Côte d'Ivoire: insécurité totale dans tout le pays

Tuesday, 12 September 2017 08:37 Written by  Published in Politique Read 1215 times
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Il y’a quelques semaines encore, l’école de police situé d’Abidjan a été attaquée par des individus à bord d’un taxi communal. Ces derniers jours, ces attaques à l’encontre de l’armée ont été constatées dans d’autres villes du pays. A chaque fois, on note que les auteurs de ces actes ont emporté des armes et des munitions.

 

Voilà où nous en sommes en 2017, à quelques années d’une émergence hypothéquée, alors qu’un peu partout en Afrique subsaharienne des meurtres, des  assassinats et explosions nous rappels que les djihadistes et autres terroristes frappent n’importe où et n’importe qui. Lorsqu’on abordait le laxisme de notre armée face au phénomène des enfants en conflits avec la loi appelés  « microbes », on était loin de s’imaginer qu’un autre groupe beaucoup plus ambitieux dans le mal prendrait la relève. Heureux encore que ces individus, aux objectifs inavoués, ne s’en soit pas encore pris aux civils. N’empêche que l’attaque de policiers, gendarmes et autres personnes de l’armée, affecte leurs familles et laisse perplexe la population. Il ne faut surtout pas se faire d’illusions sur la difficulté, pour ces bandits, de trouver des armes. Il y a fort à parier que dans ce pays se trouve des dépôts d’armes tout près de nous. Ainsi donc n’importe qui peut aller s’en servir.

 

Chaque mois, des ex-combattants protestent pour le versement d’une prime dont bon nombre de contribuables ivoiriens n’ont pas souvenance. Si l’on ajoute la razzia qu’effectue ces jeunes en conflit avec la loi et les différentes attaques, alors y’a rien à dire, l’armée veille sur nous. Et elle le fait très bien.  Mais en réalité, notre protection par le truchement de l’armée est bien plus qu’une illusion. Car si incessamment, ces assailles étaient bien composées, cette armée ivoirienne aurait déjà fort à faire pour se protéger elle-même. Comment des gens qui ont été formés et entraînés  à défendre le pays peuvent-ils nous protéger si eux même n’arrive pas à barrer la route à ceux que j’appelle « les nouveaux terroristes»?

 

Et pourtant, qu’on est assis devant la télévision, on a l’impression que tout est normal au pays. Que le pays va bien, que le processus de démobilisation et de réinsertion à été un triomphe. On nous fait croire que certains individus ont même été appréhendés. J’ai été ulcéré d’entendre dire que nos chers corps habillés ont pris la tangente au palais de justice lorsque des individus armée ont fait évader des détenus.  Ces hommes affectés à la sécurité du palais et des détenus ont brillamment mis en pratique ce qu’il avait appris lors de leurs formation: courir, escalader la clôture, s’échapper.  Permettant ainsi aux chenapans de faire l’économie de ses balles.

 

Incapable de contrer de telles attaques, le Conseil National de Sécurité, présidé par le chef de l’Etat, va chercher « les poux dans la tête des papous ». Dans un communiqué, ce conseil pointait du doigt des personnalités politiques de l’opposition. Comme on le dit à Abidjan: « sorcier a déjà gâté son nom ».

 

Certains me retoqueront que l’insécurité est partout dans le monde et particulièrement dans les grandes villes. Mais laissez moi vous dire que nous avançons vers des lendemains difficiles et nous pourrons remercier le manque d’intelligence et de clairvoyance de ceux qui ont fait élire des intrigants, mais on peut parier que peu accepteront de reconnaître qu’ils l’ont fait. Nous voilà dans l’insécurité totale.

 

NB: le titre est de la redaction

 

Source: http://abidjantimes.mondoblog.org

Michel Desire

President of Morning of Africa.
Mail: michel@moacinter.com