivoirien, François Zahui, a échoué en 2012 à doter le pays de sa deuxième CAN. Mais les dirigeants de la Fédération ivoirienne de football ou FIF ont choisi de ne pas faire confiance aux sélectionneurs nationaux. Après la finale perdue au Gabon en 2012 aux tirs au but, Zahui a été remercié et remplacé malgré un parcours sans faute. Excepté le passage du Français Hervé Renard qui a permis au pays de remporter sa deuxième CAN en 2015, les entraîneurs occidentaux qui se sont succédé ont laissé des souvenirs pas toujours impérissables. Sabri Lamouchi, après Pierre Pleimelding en Afrique du Sud, a pris la clé des champs au Brésil. Son successeur, Michel Dussuyer, est parti comme il est venu: sur la pointe des pieds. Non instruite des défaites, la FIF s'est tournée en mars 2017 vers une feuille morte: le Belge Marc Wilmots. Car ce sélectionneur était depuis 2016 sur la touche après avoir échoué à qualifier son pays, la Belgique, pour l'Euro 2016.

Sur sa triste lancée, Wilmots vient de réaliser une belle performance: empêcher la Côte d'Ivoire d'être présente pour la quatrième fois d'affilée à la Coupe du monde en 2018 en Russie.

Et si comme particulièrement les Sénégalais brillamment qualifiés pour le Mondial avec Aliou Cissé, les Ivoiriens se décomplexaient pour faire confiance aux nationaux? Je pense qu'il est temps de faire appel aux Yéo, Zahui... même si sous Lama Bamba les Éléphants ont été les derniers à la CAN au Mali. C'est en forgeant qu'on devient forgeron.

 

Bailly Frero