Burkina : Encore un renvoi dans le dossier putsch

Friday, 06 October 2017 14:27 Written by  Ignace Ismaël NABOLE Published in World Read 258 times

Le vendredi 15 septembre 2017, la chambre de contrôle du Tribunal militaire renvoyait l’audience sur la mise en accusation des 107 inculpés dans le cadre du coup d’Etat de septembre 2015 au 6 octobre 2017. Le vendredi 6 octobre 2017, celle-ci a encore été renvoyée au 25 octobre 2017. Des pièces du dossier n’avaient pas été transmises aux avocats de la défense. « Un problème récurrent », commente Me Michel Traoré, avocat de la défense.

 

L’audience de confirmation des charges dans le cadre du Coup d’Etat de septembre 2015 a été renvoyée au 25 octobre 2017. C’est le point qui ressort après la synthèse de l’audience du vendredi 6 octobre 2017 faite par les avocats. Et pour cause, « l’entier dossier » n’a pas été intégralement communiqué aux avocats de la défense.

 

Me Arnaud Sampébré, avocat de la défense explique que les avocats ont formulé un certain nombre d’observations relatives à l’absence d’un certain nombre de pièces du dossier. Pour exemple, il cite la pièce i348 relative au travail d’un expert sur les téléphones portables qui avaient été saisis avec certains accusés.

 

« Toutes les parties aussi bien le parquet militaire que la chambre étaient unanimes que cette pièce manquait de telle sorte que nous n’avons pas été mis dans les conditions pour préparer la défense dans le cadre de ce procès », explique Me Sampébré. Aussi, ajoute Me Michel Traoré, les arrêts qui avaient été rendus pour permettre aux avocats étrangers d’être présents dans la procédure manquaient.

 

Depuis l’ouverture de ce dossier le jeudi 14 septembre 2017, les audiences vont de report en report. Une stratégie ? Non, répond Me Seydou Roger Yamba, avocat de la défense. « L’avocat a quel intérêt à faire traîner un dossier ? », interroge-t-il. « Un dossier, ce n’est pas célérité. Un dossier peut se juger sur des années. Il n’y a pas un calendrier auquel on est astreint. C’est une procédure. Il faut aller au rythme qu’il faut en respectant les droits de celui qu’il faut juger. On veut être jugé, mais dans le respect des droits », fait remarquer Me Yamba. 

A noter en rappel que des appels sur les ordonnances du juge d’instruction dans ce dossier avaient été faites par des avocats de la défense. Ceux-ci seront examinés le 24 octobre 2017.

 

Ignace Ismaël NABOLE

Last modified on Friday, 06 October 2017 15:02