L'EGLISE CATHOLIQUE DE COTE D'IVOIRE SORT DE SON LONG SOMMEIL

Monday, 23 May 2016 16:08 Written by  Published in Politique Read 951 times

-------- PAR : GUEYE FIAVI DEKPEYA ---------  Une semaine après la pentecôte, le Saint Esprit souffle sur la cause des prisonniers politiques : l'église demande leur libération

Depuis le 11avril 2011, une chape de plomb couvre le drame que vivent les militants du Front Populaire Ivoirien. Traqués de partout par les nervis de Dramane Ouattara, ils sont tués ou enfermés dans des prison lugubres où ils connaissent des fortunes diverses. Certains(300 environs) bien que présents dans les fichiers de la justice ivoirienne seront portés disparus. D'autres, après 4 à 5 ans de détention arbitraire, n'ont pas encore rencontré de juge pour savoir de quoi ils sont accusés. D'autres encore, tels des otages politiques, font l'objet de chantage honteux d'un pouvoir moribond rattrapé par ses mensonges et mystifications diverses. 
Malgré le rapport de la CDVR formel quant aux solutions susceptibles de booster le processus de réconciliation nationale en vue de reconstituer la cohésion sociale, Dramane Ouattara est resté sourd et impénétrable. 
A l'occasion de l'ouverture du procès du Président Laurent GBAGBO devant la CPI, le 28 janvier 2016, le FPI parcourt monts et vaux pour expliquer les enjeux dudit procès et mobiliser les Ivoiriens en vue de la libération de l'illustre prisonnier de la Haye et par ricochet celle de tous les prisonniers politiques. Certaines autorités coutumières rencontrées à l'occasion ont prêté une oreille attentive au discours du parti de Laurent GBAGBO, quand d'autres, comme le roi de Moossou, ont montré toute leur petitesse face à une cause nationale juste. 
Lors du pèlerinage national des chrétiens catholiques à la basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro pour la célébration de la Trinité, l'Église Catholique s'est enfin emparé de la cause des prisonniers politiques dont elle a demandé la libération par la voix de l'évêque de Katiola, ce dimanche 22 mai 2016. Alors qu'aux premières heures du drame de la Côte d'Ivoire, les prélats ivoiriens s'étaient murés pour ne rien voir, rien entendre, à l'exception du père Djereké et de l'évêque de Yamoussoukro, cette subite sortie, même si elle est à saluer, mérite néanmoins d'être interrogée !
Pour l'heure, saluons tout juste ce souffle du Saint Esprit qui a vigoureusement secoué cette église dont les hiérarques enkylosés par la torpeur et les prébendes de Dramane ont pendant longtemps servis de caution morale à la dictature du boucher de Sindou ! 
De la pentecôte et encore de la pentecôte pour une nouvelle vraie Côte d'Ivoire souveraine, digne et solidaire.

 
 
Last modified on Monday, 23 May 2016 16:20